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Armand Auberson, un paysagiste au service de Genève. 1939-1971
Méjean Claire ; Glas Géraldine ; Gomez Alfonso ; D
INFOLIO
35,00 €
Épuisé
EAN :9782889681778
Armand Auberson (1909-1998) a oeuvré au Service des parcs et promenades de la Ville de Genève durant plus de trois décennies, gravissant les échelons jusqu'à en assumer la direction. Depuis sa formation d'horticulteur dans les années 1920 à la modernité des années 1960, il a dû composer durant sa longue carrière avec des événements majeurs tels que la Seconde Guerre mondiale, une évolution significative des modes de vivre en ville et la constitution d'une profession, celle des architectes paysagistes. Acteur incontournable des jardins genevois, il va marquer la ville d'une empreinte aisément identifiable, issue d'un goût pour des tracés réguliers, épurés, et une passion pour la couleur et les fleurs, notamment la rose. Au-delà des projets de l'architecte paysagiste, les nombreuses illustrations révélant le paysage genevois et l'esthétique des années 1940 à 1960. Si la plupart de ses réalisations ont été modifiées ou remplacées, certains projets restent aujourd'hui connus et appréciés des habitants, comme la série de pataugeoires. Auberson a aussi doté Genève d'aménagements dont la renommée a largement dépassé les frontières de la Suisse : l'horloge fleurie est toujours un des lieux les plus photographiés et la roseraie du parc La Grange, associée au Concours international de roses nouvelles créé par Auberson, a contribué au rayonnement de Genève et de son savoir-faire horticole.
La vie et l'uvre de Jean Vigo sont marquées par une fulgurance tragique. Celui qu'Henri Langlois a comparé à Rimbaud est né en 1905 et a été marqué à vie par son enfance placée sous le signe de la tragédie. Il n'a que 12 ans lorsque son père, l'anarchiste Almedeyra, meurt dans des circonstances dramatiques à la prison de Fresnes, où l'a mené une sombre histoire de trahison. Pendant longtemps, Jean Vigo sera considéré comme le " fils du traître ". Atteint depuis toujours de tuberculose, il ira pendant toute sa jeunesse de pensions en sanatoriums, et c'est au cours de l'un de ces séjours médicaux dans les Pyrénées qu'il rencontrera Lydu avec laquelle il aura un enfant, Luce. On pourrait presque dire que c'est l'art, d'abord la photo, puis le cinéma, qui vont le sauver. C'est au cinéma qu'il vouera sa vie entière, une vie courte (puisqu'il s'éteindra à l'âge de 29 ans), mais intense. En seulement cinq ans, et quelque quatre films dont un seul long-métrage, il laissera une uvre magnifique et magique qui marquera à jamais le cinéma et la poésie notamment le surréalisme ainsi qu'en témoigne L'Atalante, hommage à la vie des mariniers mais aussi aux amours débutantes. Un chef-d'uvre.
L'ensemble des études présentées ici, dues à des chercheurs de renommée internationale, linguistes, historiens et littéraires, a notamment pour but de déterminer le statut des langues savantes et vernaculaires dans les mondes d'Occident et d'Orient, dont les relations méritent d'être encore précisées et approfondies. Le plurilinguisme médiéval montre des cultures ouvertes les unes aux autres, des sociétés en interaction dans un intense processus de circulation d'un bout à l'autre du "monde connu". Dans ces conditions, les traducteurs et interprètes juifs, arabes, romans ou de contrées lointaines, auront un rôle de première importance, car ils mettent en contact ces deux mondes à l'histoire imbriquée, parfois houleuse, voire cruelle, mais aussi riche et florissante : l'Orient et l'Occident. Des sociétés, des hommes et des femmes furent plurilingues, ils aimèrent cette pluralité qui avait pour eux la saveur de la diversité si chère au Moyen Age. Au-delà de l'utilité, ils mirent en valeur la beauté, la poésie, la musique des langues ; de Hildegarde de Bingen à Raymond Lulle et Rûmî, ils trouvèrent le sel, l'essence de la pluralité : l'énergie fondamentale qui aimante tous les êtres vers l'unité.
Aux frontières de la magie et de l'expérimentation, l'alchimie a contribué à la formation d'une conscience moderne de l'univers. Elle a aussi permis l'émergence de l'idée de progrès. Il s'agit ici de confronter l'alchimie européenne et l'alchimie proche orientale et de montrer en quoi elles ont de nombreuses sources communes. Les textes arabes et persans permettent de comprendre l'élaboration de l'alchimie médiévale européenne.
