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Pharmacopoles et apothicaires. Les "pharmaciens de l'Antiquité au Grand Siècle
Collard Franck ; Samama Evelyne
L'HARMATTAN
19,50 €
Épuisé
EAN :9782296010611
L'histoire des maladies et de la médecine dans les temps anciens s'est, jusqu'à présent, centrée principalement sur la pensée médicale et les pratiques des thérapeutes ainsi que sur la société qu'ils constituaient. Agents importants de l'univers sanitaire, les préparateurs et vendeurs de remèdes restent dans l'ombre des prescripteurs. Ils forment pourtant un riche champ d'investigations, tant par les savoirs et les techniques que leur activité met en jeu que par la place ambiguë qu'ils occupent entre marchands de drogues, de fards et d'épices et auxiliaires savants du corps médical. Comment sont-ils perçus ? Convient-il de s'en méfier ou de requérir leur aide ? Pourquoi les décrier ? Comment peuvent-ils faire reconnaître leurs compétences ? Le présent ouvrage propose au lecteur de rejoindre le monde bigarré des pharmacopoles, pigmentarii et autres apothicaires. Le colloque, qui s'est tenu à Troyes les 20 et 21 janvier 2006, et ses actes ont pu voir le jour grâce au soutien de l'EA 2616 de l'Université de Reims (Centre de recherches en histoire culturelle) ainsi que de la Communauté d'Agglomération troyenne et grâce à l'aide apportée par l'Antenne universitaire de Troyes et le Musée de la pharmacie de l'Hôtel-Dieu-le-Comte.
Miser sur la couleur pour étudier l'histoire des corps permet d'explorer des systèmes de représentation d'une grande richesse et d'une forte cohérence, fussent-ils devenus totalement obsolètes aujourd'hui. Après avoir aimanté l'attention des médecins qui surinvestirent parfois sur elle dans les temps anciens, la "chromie" corporelle aux infinies variations ouvre aux chercheurs d'aujourd'hui un vaste champ de réflexion. Les contributions ici réunies en parcourent les principaux espaces, au moyen d'approches variées et complémentaires. Divisé en trois sections, le propos s'interroge sur les modes de signification de la couleur corporelle. Puis il explore les aspects pathologiques et physiologiques des maladies, des tempéraments ou des affects "colorants" ou "décolorants", ainsi que les raisonnements tenus pour expliquer ces manifestations chromatiques. Enfin est présenté l'imaginaire des couleurs corporelles, manifesté par des textes et des images largement conditionnés par des valeurs symboliques.
Résumé : Au début du XVIe siècle, lorsque le conseiller de Louis XII Claude de Seyssel rédige un traité appelé La Grant Monarchie de France, l'identité politique du royaume des Valois apparaît clairement dessinée. Les deux grands traits composant cette identité sont premièrement, la force du pouvoir monarchique exercé par des rois sacrés aux glorieux ancêtres, aux zélés serviteurs et aux moyens devenus sans équivalents à partir de la fin du XIIIe siècle ; deuxièmement, la force du sentiment monarchique chez des sujets peu à peu convaincus de l'essence exceptionnelle de la royauté française à laquelle l'amour du roi les conduit naturellement à obéir : obéissance conditionnelle, liée au respect royal des libertés et privilèges des villes et des provinces jalouses de leurs particularismes. Placé dans la perspective des recherches récentes consacrées à la genèse de l'Etat moderne et à l'anthropologie politique, le présent ouvrage a pour dessein de montrer comment cet ordre royal et cette culture monarchique se sont lentement et cahotiquement façonnés depuis le temps du fondateur de la monarchie franque, Clovis. Loin de la conception longtemps soutenue du triomphe inéluctable de la royauté centralisatrice, le livre cherche au contraire à mettre en relief les difficultés de l'autorité centrale confrontée à d'autres échelles ou d'autres types de pouvoir, et à souligner les limites d'ordre matériel et éthique de l'Etat médiéval. Combinant, dans une progression chronologique seule susceptible de rendre compte des dynamiques et des ruptures, des approches événementielles, institutionnelles, sociales et idéologiques, il laisse une place aussi large que possible à l'analyse des croyances et des comportements politiques. Son but sera atteint s'il fait comprendre qu'en France c'est au Moyen Age qu'est née, dans l'esprit des gouvernants comme dans celui des administrés, une conception forte de l'Etat pleinement constitutive de la civilisation française.
Résumé : Jeanne d'Arc aurait confié à un proche : " Je durerai un an. " Elle dure depuis six siècles. Née en 1412 dans un village des confins du royaume de France, morte en 1431 sur le bûcher de Rouen, elle a eu une existence des plus brèves. Si elle a assurément bouleversé le cours de la guerre de Cent Ans, celle qui se fit appeler la Pucelle a alimenté, dans la longue durée, une luxuriante production de textes et d'images provenant, dès les origines, de ses adversaires comme de ses thuriféraires. Parcourant les siècles, l'ouvrage se propose de raconter, d'expliquer et de comprendre cette authentique " passion française " qu'est la " passion Jeanne d'Arc ". L'aventure de la jeune femme attachée à la dynastie des Valois et l'imaginaire dont sa figure a été l'objet forment les deux volets d'un diptyque embrassant la très courte vie et la très longue survie de la native de Domrémy.
Fruit d'une journée d'étude organisée par l'APHG en collaboration avec la SHMESP et accueillie le 23 octobre 2021 à l'université Paris Nanterre, le présent volume propose aux candidats et à leurs préparateurs neuf mises au point sur la question d'agrégation d'histoire médiévale portant sur les villes et la construction étatique en Europe du Nord-Ouest du Xllle au XVe siècle. De Londres à Francfort, de Bourges à Gand, des royaumes-nations au Saint-Empire, entre coopération et frictions, entre circulation des modèles de gouvernance et voies singulières, s'offrent au lecteur des perspectives éclairantes et stimulantes sur le monde des villes et des agents princiers, des souverains et des élites urbaines, leurs interlocutrices, sans oublier le peuple qui, en un temps de mutations décisives des structures politiques qu'il ressent ou qu'il subit, acclame, vénère, murmure ou s'émeut. Des exemples nombreux, des considérations historiographiques et documentaires inspirantes, des passerelles suggestives jetées entre les différents types de construction étatique et leur articulation avec les pouvoirs et les sociétés urbaines oeuvreront à n'en pas douter à favoriser la réussite au concours.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.