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L'éthique du judaïsme
Cohen Hermann
CERF
44,00 €
Épuisé
EAN :9782204049726
Fils d'un hazan (chantre synagogal), Hermann Cohen (1842 - 1918) souhaitait d'abord devenir rabbin. Mais après quelques années d'études au séminaire rabbinique de Breslau, où il fut l'élève de Heinrich Grätz, il se consacra entièrement à la philosophie. Devenu célèbre pour avoir fondé l'école de Marbourg, d'où partir le renouveau du kantisme, il milita avec ferveur et intransigeance pour l'intégration des juifs dans la culture moderne, notamment allemande, et devint l'un des défenseurs les plus inspirés du judaïsme. C'est ce qui ressort des études et articles des Jüdische Schriften (Ecrits juifs ; préfacés dans l'édition originale par Franz Rosenzweig), réunis dans le présent volume. L'éthique du judaïsme - tel est ici le sujet privilégié de la réflexion de Cohen -, porte en elle tous les éléments de la morale à la fois individualiste et universaliste que prône la Critique de la raison pratique. Des prophètes de l'Ancien Testament à leurs exégètes modernes, en passant par les grandes figures du rationalisme juif comme Maïmonide, Cohen trace une ligne de convergence où se rencontrent, sans jamais se confondre, la pensée philosophique et la croyance religieuse. Par ses analyses admirables de la spiritualité juive, plus proches, il est vrai, du protestantisme que du sionisme, il entend avant tout témoigner de la vocation universelle de la religion d'Israël.
Dans son Commentaire de la " Critique de la raison pure " de Kant, Hermann Cohen propose un abrégé de son interprétation de la théorie kantienne de la connaissance, achevant ainsi l'entreprise de reconstruction du système du criticisme inaugurée par son grand livre sur La Théorie kantienne de l'expérience (1871). Mais il s'agit cette fois de suivre pas à pas le texte de Kant, afin de restituer la démarche même de l'auteur et de faire apparaître progressivement l'unité de l'ensemble visé par le travail de la réflexion. En expliquant ainsi dans le détail l'argumentation développée par Kant, Cohen met utilement en évidence les variations qu'elle subit au cours de son élaboration. De plus, par certaines de ses remarques, il suggère comment la Critique de la raison pure devait trouver son aboutissement dans sa propre Logique de la connaissance pure (1902). Sans jamais trahir la lettre d'un ouvrage incommensurable, et qui a fait l'objet d'interprétations aussi nombreuses que contradictoires, Cohen entend en retrouver l'esprit, au risque d'oser comprendre Kant mieux qu'il ne s'est compris lui-même.
Cette étude est à la fois une révision profonde de la théorie kantienne de l'expérience et une histoire du bouleversement qu'a entraîné, pour la physique, la découverte du calcul différentiel. La méthode qu'en dégage Cohen est destinée à fonder une nouvelle critique de la connaissance. C'est en même temps l'un des piliers philosophiques essentiels de l'idéalisme critique propre à l'Ecole de Marbourg, qui débouchera sur la pierre angulaire du système de Cohen, sa Logique de la connaissance pure. Cet ouvrage est un remarquable travail de reconstruction philosophique où la part de l'histoire n'est nullement contingente puisque c'est précisément à l'intégration de l'évolution scientifique au sein de la critique de la connaissance que tend Hermann Cohen.
Hermann Cohen (1842-1918), fut la figure principale du néo-kantisme de l'Ecole de Marbourg qu'il dirigea avec Paul Natorp, et dont le principal disciple est Ernst Cassirer. Il incarne ce qu'aurait pu être et ce que fut, un temps, la " symbiose " judéo-allemande. La Religion dans les limites de la philosophie (1915) est l'avant-dernier ouvrage de Cohen qui achève son grandiose parcours philosophique par une " philosophie de la religion " au sens classique, même si les sources principales de son inspiration sont juives. L'originalité de cet ouvrage ne tient pas seulement à cet aspect-là, il a inspiré très directement l'œuvre de Martin Buber et, ce que l'on ignore en France, celle d'Emmanuel Lévinas. Cohen cherche, en effet, à intégrer la religion au sein du système philosophique en en montrant la spécificité par rapport à la logique, à l'esthétique, à la psychologie, mais surtout par rapport à la morale. L'éthique ne peut prendre en compte que l'individu représentant d'une totalité morale : l'humanité. En revanche, la religion prend sa source dans l'irréductible singularité de la souffrance individuelle qui me présente autrui, non plus comme un homme en général, mais justement comme cet individu-là, comme un " tu ", qui n'est jamais identifiable au " il " désincarné de l'éthique. Cette singularité fonde la priorité, non seulement de la religion sur l'éthique, mais aussi sur la politique.
