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IF N° 44
Colas Hubert
SOLITAIRES INT
12,00 €
Épuisé
EAN :9782846815024
Pour son 44e numéro la Revue IF a imaginé un parcours éditorial en écho à la 16e édition du Festival actoral dont la programmation est essentiellement consacrée aux nouvelles écritures afin de les faire résonner au-delà de toutes frontières artistiques. Ce numéro a été principalement conçu à partir de l'exposition de Théo Mercier. The thrill is gone, véritable collection d'objets issus de civilisations passées et imaginaires. Les dessins de Jérémy Piningre rendent compte des premières intentions de l'artiste et rencontrent une série de photos d'Erwan Fichou, éclairés par le regard critique de Pedro Morais. Avec également les contributions d'Antoine Boute, Jean-Pierre Verheggen et Hervé Pons autour de la scène belge ; un inédit de l'écrivain et metteur en scène Pablo Gisbert (nouveau trublion de la scène espagnole) ; les écrits poétiques du new-yorkais Ian Hatcher qui développe un travail entre poésie sonore et arts numériques et les propositions graphiques l'artiste londonien Tim Spooner.
Voici mon dernier nuage comme une motte de terre encore mouillée de la rosée de ce matin. Terre dans la gueule, cela descend la gorge laissant au passage son goût âcre dans ma bouche, elle y descend, elle y écoute, elle y goûte à plaisir les retrouvailles de mon corps et de son futur amour, elle se fait retourner de gorgées chaudes, caresses par endroits, flots qui déchirent par d'autres. S'inverse et se renverse. Métamorphose. Ce n'est pas moi qui descends allonger mon corps dans la boue mais c'est elle qui le descend choisissant les canaux pour ensevelir mon intérieur, c'est elle qui m'enveloppe et me meurt du dedans, ainsi elle me savoure l'âme avant de mourir, avant d'être chiée nettoyant la douleur.
Shakespeare William ; Bonnaud Irène ; Pauthe Célie
Quant à sa bonté, Elle ne connaissait pas d'hiver ; c'était un automne perpétuel ; Dont les fruits croissaient en mûrissant. Ses plaisirs ; Ressemblaient aux dauphins qui, en sautant, montrent leur dos ; Au-dessus de l'élément où ils vivent. Parmi ses domestiques ; Marchaient des rois, des princes ; îles, royaumes, Semblaient pièces d'argent tombées de sa poche.
Grande salle. Ils entrent. Il dit:STAN. - je voulais te voir pour te dire que ça s'arrêteça va pas continueron va pas continuerça va s'arrêter làon peut pas continuer à toujours tu comprendstoi évidemment toi c'est quelque chose pour toi bienévidemmentde pasde ne pascomment direquelque chose quinon très clairement si tu ne vois pas tu vas le voir onva le voir très viteon le voit déjàtout cela saute aux yeuxça saute aux yeuxévidemment toi c'est quelque chose que tumais ontu ne vas pas pouvoir repousser éternellementc'est le genre de truc qui ne se repousse pason ne repousse pasbien sûr tu as beau diretu peux te camper
Résumé : C'est ce jour-là, Devant ce nuage noir Que j'ai compris que tout était perdu C'en était fini de nous La démocratie était vaincue Tout Tous nos efforts Tout ce sang versé Toute cette fougue Cette jeunesse Nos espoirs Tout nous était volé. Dans une géographie éclatée entre l'Europe et l'Iran, Les Forteresses déroule le récit de trois destins hors du commun, à la fois conjoints et séparés, exemplaires et universels, où l'intime et le politique sont inextricablement mêlés. Des histoires de femmes, des portraits sous forme de miniatures persanes, qui font la grande histoire de l'humanité.
Résumé : Une ombre s'agite sous ses paupières baissées. Dans l'effusion lumineuse, une silhouette, qui ondule. Comme une algue. Un corbeau crie dans le cerisier. Le fils s'est endormi. La mère, pieds nus, danse calmement dans le sommeil du fils.