Les villes s'étendent et se complexifient, entraînant une exposition croissante à l'aléa et des crises à répétition. La résilience est désormais présentée comme la qualité nécessaire aux milieux urbains pour les surmonter. Seulement, ayant affaire à l'imprévu, celle-ci peut difficilement compter sur des calculs et des prévisions. Elle demande de l'intuition et un savoir-faire qui sont davantage ceux d'un art que d'une science. Ne pouvant être entièrement planifiée, elle se déploie surtout au moment de la crise, qui renoue ainsi avec son sens étymologique, celui du choix menant vers un dénouement. En partant de la théorie issue de l'écologie, cet ouvrage propose d'explorer la possibilité d'une résilience urbaine abordée comme un art de la crise, et d'en explorer les retombées sur la perception, la théorisation et la conception de l'architecture.
Ce livre tente de montrer l'homogénéité foncière d'une religion intimement liée à une mythologie et extrêmement variée du point de vue cultuel. La religion qui naît en milieu brahmanique dans les siècles précédant l'ère chrétienne est en nette rupture avec le monde védique, nonobstant l'indéfectible respect accordé à cet héritage. Avec, d'un côté, l'apport sapientiel des Upanishads et, de l'autre, l'amour divin prôné par les épopées et la Bhagavad-gîtâ, une foison d'idées originales font leur apparition : l'identité du Soi et de la Réalité ultime, la doctrine des quatre âges de l'humanité, la mythologie des avatars, la notion de dharma, etc. Ces nouveautés engendrent toutes les pratiques qui caractérisent la spiritualité de l'Inde médiévale et moderne au premier rang desquelles on peut citer le culte des images, la construction de temples, les pèlerinages, la récitation continue des mantras. Cet ouvrage tente de montrer comment ces éléments divers constituent un ensemble homogène où tout se tient dans le mariage indissoluble de la connaissance métaphysique et de la voie dévotionnelle. Il contribue ainsi à définir ce que Coomaraswamy nommait "l'hindouisme proprement dit" pour le distinguer définitivement de son substrat védique et du reliquat des traditions antérieures à l'immigration aryenne.
Le moment le plus acharné de l'affrontement entre la Révolution et le christianisme ne se déroule pas sous Robespierre, mais bien après la chute du révolutionnaire. C'est dans ce bouleversement qu'a lieu le processus d'intégration forcée de la croyance religieuse dans l'espace privé. La Révolution française n'a guère prisé la soutane et Dieu n'y a pas reconnu les siens. Entre un Peuple souverain et une Eglise toute-puissante, le conflit était programmé, pour la plus grande satisfaction de ceux qui voulaient en découdre pour la gloire de la République ou pour celle de Dieu. Après une recherche de longue haleine menée sans a priori, mais avec autant de passion que de détermination, les deux auteurs signent ici un ouvrage qui met au jour des faits négligés dans les terribles luttes qui ont marqué l'histoire de France à la toute fin du XVIIIe siècle. Le livre appréhende ce bouleversement à la fois dévastateur et inventif dans cette zone de contacts extraordinairement productive que fut la frontière franco-suisse. Les auteurs ont traité cette question par le biais original des activités secrètes et subversives déployées par le réseau religieux contre-révolutionnaire des frères Chaffoy, dont les ramifications se sont étendues dans le Grand-Est de la France, à commencer par la Franche-Comté, jusqu'en Suisse.
Résumé : Célèbre comme écrivain du voyage, Nicolas Bouvier (1929-1998) a eu pendant la plus grande partie de sa vie pour activité principale celle d'iconographe, courant moins les routes lointaines que les bibliothèques, les musées et les archives pour y dénicher des images. Du début des années 1960 à l'orée d'Internet, il prend une part active à l'essor et à la reconnaissance d'un métier qui pendant un demi-siècle aura constitué un maillon essentiel de la fabrique de l'édition illustrée. Le présent ouvrage rappelle l'importance de ce travail pour l'écrivain, dont les services de documentaliste vont bientôt nourrir des projets éditoriaux personnels et une activité d'historien des images populaires. Le récit de son parcours remet en lumière le rôle majeur joué par les bibliothèques dans la conservation et la diffusion des images, l'inventivité visuelle des clubs de livres et des grandes encyclopédies illustrées des années 1960, ainsi que la vivacité d'un milieu genevois particulièrement intéressé alors par les potentiels de l'image reproductible, autour de Bouvier, John Berger, Jean Mohr ou Jean Starobinski. Documenté par un fonds de 40 000 pièces conservé au Centre d'iconographie de la Bibliothèque de Genève, son itinéraire permet de faire revivre ce que signifiait la recherche des images avant l'arrivée d'Internet et de rappeler ce que ce geste désormais si quotidien a pu porter en lui de richesses, jusqu'à devenir, dans son cas, un véritable projet esthétique, historique et intellectuel.