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Le Portail des cieux
Cohen de Herrera Abraham ; Attali Michel
ECLAT
41,00 €
Épuisé
EAN :9782841622047
Le Portail des cieux de Rabbi Abraham Cohen de Herrera (1570-1635), traduit pour la première fois en français à partir du manuscrit espagnol, est une oeuvre charnière à plus d'un titre. C'est un des derniers ouvrages de kabbale écrit en espagnol par un kabbaliste séfarade d'Amsterdam à l'orée de la modernité. Destiné à guider les membres de la naci6n séfarade revenus au judaïsme et désireux de pénétrer la kabbale hébraïque, il eut toutefois une extraordinaire diffusion à la fois dans les milieux chrétiens - qui, depuis Pic de la Mirandole, s'intéressaient à la kabbale juive - et philosophiques, puisqu'on a prétendu que le panthéisme de Spinoza était directement inspiré du Portail des cieux, que l'auteur de l'Ethique avait pu lire dans sa version hébraïque alors qu'il fréquentait la communauté juive d'Amsterdam. D'ailleurs, toute l'oeuvre d'Abraham de Herrera tend sinon à concilier du moins à "penser ensemble" kabbale et philosophie, même si l'on a pu écrire qu'il "était sans doute un philosophe trop authentique pour croire à la possibilité de fusion entre les deux `royaumes', et trop authentiquement un kabbaliste pour l'appeler de ses voeux". Il n'empêche que Le Portail des cieux est sans doute l'entreprise la plus monumentale et la plus systématique de contact entre philosophie et kabbale juive, une véritable "critique de la raison kabbalistique". Cité par Hegel ou par D'Alembert dans son article "Cabale" pour l'Encyclopédie, R. Abraham de Herrera fait partie de ces auteurs pris entre deux mondes et qui, faute d'atmosphère adéquate, tombent dans l'oubli, puis resurgissent comme des comètes.
Corruption, fabrique du doute, attaques répétées sur les travaux scientifiques indépendants, production de faits alternatifs... Les lobbyistes ont recours à des méthodes frauduleuses ou manipulatoires, et faussent le jeu démocratique : 4 français sur 5 estiment que les responsables politiques sont trop influencés par les lobbies selon la dernière enquête Ipsos, commandée par WWF et Transparency. Mais l'influence gagnée par les groupes d'intérêts privés se résume-t-elle à cela ? Socialter change de perspective et propose une réflexion systémique : entre concentration des lobbies et des institutions au sein du quartier européen à Bruxelles, détournement de la recherche scientifique, et mise à disposition d'expertises pointues, comment les lobbies profitent-ils des faiblesses de la démocratie représentative ?
IngeÌnieurs en rupture de ban, traders devenus militants eÌcologistes, hauts fonctionnaires infiltreÌs, ex-communicants s'improvisant neÌo-zadistes... On ne compte plus les exemples de cadres sup' qui, contre toute attente et souvent avec fracas, rompent avec la trajectoire doreÌe sur laquelle leurs brillantes eÌtudes les avaient placeÌs, parfois par refus de parvenir. AnimeÌe par une perte de sens professionnelle, une deÌreÌliction face aux peÌrils climatiques ou un sentiment d'injustice sociale, ce bloc rebelle peut-il jouer aujourd'hui un roÌle historique, comme jadis la petite-bourgeoisie et le proleÌtariat avaient su s'unir contre le pouvoir en place ? Ou ne porte-il en bandoulieÌre que les aspirations d'une classe frustreÌe, deÌsireuse d'agir dans son propre inteÌreÌt ? Dans ce dossier, Socialter examine les raisons, les modaliteÌs, l'ampleur et les possibiliteÌs de la reÌvolte des CSP+.
Cachés dans nos poubelles, oubliés, méprisés, les déchets nont cessé depuis deux siècles de se multiplier, de saccumuler, sexportant maintenant aux quatre coins du globe pour répondre aux logiques de la mondialisation. La démarche "zéro déchet" est symptomatique dune prise de conscience collective. Mais elle ne se limite pas pour autant à la réduction ou au recyclage de nos déchets : elle questionne la société qui les génère. Ce hors-série, réalisé en partenariat avec Zero Waste France, décrypte les enjeux et problématiques globales liées aux déchets dans la première partie ("Vie dordure"), puis met en lumière toutes les initiatives collectives visant à mettre un frein à la surconsommation dans la deuxième partie ("La réduction sorganise"), avant de livrer quelques clefs pour que chacun puisse franchir le cap dans la troisième partie "Se jeter à leau".
