Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Des amis de longue date
Cohen Michèle
PANSEUR
20,00 €
Épuisé
EAN :9782490834266
Prix Médicis Essai - Une sélection 2025 sous le signe de l'amitié ! Longtemps elle a été la plus jeune, celle qu'on appelait la petite. Des années plus tard, de ses grands amis, Michèle Cohen dresse les portraits : un grand homme de spectacle, un réfugié élégant, un ami de Perec, un cinéaste pique-assiette, un poète analphabète, un fan de Sacha Distel, une trapéziste et son éléphant provençal et tant d'autres, dont elle raconte les histoires, les entremêle - morceaux de vie cousus de fil rouge. On rit, on s'écoute, on s'engueule, on se frôle, on apprend les uns des autres, on se perd de vue, on perd la boule, on meurt aussi pas mal, mais on n'y pense pas trop, car on est spinoziste. Auteure d'un premier roman réjouissant intitulé "âLa Rédactriceâ" , Michèle Cohen nous offre un nouveau livre d'une grande vitalité. Délicate, élégante, malicieuse, son écriture éveille en nous la joie profonde de la rencontre et l'envie de cultiver nos liens d'amitié.
Résumé : Adorno est le nom d'une profonde discorde entre Lyotard et Derrida, qui s'est poursuivie de livre en livre. Cet essai se veut une nouvelle manière d'écrire l'histoire de la philosophie, qui étudie les auteurs à partir d'un conflit qui s'est prolongé souterrainement dans les livres pour hanter et changer les pensées. Ce suivi des transformations conceptuelles définit la stridence.
?Heidegger est-il nazi ? Une question qui a remué et ému le Landerneau philosophique français durant l'automne 2014. Les heideggériens-sachant et les heideggériens-ne-sachant-pas sont-ils, en adhérant aux théories du philosophe de Fribourg, nazis ou, par cette adhésion, colportent-ils, en porteurs sains, les mythes menant les gens à adopter les thèses nazies ? Dans le même temps paraissait un ouvrage, La Loi du sang (J. Chapoutot), sur les faits et gestes des Allemands où il est démontré que le nazisme s'instille dans les esprits par des tout-petits-riens, des petits faits et gestes... Le doute s'installa, fallait-il renier des années de travail, de révérence, et devenir rien ? Un pan de la philosophie française disparaissant en cas de démonstration positive — la Vérité (laquelle ?) étant la tâche de la philosophie. Vint un Zorro philosophique, le responsable de la publication des « Cahiers noirs », source de l'opprobre (Journal de pensée — volumes publiés, pour l'heure en Allemagne, à l'automne 2015, Gallimard), qui, dans le cadre de son travail pour la publication des œuvres intégrales telles que Martin Heidegger l'a décidé, découvre des propos propres à révulser et le vulgum pecus et le bon philosophe. La révélation risque de faire capoter la pensée de l'homme des forêts, alors M. Peter Trawny se livre à une opération (usant du dispositif de la « lettre volée »), il obère le sentimental qui se manifestera immanquablement dans l'humain trop humain de l'Homme et transforme l'antisémitisme humain en antisémitisme théorique, métamorphosant le « salaud » en penseur, la notion de responsabilité concrète mutée en idéologie, propulsant en concept l'acte historique. Dans l'abstraction du concept les coupables n'existent pas, donc plus de victimes, donc la Shoah n'est plus qu'une victimisation. Rien de réel ne concerne l'antisémitisme « historial » (mode abstrait de l'histoire où l'on se débarrasse des contingences) du philosophe Heidegger là où l'homme Heidegger réel était un antisémite avéré — se prolongeant dans les proclamations actuelles de sa progéniture qui reprend l'argument trawnien. Ouf ! la philosophie, par cette coupure épistémologique, est sauvée. Nos auteurs débusquent la supercherie philosophique du véridisme heideggérien. Günther Anders dénonça la pseudo-concrétude de Heidegger, «?concrétude?» aujourd'hui relookée, par Peter Trawny, en vérité historiale-Heidegger dressée en étendard contre la réalité de l'homme Martin H. Ainsi, Peter Trawny a connu l'instant warholien par ce tour de prestidigitateur digne d'une vedette du show-biz, pour sauver le Grand et Unique marché français heideggérien. Dormons tranquilles, le courtier de la famille Heidegger veille sur tout et sur la Philosophie en particulier. À voir, donc !"
