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Cocteau à coeur ouvert. Les dernières années
Touzot Jean
BARTILLAT
20,00 €
Épuisé
EAN :9782841005376
En 1951, à la demande de son fils adoptif, Cocteau revient à la pratique du journal intime, qu'il intitule Le Passé défini et destine aux lecteurs de l'avenir. Il le tiendra jusqu'à la veille de sa mort en 1963. Avec une liberté inaccoutumée, Cocteau se livre "à coeur ouvert", un coeur parfois lourd et meurtri d'être incompris et mésestimé. Dans une grande variété de thèmes et de tons, on y trouve des anecdotes inédites sur sa vie et celle d'autrui, des jugements savoureux et parfois cruels sur ses contemporains, une volonté de s'affranchir des tabous. Fort de sa grande connaissance de l'univers du poète, Jean Touzot analyse tous les aspects de cette entreprise testamentaire et dévoile les coulisses d'une existence brillante. Auprès de Francine Weisweiller et d'Edouard Dermit, Cocteau s'est trouvé une nouvelle famille, lui assurant une sécurité affective et matérielle. A Santo Sospir, dont il s'évade pour se laisser entraîner dans des voyages d'agrément ou de travail, il mène grand train jusqu'à ce qu'il soit chassé de ce "paradis". Il sait toutefois s'abstraire de cet environnement luxueux pour se ménager des heures de solitude créatrice. Avec la découverte de la poterie, de la peinture de chevalet et surtout la décoration de quatre chapelles, on peut soutenir que les dernières années du poète auront été des plus fécondes. Son attirance vers le paranormal, son approche du fait religieux, son attitude au seuil d'une mort imminente surprendront le lecteur. C'est un Cocteau méconnu que nous invite à découvrir Jean Touzot dans cet essai qui s'approche au plus près du mystère d'un homme mais qui reflète aussi la vie tourbillonnante d'un des plus brillants esprits de son temps.
Résumé : "Je ne peux écrire qu'à toi, comme si je m'accrochais de la main gauche à une épave et que j'écrivais de la main droite." Un naufragé de la vie ou de la poésie - ce qui pour lui revient au même - dont la mère confidente serait la seule planche de salut, telle est l'image qu'on serait tenté d'emporter de la lecture des 560 lettres, cartes postales ou billets qui jalonnent vingt années de la vie de Jean Cocteau. Car, si elles sont les plus fécondes, elles ne sont pas les plus sereines. L'une apporte même son coup de tonnerre avec la mort de Raymond Radiguet. Loin de le consoler, le recours à l'opium l'asservira jusqu'à la fin de ses jours, sans que le retour à la religion - second remède - ne bouleverse durablement sa vie. C'est dire que le temps des frivolités parisiennes est révolu, mais l'avant-garde à laquelle il les a sacrifiées tarde à le reconnaître pour son pilote. En dépit d'une inlassable activité sur le front de la modernité, Cocteau n'arrive pas à s'imposer, du moins devant ceux qui comptent à ses yeux. Dada le ridiculise et les surréalistes le couvrent d'injures. De Picabia, de Cendrars, voire de Reverdy, il essuie des affronts et le dieu Picasso le renie publiquement sur ses terres espagnoles. S'il signe encore une lettre: "Duc d'Anjou et prince de Paris", ce prince déserte régulièrement sa principauté. "J'étais né pour la campagne, la province, constate-t-il en 1927. Je me suis engagé dans la bataille par erreur." La fuite vers le Sud devient vite règle, hygiène de vie, encore que, pour un créateur, la capitale soit un point de passage obligé : les éditeurs, les théâtres, les lieux et les agents de la consécration sont presque tous là. Un aveu exprime ce n?ud de contradictions: "Je suis triste et heureux de rentrer dans cette ville que je n'aime pas et sans laquelle il me serait impossible de vivre." Heureux surtout parce que sa mère, qu'il s'accuse d'abandonner, y vit et qu'elle l'y attend. Félicitons Cocteau d'avoir pris l'habitude de ces mois d'exil: une riche et précieuse correspondance en est le fruit. Faute d'entraîner ou de suivre, comme jadis, sa mère sur les rives de ses longues mais fausses vacances, le fils prodigue lui en tient le journal illustré avec plus ou moins d'assiduité.
