Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Sido, lettres à sa fille. Précédé de Lettres inédites
COLETTE/SIDO
DES FEMMES
19,50 €
Épuisé
EAN :9782721002648
Les lettres de Sido, restées inédites jusqu'à la présente édition, furent écrites entre 1905 et 1912, année de sa mort. Elles sont toutes adressées à Colette. A les lire, on mesure tout ce que Colette a pu apprendre de sa mère et que l'on ne connaissait, jusqu'à maintenant, qu'à travers l'oeuvre et les déclarations de l'auteure elle-même. En ces lettres, coexistent la faiblesse émouvante de Sido vieillissante, comme sa force - affirmation et transmission d'une connaissance vitale. Sous l'orgueil, mêlé d'humour, d'une mère évoquant son "chef d'oeuvre" , sous la trame d'un quotidien répétitif, symptomatique ou imprévu, un seul message, essentiellement centré sur la nature et l'identité des femmes, revient, et tout, psychologie animale, familiale, humaine et amoureuse, douleurs ou joies, le suscite. Sido créatrice existe, d'avoir transmis la vivante possibilité d'une interrogation et d'un accomplissement. Cette correspondance est précédée de quelques lettres inédites de Colette.
La Retraite sentimentale" , oeuvre majeure de Colette publiée en 1907, marque un tournant dans la célèbre série des Claudine. Dans ce roman empreint d'une sensualité délicate, l'auteure nous plonge dans l'intimité de Claudine, désormais affranchie de son mariage avec Renaud. Réfugiée dans sa maison de campagne, l'héroïne s'adonne à une profonde introspection, oscillant entre le désir de liberté et la nostalgie de sa vie passée. Au coeur de la nature luxuriante, Claudine redécouvre les plaisirs simples et sensuels de la vie rurale. La prose lyrique de Colette fait vibrer chaque page d'une émotion palpable, transformant les paysages en miroirs de l'âme de son personnage. Cette retraite devient le théâtre d'une renaissance, où Claudine apprend à s'épanouir loin des contraintes sociales de la Belle Epoque. L'arrivée de l'exubérante Annie, ancienne maîtresse de Renaud, vient perturber cette quiétude. Ce duo féminin, aussi contrasté qu'attachant, offre à Colette l'occasion d'explorer les nuances de l'amitié féminine et de l'émancipation. A travers leurs échanges et leurs expériences, l'auteure livre une réflexion subtile sur l'indépendance, l'amour et la place des femmes dans la société du début du XXe siècle. "La Retraite sentimentale" s'inscrit parfaitement dans la catégorie des "Romans français classiques" , offrant une plongée dans la littérature de la Belle Epoque. Les amateurs de "Littérature féminine" y trouveront une voix authentique et audacieuse, tandis que les passionnés de "Biographies et mémoires" apprécieront les touches autobiographiques qui parsèment le récit. Avec son style inimitable, mêlant finesse psychologique et descriptions sensuelles, Colette livre un roman d'une modernité saisissante. "La Retraite sentimentale" n'est pas seulement un portrait de femme en quête d'elle-même, c'est aussi une célébration de la nature, de l'écriture et de la liberté. Cette oeuvre continue de résonner avec force, offrant aux lecteurs contemporains une réflexion toujours actuelle sur l'indépendance et l'épanouissement personnel.
Les Vrilles de la vigne" de Colette est un recueil de nouvelles publié en 1908, puis réédité en 1930 avec des ajouts. Cette oeuvre emblématique de la littérature française du début du XXe siècle offre une plongée sensuelle et poétique dans l'univers intime de l'auteure. A travers une série de textes courts, Colette dévoile sa vision du monde, mêlant souvenirs d'enfance, observations de la nature et réflexions sur la condition féminine. Le style inimitable de Colette se déploie dans ces pages, alliant une prose ciselée à une sensibilité aiguë. Chaque nouvelle est un tableau vivant, où les sensations et les émotions sont transcrites avec une précision presque palpable. L'auteure excelle dans l'art de saisir l'instant, qu'il s'agisse de décrire la lumière sur un paysage de campagne ou les subtilités d'une relation amoureuse. La nature, omniprésente, devient un personnage à part entière. Colette y puise son inspiration, établissant des parallèles saisissants entre le monde végétal et les sentiments humains. Les vrilles de la vigne, métaphore centrale de l'oeuvre, symbolisent à la fois l'enracinement et l'aspiration à la liberté, thèmes récurrents dans l'écriture de Colette. La féminité et l'émancipation sont au coeur de ce recueil. A travers des personnages féminins forts et complexes, Colette explore les désirs, les contraintes et les aspirations des femmes de son époque. Elle aborde avec audace des sujets tels que la sexualité, l'indépendance et la créativité, s'inscrivant ainsi dans le courant de la littérature moderne. "Les Vrilles de la vigne" est aussi une oeuvre profondément autobiographique. Colette y distille des fragments de sa vie, de son enfance en Bourgogne à ses expériences parisiennes. Ces récits personnels s'entremêlent à des réflexions plus universelles, créant un dialogue intime avec le lecteur. Ce recueil, qui s'inscrit dans la tradition des grands classiques de la littérature française, offre également une réflexion sur l'acte d'écrire. Colette y dévoile sa conception de l'art et de la création, faisant de "Les Vrilles de la vigne" une oeuvre essentielle pour comprendre sa démarche littéraire.
