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Changer vraiment ! / Quelles politiques économiques de gauche ?
Collectif - Harribey Jean-Marie- Khalfa Pierre- M
SYLLEPSE
7,00 €
Épuisé
EAN :9782849503522
Les obstacles à la liberté de circulation des capitaux ont été ainsi levés et les contrôles publics sur les institutions financières ont été fortement réduits. Mais la stagnation des salaires, voire dans certains pays leur recul, a fait resurgir une vieille contradiction du capitalisme vue en leur temps par Marx et Keynes. Le salaire est un coût pour chaque entreprise qui cherche donc à payer ses salariés le moins cher possible. Mais c’est aussi un élément décisif pour assurer une demande solvable surtout dans des pays où l’énorme majorité de la population est salariée. Depuis plus d’un quart de siècle, quel que soit le gouvernement en place, une même logique domine : baisse du coût du travail, précarisation accrue du salariat, défiscalisation des plus riches et des grandes entreprises, ouverture à la concurrence, libre-échange, déréglementation financière ont abouti à la crise actuelle qui voit partout en Europe des politiques d’austérité drastique imposées aux peuples. Ces politiques sont présentées comme inéluctables. On se souvient du fameux Tina (there is no alternative) de Margaret Thatcher. Ce livre montre au contraire qu’il n’en est rien. La gauche au pouvoir n’est pas obligée de réduire son ambition à accompagner le capitalisme néolibéral ou à l’amender à la marge. Au-delà des mesures d’urgence qu’il faut prendre immédiatement pour amorcer la sortie de crise, ce livre propose une vision dynamique d’ensemble qui montre qu’il est possible de desserrer les mailles du filet néolibéral… à condition d’avoir la volonté politique de s’attaquer à l’oligarchie cupide qui nous gouverne et qui nous entraîne dans une impasse économique, sociale et écologique.
4e de couverture : Publié pour la première fois en 1950, Il Cucchiaio d'Argento ¿ en français, La Cuillère d'argent ¿, est la bible de la cuisine italienne familiale traditionnelle. Ouvrage inédit et luxueux, La Cuillère d'argent ¿ Les Classiques propose 170 plats parmi les meilleurs issus de l'extraordinaire diversité des régions transalpines. Rassemblant des recettes soigneusement sélectionnées dans les livres de la collection La Cuillère d'argent , édités par Phaidon et qui se sont vendus à plus d'un million d'exemplaires dans le monde, ce recueil inédit est illustré de magnifiques photos et possède deux marque-pages élégants pour se repérer facilement à l'intérieur. Sa maquette et sa couverture superbes en font un cadeau de choix pour tout cuisinier amateur ou professionnel. Composé de plats pour tous les goûts et toutes les saisons, La Cuillère d'argent ¿ Les Classiques est parfait pour qui veut déguster une cuisine italienne authentique et délicieuse.
Revue de presse 'What distinguishes the series from all the others is the zest and freshness of the text. Where the emphasis in other series is on plain and straightforward language, Cambridge English Reading texts typically use very modern expressions and the dialogue is faster moving. This has an impact on the quality of the audio cassettes, which make for very enjoyable listening.' David R. Hill, Survey Review: Readers, ELT Journal'It was only a matter of time before a major ELT publisher set out to challenge the market dominance of Penguin Classics in the area of readers … CUP have hit back admirably. With something for everyone in your classes, this series is well worth investing in. In fact, it's going to be a difficult act to follow by other publishers.' IATEFL Issues'The series breaks new ground in two respects. The first is the light and informal style of writing. It is notoriously difficult to write fluent prose using restricted lexis and syntax. Part of the secret is to use word and grammar lists flexibly; but it requires flair and a good ear to produce prose and dialogue that read so well and give such a genuine flavour of modern idiom.' English Teaching Professional'These were a very good read: exciting fast-moving stories at all levels, and a good mixture of subjects. Most touched on up-to-date themes, such as corruption, refugees, psychology, hunger, feminism, or ecology without being prosy, or moralising.' BaNina Vivanco, SATEFL Newsletter Vol 19 No 3'This is a well presented, authentic looking series of readers that students should enjoy. They are graded into five levels, and the accompanying cassette will be useful, especially for pronunciation audio versions are very popular with students.' Josephine Caruana, Network News, Issue 34
Que peut-il bien y avoir de commun entre Mai 68 et le mouvement des Gilets jaunes ? Cinquante ans après, l'"événement" parle encore, et les objectifs portés par les mouvements de contestation trouvent un écho avec les Gilets jaunes ? : les salaires, la reconnaissance sociale, la démocratie. La recherche d'une démocratie active, réelle et à tous les échelons de la société trace un fil entre les deux moments. Ce livre propose de retisser une analyse replaçant le mouvement des Gilets jaunes dans la longue chaîne de mouvements populaires porteurs d'aspirations démocratiques radicales qui se sont manifestés à l'échelle internationale depuis les années 1960. De longue date, la protestation sociale est porteuse des préoccupations écologiques, de la demande de transformation radicale du travail, d'une volonté d'organisation démocratique et collective des entreprises et des services publics, ainsi que d'une démocratie sous le contrôle direct du plus grand nombre pour développer ce qui peut et doit être commun. Ce que disent les mouvements populaires et les contestations radicales compose une sorte de projet, un espoir autant qu'un programme qui reste à écrire ? : Mai 68 est un arbre de la liberté comme le furent ceux plantés en 1793 en France. Pour renouer ce fil, l'auteur étudie avec précision ce qui s'est passé, dans les entreprises, les services, les villes et les universités, ce qu'ont fait les divers partis et organisations afin de tenter d'élucider pourquoi il s'agissait alors d'une "révolution sans révolution". Un livre qui permet de comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation actuelle qui appelle à reconstruire un espoir en confrontant ces réflexions aux questions posées par les Gilets jaunes.
