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LA TENTATION HEXAGONALE. La souveraineté à l'épreuve de la mondialisation
Cohen Elie
FAYARD
39,25 €
Épuisé
EAN :9782213597317
La France est-elle en train de perdre sa souveraineté économique ? On pourrait le redouter à l'heure de la mondialisation des échanges et des " firmes globales ", où les produits d'Asie inondent les marchés et où les technocrates de Bruxelles semblent dicter leurs politiques aux Etats-nations. Ces appréhensions, écrit Elie Cohen, sont mal fondées : la mondialisation n'a pas l'ampleur qu'on lui prête ; les échanges avec les pays à faible coût de main-d'?uvre sont dérisoires ; les " firmes globales " sont peu nombreuses et leur influence économique est la même depuis trente ans. Quant à la Commission européenne, elle n'a rien imposé et ne peut rien imposer à l'Etat français : ni le démantèlement du service public, ni la privatisation des entreprises, ni l'ouverture commerciale. L'organisation de l'Europe n'affaiblit pas notre souveraineté économique mais, au contraire, la renforce : elle donne à la France pour partenaires privilégiés des pays qui partagent le même modèle économique et social ; elle lui garantit le respect par tous d'une norme commune ; elle lui procure les moyens de marquer les règles du commerce mondial. Bref, elle lui offre des atouts que, seule, la France n'aurait pas. De fait, avec l'Europe, l'Etat français s'est donné une contrainte pour s'adapter au nouvel ordre économique, pour forcer aussi les esprits et les groupes d'intérêt à rompre avec leurs vieilles habitudes. Cet essai veut apaiser des inquiétudes légitimes, mais aussi prévenir contre les illusions d'une rhétorique incantatoire sur l'exception française.
Il y a une énigme du capitalisme contemporain. Comment expliquer que le plus grand krach boursier que nous ayons connu depuis 1929, l'éclatement de la bulle Internet, n'ait eu aucun des effets habituels sur l'économie générale ? Pourquoi les faillites frauduleuses d'Enron et de Worldcom n'ont-elles pas freiné la diffusion à l'échelle planétaire du capitalisme financier à l'américaine ? Pour comprendre les nouvelles logiques à l'?uvre, Elie Cohen a choisi d'analyser la montée en puissance et la chute de deux entreprises emblématiques des années 1990: Enron et Vivendi. Loin d'engager la seule responsabilité de leurs impétueux promoteurs, ces deux échecs révèlent, plus profondément, le rôle des marchés financiers dans la détermination des stratégies industrielles. Extrêmement réactive, la finance de marché réduit les risques en les diffusant et les aggrave en favorisant la spéculation. Ce livre analyse la formation de mythes de marché, de bulles spéculatives, de modes de gestion, il dépeint l'univers des acteurs de cette industrie du risque (analystes, auditeurs, évaluateurs) et rend compte d'un système où l'erreur collective est préférée à la rupture du consensus. Comment réguler les marchés financiers sans entraver la capacité d'innovation ? Comment prévenir l'arbitrage entre régulations dans le nouvel âge du capitalisme? Tels sont les problèmes auxquels sont confrontés nos gouvernements et les grandes institutions financières internationales, des questions auxquelles Elie Cohen répond avec clarté et brio.
Présentation de l'éditeur Alstom, Pechiney, Arcelor : pourquoi la désindustrialisation semble-t-elle frapper plus fortement la France ? Pourquoi l’automobile anglaise, donnée pour morte il y a quinze ans, est aujourd’hui plus performante et exportatrice que la nôtre ? Pourquoi avons-nous perdu notre place de premier exportateur agro-alimentaire européen ? Quand la France a fait le choix de l’Europe, elle n’a tiré aucune conséquence en matière de compétitivité, de finances publiques et de concurrence fiscale de son appartenance à la zone euro. Victime jusqu’ici de sa politique économique incohérente, elle peut encore rebondir et, comme d’autres pays, réussir sa ré-industrialisation. La France peut changer de cap si l’on écarte les suspects traditionnels (Bruxelles, une politique commerciale angélique, un euro surévalué), et que l’on établit les vraies causes du décrochage. Parler d’industrie, ce n’est pas céder à une vision nostalgique et régressive, c’est penser un écosystème fait de technologies, de services, d’intelligence dans les réseaux et de production manufacturière. Pourquoi l’industrie disparaît en France, pourquoi c’est grave… et ce qu’il est urgent de faire pour redresser la barre. Pierre-André Buigues est professeur à l’université de Toulouse (Toulouse Business School) et ancien conseiller économique à la direction générale de la Concurrence de la Commission européenne. Élie Cohen est directeur de recherche au CNRS et spécialiste de politique industrielle.
