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Socialter N° 56, février-mars 2023 : Géo-ingénierie, on y est
Cohen de Timary Olivier
SOCIALTER
7,50 €
Épuisé
EAN :3663322123276
Il est de plus en plus évident que la cible d'une augmentation des températures de seulement 1, 5°C ne sera pas atteinte. Qu'on se rassure : les géo-ingénieurs ont la solution ! Grâce à des "émissions négatives", l'alcalinisation et l'ensemencement des océans, la modification génétique des plantes ou encore le bombardement de soufre en haute atmosphère, l'humanité va parvenir à maintenir stable la température malgré ses échecs à réduire les émissions de dioxyde de carbone. La géo-ingénierie, qui relevait jusqu'alors d'un rêve prométhéen issu des milieux californiens, d'une conjecture pessimiste ou d'un "dernier recours" des éminences scientifiques, est en peu de temps devenue une perspective bien tangible, au point que... nous y sommes déjà. Du lancement d'un programme de recherche par l'administration Biden aux actions sans autorisations de start up américaines en passant par les colloques de la Overshoot Commission dirigée par Pascal Lamy ou le basculement d'une partie de la gauche américaine en faveur du contrôle du rayonnement solaire, tous les signaux sont au vert pour une normalisation des techniques de géo-ingénierie. Le débat serait-il déjà clos avant même d'avoir été ouvert ?
L'éclaireur : Christophe Itier, Haut commissaire à l'ESS Entretien fleuve : Benoît Hamon nous livre un entretien sur l'état de la gauche et l'émergence des nouvelles idées politiques. Dossier : Bienvenu dans l'âge de métal, l'envers de la transition énergétique Un dossier qui se concentre sur l'aspect ressources de la transition et se penche sur la question épineuse des métaux rares. -La face cachée de la transition : Si les métaux rares sont à la base de toutes les technologies "vertes" et numériques, le coût environnemental, écologique et énergétique de leur extraction est loin d'être négligeable. -La Chine, géant de métal : grâce à une politique économique ambitieuse et agressive, la Chine est en situation de quasi monopole sur l'extraction des terres rares. Une position qui fait de l'empire du Milieu la grande puissance de la transition. -Faire l'économie des métaux rares : enquête sur la filière française du recyclage et de la récup des métaux rares. -Pour une transition frugale : article de l'ingénieur et essayiste Philippe Bihouix, spécialiste des métaux et des "low tech", qui milite pour une transition énergétique "basse intensité"/ Avant Garde : notre section dédiée aux acteurs qui changent le monde à leur échelle. -Atelier Paysan : une coopérative d'ingénieurs sillonne la France pour former des agricultures à l'autoconstruction de leurs outils agricoles. Leur projet : faire circuler les savoirs et savoir-faire, mais redonner aussi aux paysans leur "souveraineté technologique". -Nouveau Nez : reportage sur les nouveaux parfumeurs "éthiques" et bio. -Marchez sur l'eau : A Rotterdam, un collectif a entrepris de dépolluer la Nouvelle Meuse de tous ses déchets plastiques avant qu'ils n'aillent se jeter dans l'estuaire. En les recyclant et les recompactant, le collectif entend créer des chemins flottants, à la fois balades piétonnes sur l'eau et nouveau support pour l'écosystème de la rivière. -Social & Co : Reportage sur la méthode Simplon, plusieurs années après le lancement de cette école d'un nouveau genre. Le récit : notre récit hors-cadre se déroule à Siné Saloum, au Sénégal, où 14 villages se sont coalisés pour protéger la Mangrove menacée par la surpêche et le changement climatique. Social Fiction : fiction sur les nouveaux bureaucrates, avec une interview de René Ten Bos, auteur hollandais très reconnu et auteur du livre Bureaucratie : encre, paperasse et tentacules aux éditions du Pommier.