La crise capitaliste mondiale qui a éclaté en 2007-2008 aux Etats-Unis et s'est propagée dans le monde entier, en particulier dans les économies occidentales développées, n'est pas seulement une crise des banques et du secteur financier. Pour l'auteur, c'est une profonde crise structurelle du capitalisme. En effet, selon lui, l'économie capitaliste est une organisation de rythmes économiques et toute crise capitaliste est une "arythmie" , c'est-à-dire une discordance de ces rythmes. Les trois circuits du capital industriel développés par Marx, le circuit du capital-argent, le circuit du capital productif et le circuit du capital-marchandise, renvoient respectivement aux rythmes de valorisation, d'accumulation et de réalisation de la valeur. La croissance capitaliste implique une compatibilité relative entre ces trois rythmes, tandis que les crises économiques sont dues à la divergence excessive de l'un de ces rythmes par rapport aux autres. Si la crise des années 1970 était due à un ralentissement du rythme de valorisation de la valeur (chute du taux de profit), la crise actuelle résulte d'une décélération du rythme de réalisation de la valeur. Bien que la cause de la crise ait été différente dans ces deux cas, le résultat en a été une "arythmie" systémique d'une telle ampleur qu'elle a presque immédiatement provoqué une grave récession et une diminution du taux de croissance du PIB pendant une période plus longue. Depuis les années 1980, le profit capitaliste augmente à un rythme supérieur à celui de l'investissement productif ou de l'accumulation. Une partie croissante du profit se transforme en capital-argent qui, par le crédit et les produits financiers dérivés, est dirigée vers la consommation. Ici, les schémas de reproduction du capital développés par Marx sont reformulés pour montrer l'importance croissante de la dette privée dans les processus de production, d'accumulation et de réalisation de la valeur. Ce sont ces schémas de reproduction néolibéraux qui sont entrés en crise en 2007-2008. Les politiques économiques ont empêché l'effondrement du système financier et sauvé l'euro, mais elles n'ont pas conduit à la sortie de la crise économique, ni de la régression sociale qu'elle a engendrée. Stavros Tombazos nous propose ici une analyse concentrée des ressorts de la crise du système capitaliste. L'ouvrage publié en anglais a été actualisé par l'auteur pour cette version en français, notamment dans sa partie statistique.
Le capitalisme triomphant des années 1990 a perdu de sa superbe. Après avoir promis monts et merveilles, il s'est mué en une machine infernale produisant de la régression sociale et des inégalités, incapable de faire face au changement climatique, et sécrétant une montée générale de l'autoritarisme en lieu et place de la démocratie promise. Face à cela, les programmes de la gauche institutionnelle estiment qu'il faut repartager les richesses et orienter le capitalisme dans le sens de l'intérêt général. Si les profits des entreprises n'ont jamais été aussi imposants, ne pourrait-on pas les réduire pour faire place à plus de social et d'écologie, se demandent-ils ?? Mais ce n'est guère possible car la valeur de l'entreprise est spéculative et déterminée par les anticipations des dividendes. Si les profits sont moindres, les valorisations baisseront et les actionnaires cesseront d'investir même si l'entreprise gagne de l'argent. Une politique sociale et écologique sérieuse doit donc exproprier les actionnaires pour laisser place à des entreprises autogérées par leurs salariés, les usagers et les citoyens. Une nouvelle définition de la démocratie se dessine : une rencontre permanente entre des travailleurs et des usagers ou citoyens pour décider et réaliser ensemble. Le livre se conclut sur l'amorce d'un programme de transformation qui conjugue des mesures sociales et écologiques avec une stratégie d'éviction des actionnaires. Afin de faciliter la compréhension des mécanismes économiques ou de compléter ses connaissances, le livre renvoie à des "tutoriels" en ligne (economie.org) où l'auteur décrypte le fonctionnement de la finance, de l'argent ou encore de la macro-économie. Outil pédagogique, le livre est articulé avec les apports aujourd'hui indispensables de l'apprentissage et de l'acquisition des connaissances en ligne. L'ouvrage engage une réflexion sur le dépassement de la notion même de propriété des moyens de production et trace une voie de transition pour en sortir.
Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.