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De Marco Polo à Savinio. Ecrivains italiens en langue française
Livi François
SUP
22,00 €
Épuisé
EAN :9782840502753
Pour nombre d'écrivains et d'intellectuels italiens, de Marco Polo à Goldoni, de Manzoni à Ungaretti, à Savinio, le français a été une langue seconde. Si elle favorise cette osmose, la proximité géographique ne saurait, a elle seule, rendre compte des motivations complexes que sous-entend ce bilinguisme, affectif ou effectif, selon les cas : du Moyen Age au XXe siècle, le français a été tour à tour la langue permettant aux oeuvres une plus large diffusion, la langue de l'émigration, la langue européenne de la science, la langue des débats littéraires, la langue des écrits autobiographiques, la langue, enfin, des avant-gardes parisiennes. Treize études apportent autant d'éclairages complémentaires sur certains de ces prestigieux écrivains de frontière : Philippe Ménard (Le " Devisement du monde " de Marco Polo) ; Serge Vanvolsem (Brunetto Latini) ; Sandro Baffi (Martino da Canale) ; Maurizio Torrini, (Savants et philosophes du XVIe au XIXe siècle) ; Michèle Stäuble (Le " Discours sur Shakespeare et sur monsieur de Voltaire " de Baretti) ; Antonio Stduble (Les " Mémoires " de Goldoni) ; Arnaldo Di Benedetto (Alfieri), Bruno Toppan, (La " Lettre à M. Chauvet " de Manzoni) ; Pérette-Cécile Buffaria (Cavour), Isabel Violante Picon (Soffici), François Livi (Ungaretti et les avant-gardes) ; Fulvia Airoldi Namer (Bontempelli et les " Cahiers du '900 "), Giuditta Isotti Rosowsky (Savinio).
Le poète et essayiste Henri Thuile (1885-1960) compte parmi les silhouettes les plus discrètes, mais également les plus influentes, de l'Egypte littéraire du début du XXe siècle : sa demeure du Mex, dans les faubourgs d'Alexandrie, fut pendant près de vingt ans le point de ralliement d'auteurs de toutes les origines. Dans Littérature et Orient, publié en 1921, il nous livre à travers trente lettres adressées à son ami Stéphanos Pargas une réflexion fascinante sur les liens culturels entre l'Europe et le monde islamique. Son inspiration nous emmène dans une promenade éclairée à travers la poésie de Francis Jammes, les mosquées du Caire, les cultes hellénistiques, les oeuvres de Gide et de Claudel, les paysages de la mer Rouge : d'inattendus échos se créent entre des réalités infiniment lointaines, des passerelles s'établissent entre "littérature" et "Orient". Ce livre est la première réédition de l'essai d'Henri Thuile, salué en son temps par la NRF et le Mercure de France. Précédé d'une préface de François Livi, qui situe son auteur dans le paysage de la francophonie égyptienne et dans l'histoire de l'orientalisme, le texte de Littérature et Orient est complété par des notes explicatives et un dossier critique établis par Paul-André Claudel. Le dossier rassemble des témoignages sur l'auteur, des photographies, des documents divers sur la réception de l'ouvrage dans l'entre-deux-guerres, aussi bien en France qu'en Egypte.
Corti Eugenio ; Lantieri Françoise ; Livi François
Roman autobiographique, Le Cheval rouge suit la destinée de jeunes italiens engagés dans l'armée de Mussolini, patriotes et hostiles au fascisme. Certains mourront sur le front russe ou au mont Cassin, d'autres témoigneront de la barbarie nazie et communiste, d'autres encore s'engageront dans la reconstruction politique de l'Italie d'après-guerre. "On peut s'interroger sur les raisons de l'étonnant succès de librairie d'un livre qui ne s'accorde aucune facilité et qui a su créer, entre son auteur et ses lecteurs, un formidable courant de sympathie. Cela tient d'abord au caractère de témoignage que revêt ce roman : non seulement les personnages historiques qui le traversent, mais tous les événements historiques sont absolument et rigoureusement vrais. Mais Eugenio Corti a écrit aussi un très grand roman. Son souffle épique, la variété des registres stylistiques, la vérité et la puissance des passions emportent le lecteur dès les premières pages. Sans doute destiné à résister à l'épreuve du temps, Le Cheval rouge fait songer à Manzoni, ainsi qu'aux grands romanciers russes, à Tolstoï en particulier". (François Livi) "
L'avant-garde florentine, le futurisme, le néo-réalisme caractérisent un siècle de littérature dont la richesse tient autant à des recherches novatrices, parallèles aux expériences européennes, qu'à un dialogue constant avec la tradition littéraire italienne.
Ahmad Zaki fut entre 1892 et 1934 l'une des figures les plus dynamiques de la vie culturelle égyptienne : polyglotte, traducteur, bibliophile, philologue, homme d'érudition, mais épris de modernité et de voyages. A l'aise tant dans la culture arabe que française, il stupéfiait déjà ses contemporains par l'ampleur de ses connaissances et sa liberté d'esprit. Le tour d'Europe qu'il effectua à partir de 1892 et dont on présente ici la traduction intégrale a tout pour nous étonner encore aujourd'hui par éclectisme dont il témoigne. Rédigeant ses feuillets à la diable, d'où un style singulièrement alerte, l'auteur nous fait partager le regard qu'il porte à la fois en humaniste, en ethnographe amateur et en touriste bon vivant, sur l'Italie, la France, l'Angleterre, le pays de Galles, la péninsule Ibérique, auréolée pour lui du souvenir d'Al-Andalus et de ses splendeurs. Chemin faisant, ce qui se construit, dans ce récit au ton personnel, mi-parti d'humour et de souci patriotique, c'est aussi un discours occidentaliste, véhiculant savoir et représentations moins de "l'Autre", que des autres, mais sans aucune lourdeur dogmatique.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Alors que l'Amérique s'interroge sur l'héritage de la révolution fondatrice, et doit faire face à de grandes questions telles que l'expansion territoriale vers l'Ouest, l'industrialisation naissante, l'afflux massif d'immigrants ou encore la question de l'esclavage, les Américains manifestent un vif intérêt pour les deux révolutions qui secouent la France en 1830 et 1848. Ces événements font l'objet de multiples célébrations officielles et populaires aux Etats-Unis et donnent lieu à des débats passionnés dans la presse américaine, au Congrès et dans les milieux contestataires tels que les premiers mouvements ouvriers, les abolitionnistes ou encore le féminisme naissant. L'approche transnationale de Yohanna Alimi-Levy se démarque de l'historiographie traditionnelle et invite à penser autrement la démocratie américaine en soulignant la circulation d'idées entre les deux rives de l'Atlantique.