Orné d'une cicatrice qui le balafre, L'Ouïe est reconnaissable entre tous. Bon soldat, il déambule dans les rues, il veille à ce que les enfants jouent en sécurité, que chacun ait sa place dans la communauté et que le pouvoir de Mohamed soit respecté. Mais la guerre fait rage. Subversifs, les Poètes soufflent leurs vers et détruisent dans de terribles explosions toute forme d'autorité. L'Ordre est menacé. Les Poètes sont traqués, réduits au silence, jusqu'au jour où L'Ouïe écoute l'un d'entre eux et le sauve au lieu de le tuer. Après L'homme qui n'aimait plus les chats, Isabelle Aupy signe un second roman en rupture des genres littéraires pour une expérience unique : vivre un texte plus que le lire, car les mots sont vivants !
Résumé : Un jour, elle égara son corps. Jusqu'aux plus intimes de ses sensations, tout devint étranger. Comme avalée par son ventre, elle fut réduite à une forme. Rien qu'une forme. Un Amer, assailli de regards. Elle manqua d'air et de mots. Avant de tomber enceinte, elle n'avait jamais envisagé que la grossesse puisse être synonyme de disparition. L'Amer (substantif neutre) : femme-ventre figée dans sa forme et identifiable sans ambiguïté allant mettre au monde un enfant. A partir de témoignages de femmes et d'hommes, Maëlenn Le Bret nous propose une oeuvre poétique et libératrice portant des voix très souvent tues. Construit en neuf fragments incarnant les grandes étapes archétypales de la grossesse, ce premier roman, à la fois poétique et documentaire, nous fait entendre l'ambivalence d'une expérience souvent euphémisée, et ouvre ainsi un espace où les tabous peuvent s'exprimer.
Sans crier gare, Felis est partie rejoindre une forêt menacée de destruction. Elle porte une cagoule pour faire comme les autres et se protéger du froid. Suspendue aux branches, du haut de sa cabane, ou les pieds sur terre, elle contribue à la vie collective et commence à se sentir mieux. Mais Felis ignore que c'est sa sÅur qui la fait exister - ou bien est-ce le contraire ? Entre les quatre murs d'un appartement glacial, chambre d'écho de conversations familiales et de souvenirs, une jeune femme tire des fils pour se rapprocher de Felis - sa sÅur, sa chimère. Progressivement, la forêt s'étend, elle envahit ses pensées et intègre le maillage confus de sa propre existence. Sans doute y a-t-il là une place pour le chat sauvage qui est en elle. Premier roman d'Anouk Lejczyk, Felis Silvestris nous plonge, le temps d'un hiver, dans une histoire intime et sensible, explorant notre imaginaire et nos inquiétudes face à des choix de vie qui nous effraient autant qu'ils nous fascinent.
Résumé : Il arrive que les plus grandes tragédies se jouent sur un bout de rue maquillé à la craie... Des ruelles poussiéreuses de Ouagadougou aux pelouses des terrains de football européens, il n'y a qu'un pas, celui de l'espoir. Mais l'espoir peut rapporter gros à celui qui sait y faire : il suffit d'un peu de magie pour enfermer dans le creux de ses mains une armée de gamins qui rêvent d'étoiles brodées d'or. Par dizaines, le Sorcier Blanc les tient sous sa semelle, monnayant leurs espérances comme leur vie. Jusqu'au jour où un jeune gardien de but abandonne tout désir de gloire pour faire équipe, et ose se dresser face à l'emprise du Sorcier Blanc. Telle une déclamation (dans un registre Spoken-Word), où l'élégance du verbe contraste avec la véhémence de la logorrhée, ce roman rend conte de l'espoir et des illusions de jeunes footballeurs, puisque rêver de gloire ou simplement de jours meilleurs peuvent conduire à la chute... Avec ce premier roman, Mathieu Vivion nous livre une oeuvre engagée à vocation scénique et nous entraîne, avec poésie, à faire le lien troublant entre les réseaux exploitant les réfugiés et les rouages méconnus du monde footballistique.