Ret Samadhi" est l'histoire de Dadi, grand-mère et veuve de 80 ans, qui abandonne un beau jour, sans un mot, la maisonnée de son fils aîné chez qui elle vit comme le veut la tradition. Retrouvée par la police, elle sera ensuite hébergée par sa fille célibataire et artiste, qui lui offre une toute nouvelle forme de liberté et d'amour. Elle s'ouvre alors au monde, aidée dans sa métamorphose par une curieuse aide-soignante, Rosy, qui s'avère être une transgenre issue de la communauté des Hijras. Une amitié intense naît de cette rencontre, brutalement interrompue par l'assassinat de Rosy. Cette disparition marque un nouveau tournant dans la vie de Dadi, qui décide alors de partir pour le Pakistan retrouver la maison natale de son amie, entraînant sa fille dans cette aventure. Elles seront arrêtées par la police qui les soupçonne d'être liées à leur insu à un réseau politique subversif. Lors des interrogatoires, Dadi étourdira les policiers par son attitude farfelue et ses récits apparemment incohérents, mais qui sont en réalité porteurs de sens, de spiritualité et de subversion. Ils seront eux aussi pris dans les mailles de ce filet mystérieux, conquis par cette vieille dame qui en impose par sa ténacité. "Ret Samadhi" est un roman qui fait vaciller les frontières : celle du familier et de l'étrange dans une temporalité où l'instant ramasse tout le passé et la mémoire des siècles, les frontières de genre, celles de l'âge aussi, du corps et de l'esprit, de l'amour et de la haine, des modèles de famille, de la dépendance et de la liberté, des nations " ennemies ", de l'humain et du non humain. Histoire de famille, du quatrième âge et de la dépendance, des confins surtout. L'écriture traduit puissamment ce thème de la perception par un style où monologue intérieur, dialogue, bribes de conversation scénographiées à la manière de Nathalie Sarraute et narration s'entremêlent sans couture apparente, et où familiarité et poésie se superposent, jouant en particulier sur les sonorités et les rythmes d'une façon parfois vertigineuse que la remarquable traduction d'Annie Montaut a su restituer.
Quella-Villéger Alain ; Chombart de Lauwe Marie-Jo
Le rôle des femmes dans la Résistance, qui plus est juives et/ou communistes, est longtemps resté un point aveugle de l'historiographie des années 1940-1945. Cette biographie vient ainsi réparer un oubli en faisant renaître, à partir d'un travail d'archives rigoureux, la figure emblématique et méconnue de France Bloch-Sérazin, "morte pour la France", chimiste de premier plan et militante communiste engagée tôt dans la Résistance. Elle a été arrêtée à Paris par la police de Vichy et guillotinée par les nazis à Hambourg en février 1943, alors qu'elle n'avait pas trente ans. Voici le portrait d'une femme de combat, retrouvée ici grâce aux témoignages, aux lettres inédites, aux rapports de filature, aux interrogatoires. Une femme passionnée, symbole de courage, de générosité, de haute valeur humaine. Autour d'elle : son mari Frédo Sérazin, résistant mort pour la France à Saint-Etienne ; son père, l'écrivain Jean-Richard Bloch, tenant d'un milieu intellectuel foisonnant et engagé. Toute une famille dispersée par la guerre, de l'Amérique du Sud à l'URSS, des prisons françaises aux camps d'extermination. En toile de fond, c'est aussi un pan central de la Résistance communiste parisienne, organisée autour du 14e arrondissement et de Raymond Losserand, qui nous est révélé. Un récit poignant.
Sexual Politics, issu de la thèse soutenue par Kate Millett en 1970 à l'université de Columbia (Etats-Unis) suscite un véritable engouement dès sa parution, en plein essor du Women's Lib dont l'autrice est partie prenante. L'essai, paru en France sous le titre La politique du mâle (Stock, 1970), a été réédité en 2007 par Antoinette Fouque sous son titre original, en concertation avec l'autrice avec laquelle elle a partagé amitié et bien des combats pour la libération des femmes. Dans cet essai magistral devenu un classique et désormais disponible en édition de poche, Kate Millett critique la société occidentale en se concentrant sur la dénonciation du pouvoir patriarcal et de la négation du corps féminin à tous les niveaux : idéologique, sociologique, anthropologique, politique, ainsi que littéraire. Ce livre qui fit l'effet d'un pavé dans la mare en révélant les injustices sans nombre subies par les femmes contribua par la suite à favoriser le développement des études et recherches féminines au niveau universitaire.
Voici, enfin disponible en édition de poche l'essai majeur d'Angela Davis, figure emblématique des luttes pour les droits civiques aux Etats-Unis depuis les années 1960. Dans "Femmes, race et classe", Angela Davis, historienne et militante, retrace avec brio les liens entre féminisme, antiracisme et lutte des classes, à travers l'histoire des femmes, des noir-e-s et de leurs luttes aux Etats-Unis du XIXe siècle aux années 1970. Elle analyse aussi bien les écueils provoqués par le racisme dans le mouvement féministe américain blanc que la misogynie au sein des mouvements révolutionnaires noirs et montre comment des premiers liens se sont établis entre le féminisme naissant et la lutte pour l'abolition de l'esclavage, avant de se distendre face à la pression d'adversaires politiques qui cherchent à diviser les luttes. Redonnant vie à des figures politiques majeures méconnues en France, comme Sojourner Truth et son célèbre " Ne suis-je pas une femme ? " qui interroge la place des femmes noires dans la société, "Femmes, race et classe" est un essai dense et fondateur. Soulevant la question des contradictions à dépasser entre les oppressions spécifiques, il trouve aujourd'hui une actualité centrale avec les débats contemporains sur le féminisme dit " intersectionnel ".