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La joie d'exister
Cohen-Boulakia Claude
EDK
11,00 €
Épuisé
EAN :9782842540517
Qui de nous ne désire, avec force détermination, ébranler les mortifères résidus idéologiques encombrant, paralysant les forces vives de notre moi ? C'est un ébranlement de cet ordre que suscite le fracassant texte de Claude Cohen-Boulakia, nous ouvrant en premier lieu à un doute cartésien déblayant notre champ de conscience, partant, notre corps de tous les déchets qui les encombrent. A cette vigoureuse démarche succèdent les bonnes questions : " Et si tout cela, souffrances, malheurs, n'étaient que l'ombre portée sur notre vie par la camarde ". Enfin ultime question : " Et si celle-ci n'était qu'un fantôme, un mannequin creux sur lequel, peureux, nous accrochions nos hantises, nos angoisses, nos peurs ? ". C'est en effet à la mort elle-même que s'en prend le texte vigoureux de Claude Cohen-Boulakia, nous libérant par ce fait de nos terreurs puériles - de notre mal de vivre - plus de notre mal-vivre. Texte qui ne se laisse pas oublier et qui assène un formidable coup de boutoir dans la carapace putréfiée par un imaginaire malfaisant, toxique. Texte qu'il faut lire en maintenant présente sans cesse l'interrogation salutaire : " Et s'il en était autrement, par rapport à tout ce qu'on nous a infusé, que nous avons nous-même élaboré dans un frisson terrifié, paralysant nos plus belles nos plus nobles énergies ? ". Alors, relevons le défi, haro sur le moi d'hier, moi vermoulu, à nous le moi d'aujourd'hui lumineux et vibrant !
Tout est bon, tout est bon résonne dans le tympan D'Adam et Eve. Voici les nouveaux vivants du sixième jour. Les humanoïdes ébahis de leur émergence cheminent Vers qui, vers quoi, vers où ? Ils expérimentent ; ils goûtent, ils reniflent, ils avalent, ils rejettent. Il en va de leur survie. Tout est bon, tout est bon autour l'arbre de vie. Mais quel est ce deuxième arbre au nom si étrange ? Arbre de la connaissance du bon et du mauvais. Soudain une vocifération assourdit les oreilles des natifs du Sixième jour : " ... mais de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, Tu ne mangeras pas, Oui, du jour où tu en mangeras, tu mourras, tu mourras. " Sublime révélation !
Cela passe, dans le texte de Claude Cohen-Boulakia, par le transhumanisme, la fin de la loi de la jungle pour la survie et jusqu'à l'élaboration de la paix monothéiste et universelle. Car le texte ancien ne nous a pas laissé le choix : "tu choisiras la vie !". Monique Lise Cohen
Résumé : Possédées du malin au Moyen Age, les sorcières hystériques sont vouées au bûcher. Enfermées au XVIIe siècle, maltraitées, elles rejoignent la Cour des Miracles de l'Hospice de la Vieillesse-Femmes à la Salpêtrière, lieu de réclusion des femmes dérangeantes, indigentes, folles incurables, âgées ou gâteuses .... Jusqu'à ce que le Dr Jean-Martin Charcot (1825-1893) mène le combat qui transforme l'ancien hospice en hôpital : l'Ecole de la Salpêtrière de Paris est née, qui devient lieu de recherche, d'enseignement et de soins, de renommée internationale. Tels des prestidigitateurs, les médecins hypnotiseurs de la Salpêtrière, font surgir et disparaître contractures, paralysies, spasmes, convulsions, cécité... Attiré par la notoriété de Charcot, le jeune Freud, arrive à Paris fin 1885 comme neuro-pathologiste. Il en repart quelques mois plus tard pour fonder la Psychanalyse. Au travers du corps de l'hystérique en convulsions, incarné par Blanche, Augustine ou Geneviève, vedettes des Leçons du Mardi, Freud découvre une mise en scène de fantasmes et de désirs inconscients. C'est à cette traversée historique et conceptuelle que nous vous convions dans l'amphithéâtre qui porte aujourd'hui le nom de Charcot.
La violence s'étend. Comme une mauvaise herbe, elle s'enracine dans nos sociétés européennes avec une sauvagerie nouvelle qui engendre la peur au point de sembler moins l'effet d'une politique locale que d'une civilisation, peut-être même de l'abandon de toute idée de civilisation. Parce que ce livre est composé à plusieurs voix, il jette un éclairage bref mais précis sur les différentes causes de la violence. Des auteurs de plusieurs pays et de différents corps de métiers analysent la singularité de la violence selon l'angle où chacun l'observe. On découvre ainsi que la violence n'est pas monolithique, anonyme, mais qu'elle procède de l'histoire des pays, parfois de l'oubli de leur histoire. Architecte-urbaniste, avocat, journaliste, psychanalystes psychiatres, psychologues mais aussi ados d'une de ces banlieues oubliées, aident à préciser les conditions des manifestations de la violence dans la ville, dans la société, dans la clinique et les différentes fonctions qu'elle peut prendre. Ainsi, ces ados des cités témoignent ici que, convertie, la violence peut aussi devenir vie, énergie et régénérer pour créer, comme ce "polar" qu'ils ont publié alors que brûlaient des autobus.