Pour ce nouveau hors-série, Reprise de terres devient rédacteur en chef ! Reprendre et libérer des terres : et si le combat écologique commençait ici. Et si inventer des tactiques foncières, politiques et juridiques pour contrer l'accaparement et le saccage des terres par le productivisme pouvait nous sortir de l'apathie ambiante et nous offrir quelques premières victoires ? Comment organiser à nouveau la vie autour de communs qui prennent en compte tous les êtres qui habitent un lieu ? Socialter tentera, avec le collectif Reprises de terres, de repartir de la base : le sol, là où croît la vie et où retourne ce qui meurt.
Corruption, fabrique du doute, attaques répétées sur les travaux scientifiques indépendants, production de faits alternatifs... Les lobbyistes ont recours à des méthodes frauduleuses ou manipulatoires, et faussent le jeu démocratique : 4 français sur 5 estiment que les responsables politiques sont trop influencés par les lobbies selon la dernière enquête Ipsos, commandée par WWF et Transparency. Mais l'influence gagnée par les groupes d'intérêts privés se résume-t-elle à cela ? Socialter change de perspective et propose une réflexion systémique : entre concentration des lobbies et des institutions au sein du quartier européen à Bruxelles, détournement de la recherche scientifique, et mise à disposition d'expertises pointues, comment les lobbies profitent-ils des faiblesses de la démocratie représentative ?
Avion, smartphone, voiture, viande, fruits exotiques, légumes hors-saison... A quoi devons-nous renoncer ? Une fois admis que le mode de vie occidental n'est pas soutenable écologiquement et que tout ne pourra pas être rendu "âvertâ" , il devient nécessaire de faire le tri parmi nos objets, nos usages et nos habitudes. Et pour atteindre l'objectif de 2 tonnes équivalent carbone par personne, certains sacrifices seront nécessaires... De quoi avons-nous vraiment besoin ? Pourquoi rien n'est-il jamais "âsuffisantâ" ? Faudra-t-il nous rationner ? Boycotter sert-il à quelque chose ? Comment démanteler nos grandes infrastructures ? Autant de questions auxquelles Socialter tente de répondre dans ce dossier.
Longtemps considéré comme une pure abstraction, le bonheur s'est sécularisé et diffusé au sein de la société au point de s'ériger en nouvelle norme. Par la grâce de la psychologie positive, il est même devenu un fait mesurable et accessible à tous, à condition de respecter les méthodes enseignées par les apôtres du développement personnel. En devenant l'objectif par défaut de tout individu vivant dans un pays développé, le bonheur s'est offert une légitimité dans le champ universitaire. Les économistes, notamment, tentent depuis l'après-guerre de le mesurer, et d'en décomposer les sources. Depuis l'Antiquité, les penseurs ont élaboré différentes doctrines se rejoignant sur la nécessaire quête du bonheur terrestre, perçue tantôt comme recherche des plaisirs, tantôt comme évitement des douleurs. Individualiste, notre quête de bien-être ? Les chercheurs en psychologie positive ont multiplié les expérimentations étudiant les corrélations entre épanouissement personnel et comportements altruistes. Avec des résultats plus ou moins probants. Dans la vie privée comme au travail, la quête du bonheur peut vite devenir une obsession... Jusqu'à nous pousser, paradoxalement, à la déprime.
Les freelances sont d'ores et déjà près d'un million en France et leurs rangs ne cessent de grossir. Attirés par davantage d'indépendance, une nouvelle génération de travailleurs aspire à mettre davantage de sens dans leur métier et de souplesse entre vie professionnelle et vie personnelle. Phénomène nouveau et peu structuré, la réalité du freelancing est pourtant loin des fantasmes qu'elle suscite. La liberté acquise en s'affranchissant du rythme de travail traditionnel rime parfois plus avec précarité, qu'avec une véritable émancipation. Alors comment s'organiser ? Entraide ou loi de la jungle ? Socialter vous propose une plongée au coeur du système Freelance dans ce hors-série spécial, à travers des articles d'analyse, des reportages, des fiches pratiques et de grands entretiens.