Cohen Hermann ; Bienenstock Myriam ; Buée Jean-Mic
La voie de la recherche conduit sûrement et invariablement à l'idéalisme": c'est ainsi que Hermann Cohen (1842-1918), figure emblématique du néokantisme de Marbourg, exalte les avancées scientifiques majeures qui marquèrent la seconde moitié du XIXe et le début du XXe siècle en Allemagne : celles d'Heinrich Hertz et de Ludwig Boltzmann, et aussi d'Albert Einstein. Ces hommes de science avaient été très conscients de la dimension philosophique de leurs travaux. Cohen prend acte. Examinant leurs découvertes, il fait en même temps valoir le "concept" de la philosophie : si la philosophie doit toujours s'élaborer avec les sciences, elle ne s'identifie pas à elles. Transformer des chaires de philosophie en chaires de sciences expérimentales, ce serait "forger les clous du cercueil des universités"... Socialiste de toujours, mais critique du "matérialisme" comme mot d'ordre politique, Hermann Cohen intervient aussi dans les débats qui faisaient rage à l'époque dans la social-démocratie allemande : il défend l'idée d'un socialisme éthique. Ce volume offre pour la première fois une traduction française annotée des trois versions (1896, 1902 et 1914) du texte rédigé par Hermann Cohen pour présenter l'ouvrage-phare de Friedrich Albert Lange, Histoire du matérialisme et critique de son importance à notre époque. Il comprend aussi la traduction française de l'introduction à l'Ethique de la volonté pure (2e éd., 1907).
Connu comme le fondateur du hassidisme, celui qu'on surnomme le Baal Shem Tov, le " maître du Bon Nom ", ne cesse de fasciner. Qui était-il : un mystique détenteur de secrets ? Un réformateur religieux venu valoriser la foi simple des humbles contre l'érudition talmudique ? Un annonciateur du messie ? Un guérisseur, voire un chamane pratiquant la transe, inspiré par des traditions préchrétiennes des Carpates ? A-t-il seulement fondé un nouveau mouvement, ou la légende a-t-elle dépassé l'histoire ? Jean Baumgarten, sans doute le plus éminent spécialiste français du hassidisme, nous invite à le suivre dans sa recherche du " vrai " Baal Shem Tov. A la fois portrait spirituel et plongée dans la sociologie religieuse des Juifs polonais du milieu du xviiie siècle, cet ouvrage nous livre la synthèse des travaux les plus récents sur cette figure majeure dont se réclament les " amis de Dieu " bien au-delà du monde juif.
Résumé : On prétend parfois que l'" homme occidental " serait le seul être humain pouvant vivre sans mythes. Il n'en est rien. A l'aune d'une lecture inédite de l'Ancien Testament, Ron Naiweld nous plonge dans ce grand mythe, support de la rencontre, fondatrice pour l'Occident, de la Bible et de la philosophie. Contre le récit traditionnel d'un dieu créateur unique et tout-puissant, sa lecture fait émerger une autre histoire. Son héros est un dieu motivé par le désir d'être reconnu comme tel par les hommes. Avec le temps et au contact des empires assyrien, babylonien et perse, le dieu développe son intelligence politique. Il apprend la puissance du peuple, l'utilité de l'ordre impérial et, de sa rencontre avec la pensée grecque, l'intérêt de l'idée monothéiste. Mais c'est avec saint Paul qu'il assouvit pleinement son désir. En suivant pas à pas l'histoire de ce dieu, cet essai fascinant montre comment, à force de torsions, de relectures, d'appropriations, le mythe d'un peuple marginal dans la fabrique culturelle du monde ancien est devenu l'un des mythes fondateurs de la civilisation occidentale. Comment Yahvé est devenu Dieu.
Résumé : Nul n'était mieux qualifié que l'autour de ce livre - docteur en philosophie et rabbin de la synagogue de Birmingham - pour entreprendre le véritable tour de force qu'il a réussi en réalisant la synthèse de l'enseignement contenu dans le Talmud. La richesse de son information n'a d'égale que la maîtrise avec laquelle il répartit son savoir en une suite de chapitres aussi clairs que précis. Cet ouvrage, pendant longtemps encore, rendra d'inestimables services à ses lecteurs.
Simon Schama poursuit, avec ce deuxième volume, sa magistrale histoire des Juifs, à partir de leur expulsion d'Espagne en 1492. Il donne vie à l'épopée d'un peuple jeté sur les routes, en quête d'un lieu où vivre en harmonie avec les autres, sans renier sa culture. C'est l'histoire non seulement de rabbins et de philosophes, mais aussi d'une poétesse du ghetto de Venise, d'un général dans la Chine des Ming, d'un boxeur de l'Angleterre géorgienne ou encore d'un compositeur d'opéra dans l'Allemagne du xixe siècle. Du Kerala à Mantoue, des rives de la Colombie aux tavernes d'Ukraine, jusque dans les camps miniers de Californie, le lecteur parcourt le monde. Il navigue sur des caravelles, voyage en diligence, sillonne les rues de Londres à l'aube, un paquet de vêtements usés sous le bras, tombe avec ce qu'il reste de l'armée napoléonienne en ruine. L'histoire que nous raconte Simon Schama est celle de l'endurance face à la destruction, de la créativité face à l'oppression, de la joie dans la peine. C'est ce qui en fait l'histoire de tous et de chacun. Et en ces temps où les souffrances de la migration sont quotidiennement rappelées, elle trouve d'autant plus de résonance.