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Mangeclous
Cohen Albert
GALLIMARD
29,00 €
Épuisé
EAN :9782070216024
Mangeclous est un vaste roman jovial et gaillard - mais dont la belle humeur est veinée d'humanité et de mélancolie. Comme dans Solal, un des lieux de l'action est l'île grecque de Céphalonie et son curieux ghetto. Les Juifs de Cohen ne sont pas ceux de Zangwill. Ce sont de bienheureux naïfs qui participent à la joie d'un climat lumineux, d'une mer tiède et d'un ciel bienveillant. Dans cette foule grouillante se détache un merveilleux quintette, les Valeureux, tous des Solal, issus de Juifs originaires de Provence mais installés à Céphalonie depuis des générations. Beaux parleurs, brouillons et passionnés, paresseux, menteurs, ingénus, universellement incompétents, naïvement amoureux de la France qui est demeurée leur patrie et dont ils parlent la langue. Dans Solal, les Valeureux ne jouaient qu'un rôle de second plan. Dans Mangeclous, ils ont pris la meilleure place. Ils y folâtrent et s'en donnent à c?ur joie. L'écrivain épouse l'âme de sarace en des scènes et des dialogues d'une vérité comique irrésistible. Le famélique Mangeclous, l'homme aux cent métiers, est un faux avocat, toujours en quête de nourritures et de profits. Truculente figure que ce grandiose menteur doué d'une éloquence torrentielle et d'une faim implacable. A Céphalonie il vaque avec passion à des occupations chimériques, sublimes et commerciales, pieds nus mais en chapeau haut-de-forme, toujours toussant - et avec une vigueur qui met à mal les vitres des fenêtres. Mais un jour, un mystérieux cryptogramme arrive à Céphalonie, et Mangeclous s'embarque, accompagné de ses amis. C'est alors que commence une série d'aventures "extravagantes et hilarantes", à Genève entre autres. Car il n'y a pas que le ghetto de Céphalonie dans ce livre. Il y a les milieux de la Société des Nations où les Valeureux ne manquent pas de pétarader et de faire de la haute politique - milieux dépeints avec un humour délectable. Il y a les Deume dont la quiète et terrible vie bourgeoise est décrite avec une tendre férocité. Il y a Solal qui, quoique tenu momentanément dans l'ombre par l'auteur, est toujours le solaire et solitaire étincelant - un personnage nouveau dans la littérature. Il y a l'étrange et adorable Ariane à laquelle Solal porte un intérêt bizarrement exprimé. Et Scipion, le plus menteur des Marseillais. Et bien d'autres. Ce serait trahir que de résumer en si peu d'espace l'action de Mangeclous. Qu'il suffise de dire que rien, dans le roman contemporain, ne saurait se comparer à cette rieuse épopée."
Avez-vous lu Solal? C'est la question que, ces jours derniers, je pose à tous ceux que je rencontre. Solal est un très grand livre, une oeuvre forte et riche. (Marcel Pagnol, Les NouvelIes littéraires) Oeuvre désordonnée et magnifique, Solal mérite d'être lu et relu. Il possède les caractéristiques de la grandeur. Il dévoile au lecteur de nouveaux tréfonds de l'âme humaine. C'est le seul véritable critère de la grandeur. (New York Times) Livre magnifique, bouillonnant de sève, d'une opulence barbare, d'une intelligence aiguë. Un talent extraordinaire. (Gazette de Lausanne) Solal est un livre à nul autre pareil. C'est très rarement que surgit un roman qui soit l'oeuvre d'un génie évident. (San Francisco Chronicle) Solal a été proclamé, par les critiques d'Europe et d'Amérique un grand roman, un chef-d'oeuvre. (The Times) Un livre étonnant. Avec Solal, le roman contemporain s'éveille à une vie nouvelle, d'une originalité absolue. (Vossische Zeitung)
Résumé : Au premier plan de ce roman très romanesque, l'étincelant Solal, une sorte de seigneur juif venu d'Orient, et les deux chrétiennes, Adrienne et Aude. En retrait, mais fortement illuminé et enluminé, un ch?ur charmant de ghetto méditerranéen, les cinq Valeureux, beaux parleurs, brouillons et passionnés, ingénus, chimériques. Mais bien d'autres êtres, venus d'autres contrées, circulent dans cette épopée aux longues trajectoires, traversée çà et là par la houle d'un grand rire. Les aventures abondent. De l'île grecque où il est né, Solal s'enfuit à seize ans avec Adrienne, la femme du consul de France. Et c'est le début d'une vie riche en brusques changements, en joies inouïes, en défaites, en victoires. Solal traverse l'Europe. Misère. Evasion de la misère. L'éternel banni conquiert et devient, pour un temps, un puissant de ce monde. Mais dans les souterrains du château où Solal, ministre français, vit avec Aude, sa femme, d'étranges chants se font entendre. Un monde mystérieux se cache sous cette demeure d'Europe. A la vérité, cette saga foisonnante, riche en péripéties, sans cesse en mouvement et en action, est loin d'être simple.
Neuf ans après la disparition de sa mère, Albert Cohen publie ce récit autobiographique. Au fil des pages, il évoque son enfance et brosse le portrait d'une femme qui n'a vécu que pour et par son fils. Nostalgie et émotion, mais aussi humour et autodérision ponctuent cet hommage d'un fils à sa mère. Un livre bouleversant.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron.Non non non non, rassurez-vous, ce n'est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons...Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s'abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale.La guerre mondiale, oui oui oui oui oui.J.-Cl. G.Prix spécial du jury du prix des Libraires 2019.Prix des lecteurs L'Express/BFMTV 2019.
Résumé : Et vous, quel geste vous trahit ? Il y a les gestes qui disent l'embarras, d'autres la satisfaction de soi, certains encore le simple plaisir d'exister, là maintenant, sur cette terre. Mais tous nous révèlent, dans nos gloires comme nos petitesses, nos amours comme nos détestations : le selfie, geste roi de nos vies modernes ; le " vapotage ", qui relègue l'art de fumer à un plaisir furtif, presque honteux ; les hommes de pouvoir qui se grattent le dessous de leur chaussette ; cette façon qu'on a parfois de tourner le volant avec la paume de la main bien à plat ; un verre qu'on tient à la main sans le boire...
Résumé : " Vous vous demandez sans doute ce que je fais dans la chambre de ma mère. Moi, le professeur de lettres de l'Université catholique de Louvain. Qui n'a jamais trouvé à se marier. Attendant, un livre à la main, le réveil possible de sa génitrice. Une maman fatiguée, lassée, ravinée par la vie et ses aléas. La Peau de chagrin, de Balzac, c'est le titre de cet ouvrage. Une édition ancienne, usée jusqu'à en effacer l'encre par endroits. Ma mère ne sait pas lire. Elle aurait pu porter son intérêt sur des centaines de milliers d'autres ouvrages. Alors pourquoi celui-là ? Je ne sais pas. Je n'ai jamais su. Elle ne le sait pas elle-même. Mais c'est bien celui-ci dont elle me demande la lecture à chaque moment de la journée où elle se sent disponible, où elle a besoin d'être apaisée, où elle a envie tout simplement de profiter un peu de la vie. Et de son fils. "