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SOLJAS
COHN NIK
ALLIA
6,20 €
Épuisé
EAN :9782844850935
On raconte l'histoire d'un garçon nommé Lawrence, du sixième arrondissement, qui s'était rendu dans un club du quatrième arrondissement. Les quatrième et sixième arrondissements sont en bons termes, pas les quatrième et septième Aussi, quand Lawrence entra dans le club, des blacks lui demandèrent de quel quartier il venait. Lawrence leva les mains en l'air, quatre doigts tendus sur l'une, deux sur l'autre. Mais il dansait, il faisait sombre, et les blacks ne purent voir que le pouce de la main aux quatre doigts levés était replié. Ils comprirent " septième arrondissement ". Alors ils lui mirent une balle dans la tête, une autre dans la poitrine, et une dans le ventre. Aux yeux des soljas, l'incident était regrettable, mais pas tragique. Peu d'entre eux voyaient à long terme ; ils vivaient au jour le jour. Ils " balançaient des cailloux " (dealaient du crack), braquaient des stations-service et des supérettes, purgeaient leur peine à la Prison du Comté d'Orléans. Tôt ou tard, ils se feraient très probablement buter.
Nik Cohn s'aventure au fin fond des quartiers pauvres de la Nouvelle-Orléans. Il découvre une culture faite de violence, de sexe, de drogue, et surtout, une musique: le bounce, un rap ultra-sensuel. Il rencontre Soulja Slim, Lil Mel, Choppa, Will Nelson et tente de les produire. Derrière chaque rappeur, en filigrane, se dessine le portrait d'une ville à la fois fascinante et fragile...
« Vincent était le meilleur danseur, et de loin, de Bay Ridge. Il possédait quatorze chemises à fleurs, cinq costumes, huit paires de chaussures, trois pardessus, et était passé à l?émission télé American Bandstand. Parfois des gens de la musique venaient de Manhattan pour le regarder, et un propriétaire de club dans l?East Side lui avait même offert un contrat. Cent dollars la semaine. Uniquement pour danser. » Dans ces quatre nouvelles inédites en français, Nik Cohn donne le tempo des années 1970. Boxeurs ratés, prostituées sans le sou, pilotes de bolide, danseurs de disco aux prises avec le passage du temps: autant de héros en marge de l?american way of life, dont Vincent immortalisé par John Travolta dans La fièvre du samedi soir.
Résumé : Il y a trois semaines, deux jours et vingt-trois heures qu'elle m'a dit " c'est fini ". Et la voilà déjà avec un autre. Ils s'approchent du comptoir. Il faut que j'agisse. Je me tourne vers une fille que je ne connais même pas, et je lâche : "Tu veux bien être ma copine pendant les cinq prochaines minutes ?" Nick et Norah n'ont rien en commun. Sauf un premier baiser, censé durer cinq minutes. Et qui va se prolonger toute une nuit. Une seule nuit ?
A l'envers de l'Angleterre bien propre - celle de Tony Blair et de la Reine Elizabeth, de la City et de l'Eurostar - il en existe une autre : sale, pauvre, bruyante, cassée parfois délirante. C'est l'Angleterre marginale, celle où toutes les utopies et toutes les détresses se sont données rez-vous. Nick Cohn y a rencontré les clochards, les exclus, les SDF, les junkies et les prostituées, qui forment cette immense "République" où cohabitent tous les accidentés de la vie.
Résumé : Nous avons perdu notre foyer, c'est-à-dire la familiarité de notre vie quotidienne. Nous avons perdu notre travail, c'est-à-dire l'assurance d'être de quelque utilité en ce monde. Nous avons perdu notre langue, c'est-à-dire le naturel de nos réactions, la simplicité de nos gestes, l'expression spontanée de nos sentiments. Hannah Arendt.
Peut-on concilier variété des désirs individuels et quête universelle du bonheur ? Y aurait-il un dénominateur commun aux désirs de chacun ? Peut-on imaginer des principes nous permettant de bien vivre ? Spinoza distingue d'emblée actions, portées par la raison, et passions, contraintes depuis l'extérieur. Parce qu'indépendantes de notre seule volonté, les passions sont généralement mauvaises. Le libre examen et l'intelligence confèrent au contraire à l'homme une puissance d'agir, garantie de son bien-être. Il faut donc oeuvrer à parfaire ses facultés d'entendement. D'un même allant, être de nature, l'homme ne peut faire fi des contingences extérieures, et encore moins d'autrui. Spinoza expose les fondements de la sociabilité humaine, vertu à laquelle accéder par l'exercice de la raison.