Abondamment commentée, voire jugée, la politique suisse en matière de drogue n'en reste pas moins méconnue. Difficile d'ignorer les scènes ouvertes et les programmes de distribution d'héroîne. Mais au delà des passions, comment comprendre le modèle hélvétique ? Dans la plupart des pays, une injonction a longtemps prévalu : Prévenir, punir, guérir ! Sans grand succès. Aujourd'hui, une nouvelle perspective s'élabore en Suisse : réduire les risques liés à la consommation, coordonner les actions locales, régionales, nationales, stimuler la variété des approches, promouvoir l'évaluation. En un mot : adapter les réponses à la complexité des problèmes. On l'ignore parfois, cette politique est le fruit d'une longue accumulation d'expériences, d'essais et d'erreurs, d'âpres négociations. A force, les passions s'apaisent : au delà des conflits idéologiques, une approche pragmatique voit le jour. Elle commence aujourd'hui à porter ses fruits. Unique synthèse sur l'évolution de la politique suisse en matière de drogue, cet ouvrage retrace le chemin parcouru depuis le temps, pas si lointain, des premières interdictions. Un repère indispensable.
Faut-il se préoccuper du surpoids de l?enfant dès le plus jeune âge? Un enfant trop rond risque-t-il de devenir obèse? Faut-il le mettre au régime? Interdire les sucreries? Comment l?aider au quotidien? Comment le motiver? La méthode que propose Vincent Boggio se démarque du sacro-saint « diététiquement correct ». On ne met pas un enfant au régime on lui fait prendre de bonne habitudes.
Résumé : Boris Vian, c'est une légende. La " trompinette " dans les caves de Saint-Germain-des-prés, le Déserteur, le poète de L'Ecume des jours, le pornographe de J'irai cracher sur vos tombes, le pataphysicien et l'ingénieur. Visage émacié, silhouette tout en os, il est devenu un emblème qui, entre Gréco et Sartre, résume une époque, une nostalgie. Philippe Boggio a voulu voir ce qu'il y avait derrière le masque d'éternel jeune homme triste. Une vie pleine de drames et de secrets, pas mal de bruit et de douleur. Son enquête commence par l'enfance heureuse à Ville-d'Avray, avant la guerre. Les soirées zazou. La mort du père, assassiné. L'espoir d'une vraie carrière littéraire, entre Gallimard et Les Temps modernes. Les nuits du Tabou. Le jazz. Une production frénétique, des projets, des chansons, des pièces, des romans. Le scandale de J'irai cracher... Une vie de galère aussi et la maladie qui le ronge. Les déboires. Les amours perdues et retrouvées. La fin marquée par l'ironie du sort, dans une salle de cinéma, lors de la projection de l'adaptation de J'irai cracher... Boggio a interrogé les témoins de la vie de Vian. Claude Luter, Henri Salvador, Jacques Canetti, Michèle, sa première femme, Ursula, la seconde, tant d'autres. Plusieurs mondes se rejoignent -celui des lettres, celui du jazz et de la chanson, celui du journalisme et du cinéma. Ça swingue et ça recommence même, juste avant sa mort, à avoir un air de rock'n'roll.
En France. quand elle n'est pas tout simplement ignorée, la question raciale est prise en tenaille Il y a d'abord celles et ceux, les plus nombreux à gauche, qui en font une sorte de menace à la prise en compte des classes sociales et de l'exploitation économique. Il y a ensuite celles et ceux qui, souvent en réaction aux premiers, soulignent l'importance de traiter la race comme une construction identitaire Si l'on reconnaît alors au racisme et aux processus de racialisation la capacité de structurer le monde social, c'est au prix d'une séparation entre les problèmes liés à l'identité ou aux représentations d'une part, et les questions relatives à la domination sociale, au fonctionnement du capitalisme et aux luttes populaires d'autre part. La volonté qui traverse ce recueil est de donner à voir des points de vue, souvent non francophones, qui ne cèdent ni sur l'autonomie propre de la question raciale en tant que telle, ni sur son imbrication avec les luttes de classe, avec la problématique du droit à la ville ou encore sur les aspects économiques des disparités raciales Tout en présentant sous une forme didactique une recherche encore à mener en France, le livre s'efforce aussi d'introduire les premiers jalons d'une réflexion stratégique globale contre le système raciste, qui considère autant les défis posés par l'organisation autonome des non-Blanches que les enjeux d'une alliance avec les couches populaires blanches et leurs organisations.
