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Le buffet d'eau du Trianon. Une oeuvre, une restauration
Moulin Jacques
RMN
22,00 €
Épuisé
EAN :9782711880003
Pour qu'un jardin accompagne dignement un château, il doit offrir le mémo plaisir de déambulation, la même variété de décors et la même qualité d'oeuvres qu'une galerie ou un salon. A Trianon, les premiers jardiniers de Louis XIV - Michel Le Bouseux et André Le Nôtre - l'avaient l'un et l'autre compris. A la fin du XVIIe siècle, lorsque le roi confia a Jules Hardouin-Mansart le soin de poursuivre leur oeuvre, il agrandit le domaine, peupla le jardin de statues ou de fontaines et, comme point d'orgue, éleva un extraordinaire buffet d'eau qui relayait a sa façon l'architecture somptueuse du Trianon de marbre. Elevé entre 1699 et 1702, le buffet d'eau de Trianon est une composition éblouissante de marbres polychromes, de sculptures dorées et de jeux d'eau variés : lances, nappes, cascades et bassins. Minutieusement restauré et réalimenté en eau grâce au mécénat de la Fondation Bru, il rend compte de l'attention que Louis XIV porta au décor de ses jardins, et qui fit la splendeur de ceux de Versailles.
Carnet d'Yport est un chant clair, calcaire et poreux comme la craie, rude et polymorphe comme le silex qui finit sa course, de pierre en galet, sur les grèves. Ouvert par une variation géologique à la façon d'une fugue, il se referme sur une coda. Dans sa profusion de voix et de tons, croisant prose poétique, vers libres et rondels, le livre boucle une trilogie du Caux, commencée en 1999 avec Valleuse, puis Escorter la mer en 2004, et permet au poète du paysage une traversée de ses lieux élargie.
Résumé : "Corbeline est la chanson La chanson du corbeau en glanure Par les champs et les combes" Il y a là une fascination pour le corbeau, élargie aux corvidés, pies, geais, choucas. Une fascination saisie par l'écriture - poème, vers libre, prose poétique. Il s'agit de dire l'oiseau par toutes ses plumes, par toutes ses crailleries. Corbeline - une herbe à corbeau accrochée à son cri. La traversée du mot corbeau, par les sons les lettres et les sens, fait écho à beaucoup d'autres noms d'oiseaux. Martinet, mésanges, hérons, grèbes huppés, guêpiers et vautours ... Tous oiseaux observés attendus espérés rêvés aimés écrits. On peut faire affût ou rencontre. Bouche bée et frissons d'ailes. On entre dans la libre volière du ciel et de la page. Les mots s'y posent avec l'oiseau ou bien se tiennent menus dans le filet du poème.
Depuis la création du pavillon élevé par Le Vau pour Louis XIV, Trianon fut pour la famille royale une oasis en marge de la vie politique, loin des rituels de la monarchie. Louis XV y donna libre cours à sa passion pour la botanique et y créa un petit château de campagne extrêmement raffiné, exemple rayonnant de l'excellence artistique française. Marie-Antoinette y développa à son tour l'art des jardins, puis Napoléon et Louis-Philippe y trouvèrent un refuge paisible. A quelques minutes de Versailles mais loin des contraintes de la cour, le domaine de Trianon devint un idéal de beauté et de paix, qui a su conserver son attrait d'origine. Entouré de jardins qui comptent parmi les plus précieux de France, il nous transmet une idée de ce que Talleyrand appelait le "plaisir de vivre". Jacques Moulin raconte le développement du lieu et son importance dans le contexte politique et culturel de l'époque, tandis qu'Yves Carlier évoque les riches collections de mobilier. Anecdotes et récits se succèdent, appuyés par un somptueux reportage photographique inédit, mené par Francis Hammond.
Incroyable parcours que celui de ce peintre flamand qui se fait diplomate, s'élève dans la société et intercède auprès des princes ! Très jeune, Pierre Paul Rubens sillonne de cour en cour une Europe belliqueuse où les alliances entre familles dominantes se font et se défont. Recommandé auprès des uns en Italie, mandaté par les autres en Espagne, adoubé aussi bien par la maison d'Angleterre que par la famille de Habsbourg, Rubens se nourrit un peu plus à chaque séjour des modèles qu'il découvre dans les collections des grands monarques de son temps. Mais Rubens n'est pas seulement peintre virtuose au service du pouvoir car l'art de la couleur rejoint, chez lui, l'art de la politique. Réunir ses portraits, c'est aussi prendre le parti de mettre en avant cet aspect si particulier de sa carrière. Le Musée du Luxembourg, à travers cette exposition sur les portraits princiers de Rubens, met à l'honneur un sujet qui résonne avec l'histoire du lieu comme avec celle de Marie de Médicis.
Girveau Bruno ; Comte-Sponville André ; Rosset Clé
La nature éphémère de la joie de vivre, presque indéfinissable, explique sans doute la rareté de cette notion dans la philosophie et a contrario la fréquence de ses représentations dans l'art. Il est plus simple en effet pour un peintre que pour un philosophe de saisir un bonheur fugitif. Quelles images les artistes donnent-ils de la joie de vivre ? La plupart d'entre eux célèbrent la grâce et la spontanéité de l'instant présent. La joie est vécue ici et maintenant. Elle est plus attachée à l'être qu'à l'avoir, à l'être ensemble qu'à la possession ou la consommation de richesses. C'est ainsi qu'à travers les siècles en Occident, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, parfois en dépassant les interdits, le soleil, le jeu, l'amitié, la famille, la fête, le corps, l'amour et le rire sont célébrés par les artistes. Réunies pour l'exposition du Palais des Beaux-Arts de Lille, une centaine d'oeuvres d'art, de la peinture au cinéma, tentent d'illustrer l'art du bonheur.