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Migrations postcoloniales des Juifs du Maroc. Vers le Canada et la France
Cohen Yolande
PU OTTAWA
28,10 €
Épuisé
EAN :9782760345188
Cet ouvrage rassemble pour la première fois les articles sur l'histoire des migrations juives marocaines publiés par Yolande Cohen et son équipe. Adoptant d'emblée une perspective située, comme émigrante originaire du Maroc, Yolande Cohen présente ici les résultats d'une enquête croisant histoire orale, travail d'archives et dépouillement de journaux. Cette perspective globale permet de mieux identifier le déracinement du Maroc, la dispersion et l'établissement de ces populations en France et au Canada. Parce que ces migrations ont lieu dans l'après-Shoah et alors que l'empire français se défait en Afrique du Nord, ces populations se retrouvent dans une situation inédite, où l'exil s'impose à elles. Comment et pourquoi cette population a-t-elle quitté le Maroc pour venir s'établir au Québec ? A l'instar de la population majoritaire francophone du Québec, qui s'affirme comme une société distincte au Canada, cette population à peine établie à Montréal, se distingue aussi de celle qui a tout fait pour l'accueillir, à savoir la population juive principalement ashkénaze et anglophone, en affirmant son attachement au fait français. La comparaison avec la France permet de mettre en relief les politiques publiques ainsi que les pratiques des organisations juives transnationales mobilisées autour du soutien, de l'accueil et de l'établissement de ces populations anciennement colonisées par la France au Maroc. L'originalité de notre recherche tient aussi à l'attention spéciale que nous avons accordée aux récits des personnes qui ont migré et à leurs perceptions, qui alimentent une enquête unique sur trois cohortes de migrant. e. s. Leur attachement au Maroc, à la France et à Israël, qui se traduisent par d'incessantes migrations entre ces trois pôles, signale l'existence d'un champ migratoire transnational au sein duquel ils et elles pouvaient circuler.
Résumé : Comme forme de production culturelle et symbolique, la cuisine a pu être revendiquée, au cours de son histoire, comme une " science " et comme un " art ", au même titre que les arts consacrés que sont la peinture ou la musique, développant une esthétique visuelle et une harmonie des saveurs. Elle est devenue objet de pensée savante, de discours théoriques, de jugements critiques. Passant du statut de " domestique " au statut d'" artiste ", qui signe des recettes et des livres, le cuisinier a progressivement accédé au statut de créateur d'un acte artistique éphémère qui fait exception, jusqu'à devenir une " star ".
Cette étude est à la fois une révision profonde de la théorie kantienne de l'expérience et une histoire du bouleversement qu'a entraîné, pour la physique, la découverte du calcul différentiel. La méthode qu'en dégage Cohen est destinée à fonder une nouvelle critique de la connaissance. C'est en même temps l'un des piliers philosophiques essentiels de l'idéalisme critique propre à l'Ecole de Marbourg, qui débouchera sur la pierre angulaire du système de Cohen, sa Logique de la connaissance pure. Cet ouvrage est un remarquable travail de reconstruction philosophique où la part de l'histoire n'est nullement contingente puisque c'est précisément à l'intégration de l'évolution scientifique au sein de la critique de la connaissance que tend Hermann Cohen.
Cohen Jean-Louis ; Benton Tim ; Julia Valérie ; Be
Résumé : Le Corbusier Le Grand, la monographie de référence sur ce maître de l'architecture, est enfin disponible dans un nouveau formai broché. Examinant en détails la vie et l'oeuvre de Le Corbusier, l'ouvrage présente une somme inégalée de croquis, de photographies d'archives et d'extraits de correspondance. Il reflète la richesse de la production de Le Corbusier, figure hors du commun qui fascine aujourd'hui encore bien au-delà des frontières de l'urbanisme et de l'architecture.
Ce dictionnaire donne à chaque sémitisant, ne fût-il initié qu'à seul des idiomes sémitiques, et même au linguiste non sémitisant, la possibilité sans recherches comparatives préliminaires de replacer tout mot d'une langue particulière dans l'ensemble du lexique sémitique, et de déterminer les relations formelles et sémantiques qu'il peut avoir avec ceux qui lui sont apparentés dans les autres langues.Chaque racine comme entrée est suivie, dans une première partie, des formes, transcrites et traduites, qui la représentent dans chaque langue.L'ordre dans lequel elles se succèdent est, sauf exceptions justifiées, celui-ci: akkadien, ougaritique, amorite, phénico-punique, hébreu, moabite, araménien (dialectes anciens et modernes), arabe (langue littéraire et dialectes), sudarabique (épigraphique et moderne), éthiopien (guèze, tigré, tigrigna, amharique, argobba, gafat, harari, gouragué). Le classement des sens, qui n'a d'autre but que la clarté de la présentation, n'implique aucune prise de position sur les problèmes étymologiques.Dans la mesure où des données de nature étymologique ou historique sont discutées, c'est dans la deuxième partie de chaque article qu'elles sont introduites. C'est là que sont fournies les références bibliographiques. C'est enfin dans une troisième partie éventuelle que sont traités les rapprochements nombreux avec les autres branches du chamito-sémitique.