Que faisons-nous quand nous communiquons ? Qui sommes-nous quand nous communiquons ? Ces deux questions sont généralement séparées. L'une renvoie aux " techniques " et à la technologie de la communication - peut-être vaut-il mieux dire " de l'information " - et fait l'objet d'un nombre croissant d'interrogations, accélérées avec l'usage massif de l'Internet et du World Wide Web. L'autre renvoie à la psychologie, voire à la philosophie, et semble désuète par rapport à la première. Sauf lorsqu'elle se présente comme une nouvelle psychologie, appelée " de l'esprit ", laissant croire que l'esprit est dans la machine (" the ghost in the machine "). Nouveautés réductionnistes, qui font passer les gens pour des choses. Ce livre traite ensemble les deux questions " que " et " qui ", sans tomber dans cet horrible amalgame qui confond machine et cerveau, cerveau et esprit. Au contraire, il montre que " ce que nous faisons " et " ce que nous sommes " sont étroitement liés par la finalité de toute communication : s'entendre les uns les autres au sein d'un monde commun, en dépit de tous les obstacles que font naître les défaillances des appareils, les différences culturelles et rituelles, les diverses manières d'écrire et de lire les histoires, et s'engager dans la discussion avec tous les troubles de l'âme inhérents à la condition humaine. Les deux termes clés de ce livre sont composer et interpréter. Les deux, intimement associés, renvoient à des processus matériels (émettre et recevoir des messages - quels que soient les médias utilisés), à des mises en scène (à qui je m'adresse et comment ?), à des intentions plus ou moins durables (que veux-je obtenir de mes interlocuteurs ?), pour des motifs plus ou moins clairs (pourquoi un tel désir d'obtenir quelque chose ?). Composer c'est s'adresser aux autres en ayant toutes ces questions en tête ; interpréter, c'est tente de les faire siennes, ne serait-ce que pour y répondre selon ses propres désirs. L'art de communiquer, c'est l'art de vivre ensemble, avec et sans machines, pour le meilleur et pour le pire. Un art que personne ne maîtrise.
Les séries télévisées, phénomène culturel et social incontournable des quinze dernières années, accordent à l'Histoire une place de premier plan. Mettant en scène des guerriers vikings du IXe siècle aussi bien que des narcotrafiquants des années 1980, les intrigues situées dans un passé proche ou lointain représentent l'une des catégories les plus prisées du public. Entre reconstitutions minutieuses et anachronismes assumés, ces relectures contemporaines offrent une vision sans cesse renouvelée du passé. Mais celle-ci fait-elle écho aux avancées de la recherche historique ? Que nous apprend-elle des rapports que notre société entretient avec les siècles précédents ? Pour expliquer le succès de ces séries et la manière dont elles recomposent notre imaginaire, la collection The Historiam - dont ce livre est le deuxième volume - donne la parole à des historiens de l'Université de Genève, qui décortiquent ici cinq séries : Rome, Le Siècle Magnifique, Penny Dreadful, Zorro et The Walking Dead.
A l'heure où les praticiens (psychiatres, psychologues, éducateurs), les responsables de l'industrie et du management (chefs d'entreprise, managers, coachs, DRH), les spécialistes de la ville et de l'évolution des groupes (sociologues, psychosociologues, anthropologues, urbanistes, politologues) sont appelés à prendre en compte la complexité accrue et les mutations des contextes sociaux et culturels actuels, au sein d'une société de communication où la figure de l'altérité s'impose de manière particulière, et dans laquelle les relations humaines occupent une place déterminante ; au moment où certaines théorisations s'essoufflent devant ces nouvelles réalités, ce livre vient, précisément, apporter une contribution décisive en montrant comment la pensée systémique et plus récemment les approches narratives et contextuelle permettent de comprendre et de traiter les crises relationnelles, en particulier au sein de la famille. L'expérience de l'auteur lui permet de présenter des exemples pris sur le vif qu'elle sait nourrir à la fois d'observations personnelles et d'éléments empruntés à l'histoire de la psychiatrie. C'est ainsi que cet ouvrage s'adresse à des étudiants en psychologie, médecine ou communication, à des professionnels qui, dans leur pratique, ont besoin de sérieuses connaissances sur ce qu'implique " être en relation ", mais aussi à un plus large public curieux de comprendre les enjeux essentiels du monde contemporain.