Comment la France est-elle passée, en vingt ans, du miracle industriel aux litanies sur l'inexorable déclin ? Les faillites spectaculaires de Boussac, de Creusot-Loire ou de La Chapelle Dar-blay ; les conflits interminables de Manufrance ou des imprimeries parisiennes ; le naufrage de la Navale, de la sidérurgie et de la machine-outil ; le séisme de régions comme le Nord-Pas-de-Calais et la Lorraine ou les bassins d'emploi sinistrés tels Longwy ou La Ciotat : autant de cas précis permettant de comprendre comment un ordre économique bascule, un mode de régulation étatique s'épuise et une "crise de gouvernabilité" s'installe. Elie Cohen analyse méthodiquement les faillites, leur mode de traitement et les logiques consécutives d'intervention de l'Etat, pour dégager progressivement les traits communs aux "politiques du déclin industriel". Remonter des cas particuliers à la leçon générale, induire de l'observation détaillée un modèle d'ensemble : telle est la logique profonde de cet essai original. Enquête inédite sur la grandeur et la décadence de la "Maison France", diagnostic pénétrant sur la pathologie du processus de décision, l'Etat brancardier dévoile le mal industriel français : incapable de traiter la crise et de négocier le changement, la France se replie, dans les années 1974-1984, sur une gestion politique douce du déclin économique.
Élie Cohen, économiste, directeur de recherche au C.N.R.S., il est l'auteur notamment de La Tentation hexagonale (1996). Seattle a été récemment le théâtre de violentes manifestations réunissant des hommes venus du monde entier pour défendre la sidérurgie, les baleines, le fromage de brebis, les minorités déplacées... Le cycle du Millénaire, qui devait jeter les bases d'une constitution économique de la planète, a produit plus de frustrations que de résultats. Ce livre veut restituer sa réalité au nouvel ordre économique mondial. Il explique les relations entre phénomènes économiques, dynamiques financières et interventions politiques. Il esquisse la carte des nouvelles instances du gouvernement économique et de la régulation planétaire. Aujourd'hui, le vrai débat n'est pas celui qui oppose les intégristes du marché aux anti-mondialistes, aux souverainistes et aux tiers-mondistes; c'est celui, autrement déterminant, que mènent les architectes du nouvel ordre économique mondial.
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
La maladie a-t-elle un sens? Voilà une question qui nous concerne tous. Pourtant la médecine ne se la pose plus. Elle soigne en effet le corps sans se soucier de l'intégralité de la personne humaine. Et, privilégiant la compréhension des détails, elle oublie les liens qui unissent les patients au monde dans lequel ils vivent. Tombons-nous malades comme par fatalité, ou bien la maladie est-elle le moyen pour notre corps de trouver, face à des situations perturbantes, un nouvel équilibre? Nos pathologies naissent-elles de causes extérieures à nous ou, au contraire, sont-elles le symptôme d'un malaise plus profond? Thierry Janssen se confronte à ces questions avec une audace remarquable. S'appuyant sur les découvertes scientifiques les plus récentes, il retrace l'histoire de la médecine psychosomatique - véritable donneuse de sens dont il analyse les apports mais aussi les dérives. Et, comparant les théories modernes avec les croyances de peuples traditionnels comme les Aborigènes, les Douala ou les Navajo, il nous montre que, face à la souffrance, nous avons le choix d'explorer plusieurs sens. "Sens biologique" défini par la science, ou "sens symbolique" exprimé par les malades? À travers le témoignage de nombreux patients, nous découvrons, en plus, le "sens collectif" de nos maux. Celui-ci fait appel à notre responsabilité afin de prévenir les pathologies au lieu de les guérir. Ainsi, tout au long de ce livre, Thierry Janssen nous invite à renouer avec des principes de bonne santé qui sont de précieux outils au service de la vie. Et sa réflexion, aussi brillante que passionnante, annonce une autre manière de penser la médecine. Biographie de l'auteur Chirurgien devenu psychothérapeute, Thierry Janssen enseigne les principes d "une" médecine humaniste et responsable "aux professionnels de la santé, dans divers hôpitaux et facultés de médecine. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Solution intérieure: vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit, publié en 2006 chez Fayard et considéré comme une référence incontournable."