Un grand Dossier consacré à la Nuit, "en voie d'extinction". L'idée est d'explorer notre rapport contemporain à la nuit et à la lumière à travers différents angles : écologique, en étudiant l'impact de la pollution lumineuse sur la biodiversité et les solutions à apporter ; économique et social, en mettant en lumière l'omniprésence des écrans et l'émergence de nouveaux usages perturbant notre lien au sommeil ; urbanistique et sociétal, en analysant le lien entre la lumière et la sécurité en ville, et comment cela a "rendu" la ville aux femmes ; techno et R&D, en faisant le bilan des recherches sur la bioluminescence.
Dans les traditions philosophiques occidentales, c'est à la critique développée par la pensée marxiste que l'on doit de pouvoir aborder l'oeuvre de Moses Hess (1812-1875). Pourtant, le "rabbin des communistes", comme on l'a appelé, fut l'un des penseurs du XIXe siècle qui questionna au plus près les conditions de la liberté et de l'égalité sociales, en même temps qu'il ouvrit la voie à l'idée d'un foyer juif en Palestine, où cette liberté et cette égalité se seraient pleinement épanouies. Dans les études juives, la philosophie de Moses Hess est rarement évoquée, si l'on excepte quelques commentaires qui font de lui ce "communiste et sioniste, qui joua un rôle décisif dans le premier mouvement et inventa virtuellement le second". Le livre de Jean-Louis Bertocchi veut porter un éclairage nouveau sur cette oeuvre pionnière et singulière à bien des égards, dont le coeur est bel et bien la discussion serrée, "en accord divergeant", de la pensée de Spinoza, lu attentivement par Marx lui-même, et qui, dans le ciel d'un humanisme juif émancipé et émancipateur, dessine une constellation en perpétuel mouvement, où scintillent tour à tour philosophie, communisme et sionisme.
Dans ce long inédit, Benjamin Fondane révèle les implications philosophiques révolutionnaires qui découlent des travaux de Lévy-Bruhl (1857-1939) sur la mentalité primitive. En mettant à jour les mécanismes d'une logique différente, Lévy-Bruhl fait voler en éclat l'universalité de la logique d'Aristote sur laquelle repose notre pensée occidentale. Dès lors cette logique n'est rien d'autre qu'une arme politique qui fonde l'hégémonie de la rationalité. La démonstration de Fondane est implacable et bouleverse notre conception de la philosophie. Il nous incite à reconsidérer nos manières de penser et de vivre sous la contrainte de la raison, faisant écho à une tradition non aristotélicienne qu'incarnent des penseurs comme Michelstaedter, Lukasiewicz ou Alfred Korzybski.
Le Banquet des Cendres est le premier des trois grands dialogues métaphysiques de Giordano Bruno, dans lequel il expose, contre les partisans d'Aristote et de Ptolémée et par-delà Copernic, ses conceptions cosmologiques. S'il défend l'hypothèse copernicienne au cours d'un banquet organisé en son honneur par des docteurs anglais le 14 février 1584, jour des Cendres, c'est surtout pour dénoncer la pédanterie et l'obscurantisme desdits docteurs et c'est avant tout le Bruno "inventeur de philosophies nouvelles" comme l'appelle James Joyce, qui apparaît ici.
Depuis la parution de Eichmann à Jérusalem de Hannah Arendt en 1962, le concept central du livre, la « banalité du mal », a fait l?objet de très nombreuses polémiques et discussions, dont les pièces sont données en appendice de ce volume. Mais aujourd?hui, à l?occasion du 50ème anniversaire du procès Eichmann, des historiens, des psychiatres, des écrivains et des philosophes engagent un débat posthume avec l?auteur du « reportage», autour des destins de ce concept, qui a permis de méditer les écrits et dires des exécuteurs et des rescapés, mais n?a pas résolu l?énigme de cette banalisation des bourreaux, qui a transformé ces criminels exterminateurs en « hommes ordinaires ». Comment la banalisation de la « banalité du mal » a-t-elle joué contre le sens de la formule est au coeur de la discussion contemporaine.