Critique de la mondialisation promue par le néolibéralisme, le phénomène de l'altermondialisme concerne notre propre contemporanéité. Né au cours de la première décennie du 21e siècle, ce nouveau phénomène mérite l'attention. Ainsi, de la mondialisation à l'altermondialisme, que s'est-il passé ? Altermondialismes répond à cette urgente question en retraçant le parcours de ce phénomène, marqué par de nombreux évènements, de multiples mobilisations, la création de nouveaux réseaux, tel le Forum social mondial, et des revendications ayant émergé dans le sillage de la vague rose en Amérique latine et des Printemps arabes. Mise en perspective historique qui retrace 20 ans de mobilisations sociales dans le contexte de la mondialisation néolibérale et du passage vers l'altermondialisme, l'ouvrage combine l'analyse rigoureuse, l'engagement social, la réflexion et la pratique. Malgré les chocs subis par la crise qui frappe actuellement l'économie mondiale, des mouvements ont trouvé les moyens de relancer les revendications féministes et écologistes, les projets d'économie sociale et solidaire, le respect des droits et la lutte contre le racisme et les discriminations. Dans ce contexte, Altermondialismes pose un regard critique et sans concessions sur le monde contemporain et permet de faire un bilan honnête et sérieux des défis rencontrés, mais aussi des solutions de rechange possibles pour le monde de demain.
La réputation de l'autrice britannique Jane Austen, particulièrement dans le monde anglophone, n'est plus à faire : son oeuvre est abondamment fréquentée par les lecteurs et lectrices, et l'on ne compte plus les adaptations et continuations - textuelles et transmédiatiques - de ses romans. En français seulement, ses ouvrages ont été l'objet de plus de 70 traductions en deux siècles d'existence. Comment son écriture, où abondent humour, ironie et discours indirect libre, a-t-elle été intégrée au corpus français ? Alors qu'Austen fait déjà l'objet de débats dans le monde anglo-saxon, quelle interprétation aura franchi la Manche et été proposée au lectorat francophone ? Ce transfert linguistique aura-t-il, pour l'autrice, donné lieu à une traduction ou à une métraduction ? Analyse littéraire combinant les disciplines de la traductologie, la narratologie et des études féministes, ce livre se penche, avec une approche diachronique, sur les traductions françaises de trois romans de Jane Austen : Northanger Abbey (1803 [ 1818]), Pride and Prejudice (1813) et Persuasion (1818). Dans cette étude traductologique et littéraire des versions françaises des romans de Jane Austen, Rosemarie Fournier-Guillemette s'intéresse aux destinées françaises des prises de position et de l'écriture de cette autrice qui a inspiré de nombreuses féministes par sa critique de l'institution du mariage.
Immigrant sans le sou, Philip Fermanian ouvre en 1948 le cinéma Pine de Sainte-Adèle, qui occupe une place unique dans l'industrie cinématographique nord-américaine. Dans cet ouvrage, Stéphane Desjardins raconte l'histoire de cette famille, dont le paternel a quitté la Turquie durant le génocide arménien dans les années 1920 pour s'installer dans les Pays-d'en-Haut, espérant y vivre d'agriculture. Pris avec une terre de roche, les Fermanian se réinventent à la sueur de leur front dans la vente de fruits et légumes. L'histoire prend un tournant alors que la fiancée de Phil Fermanian, une fille de Sainte-Adèle nommée Aurore (ça ne s'invente pas), accepte de l'épouser à une condition : il ouvrira un cinéma. De leur union naissent deux fils, dont un seul continuera dans le Septième art, Tom. Celui-ci a grandi dans l'appartement familial aménagé dans la marquise du cinéma et a vécu un peu la même vie que le personnage de Salvatore du film Cinema Paradiso. Le récit de la famille Fermanian évoque divers événements marquants dans l'histoire de Sainte-Adèle, et l'auteur fait un clin d'oeil à l'industrie cinématographique et aux vedettes à travers les films projetés au Pine.
Qui étaient les "allumettières" de l'usine de pâte et papier E. B. Eddy de Hull ? De jeunes femmes exploitées ou des militantes syndicales engagées ? Entre 1854 et 1928, ces ouvrières chargées de fabriquer 90 % des allumettes du pays ont exercé un métier éreintant et extrêmement dangereux en raison des risques d'incendie et des produits chimiques toxiques qu'elles manipulaient. Les conséquences furent désastreuses pour elles, et il n'est guère surprenant que ces femmes aient déclenché le tout premier conflit syndical féminin au Québec. Dans cette première étude complète sur les allumettières de Hull, l'historienne Kathleen Durocher raconte la fascinante histoire de cette main-d'oeuvre anonyme. Pour ce faire, elle met à contribution les recensements canadiens, les archives gouvernementales, privées et paroissiales, ainsi que de nombreux articles de revues scientifiques et de journaux à grand tirage. Durocher dresse ainsi un profil démographique des allumettières et propose des sections dédiées à la vie quotidienne de ces femmes ; leur rôle au sein de la classe ouvrière ; leurs fonctions dans la manufacture ; leurs conditions de travail, les dangers de l'emploi (notamment ceux associés au phosphore blanc) ; et leurs activités syndicales, de 1918 à 1928 - lorsque l'usine a quitté Hull. Tragique et inspirante, l'histoire des allumettières marque l'histoire de la région et du pays depuis plus d'un siècle, mais demeure trop peu connue. Avec ce livre, elle est enfin tirée des oubliettes.