En 1929, une célèbre mécène argentine, d'une grande beauté, rencontre un jeune romancier français, jalousé pour ses conquêtes. Quelques années plus tard, Victoria Ocampo fondera SUR, la plus brillante revue littéraire d'Amérique latine au XXe siècle: Pierre Drieu la Rochelle, après avoir trouvé, avec Le Feu follet et La Comédie de Charleroi, le ton juste de son inspiration, cédera finalement à la tentation fasciste. Sur cette rencontre à haut risque, voici deux témoignages majeurs : les chapitres que Victoria consacre à Drieu dans son autobiographie et la correspondance inédite de Drieu. Leur étonnante sincérité ne nous révèle pas une idylle convenue entre deux personnalités sûres d'elles-mêmes, mais l'appel au secours que se lancent deux enfants fascinés et perdus. Fondée d'abord sur la force de l'attraction sensuelle, leur relation ne succombe pas à leurs divergences politiques, qui s'accusent au moment de la Guerre d'Espagne, lorsque Victoria prend résolument position contre Franco. Leur fidélité en amitié survit aux convulsions de l'Histoire et se fait tendresse et dialogue intellectuel, jusqu'au suicide de Drieu. N'écrira-t-il pas, en février 1944, s'imaginant lui-même dans le personnage de Benjamin Constant : Ma Mme de Staël, ç'aurait été Victoria ? Elle sera l'une des rares intimes à qui il destinera son ultime confession testamentaire.Professeur de Littérature Comparée, Julien Hervier est l'auteur d'une thèse sur Pierre Drieu la Rochelle et Ernst Jünger. Il a édité et présenté le Journal 1939-1945 de Drieu (Gallimard, 1992) et sa Correspondance avec André et Colette Jéramec, en collaboration avec Gil Tchernia (Gallimard, 1993).
Vingt-cinq femmes admirablement déterminées ! Elles ont osé, créé, innové et travaillé d'arrache-pied pour s'imposer dans le monde de la mode et du luxe. Robes, cosmétiques, parfums, joaillerie... Elles ont aussi tenu tête aux hommes et rien ne leur a résisté ! Elles se sont moquées des tabous et des conventions et leur success story constitue un palpitant tableau de plus d'un siècle de fashion-business. Elles nous entraînent ici dans la grand-messe des collections, nous font assister au lancement d'un parfum, à leurs combats titanesques pour faire jaillir la beauté, que ce soit celle d'une parure ou d'une ligne de maquillage. Jeanne Lanvin, Coco Chanel, Elsa Schiaparelli, Mme Grès, Nina Ricci, Carven, Donatella Versace, Sonia Rykiel, Laura Ashley, Chantal Thomass, Vivienne Westwood, Diane de Fürstenberg, Stella McCartney, Helena Rubinstein, Elizabeth Arden, Estée Lauder, les saurs Carita, Hélène Rochas, Annick Goutal, Gloria Vanderbilt, Lolita Lempicka, Jeanne Toussaint, Paloma Picasso, Victoire de Castellane... chacune a sublimé la femme à sa manière. Mais connaît-on l'envers du décor forgé de sacrifices personnels et d'humiliations ?
Zweig Stephan ; Le Rider Jacques ; Renoldner Kleme
Voici rassemblés les textes que Stefan Zweig a consacrés, de 1933 à 1942, à l'actualité politique, à l'exil et au destin des juifs européens. Cet ensemble - inédit en traduction française - constitue une entreprise éditoriale sans équivalent en langue allemande ou en langue anglaise. Il contient de nombreux textes importants qui ne figurent pas dans l'édition de référence des Oeuvres rassemblées (Gesammelte Werke). Il s'inscrit dans la droite ligne des deux volumes déjà édités aux éditions Bartillat : Derniers messages et Appels aux Européens. Par sa diversité, il enrichit considérablement la connaissance de la dernière décennie de l'écrivain autrichien. On y retrouve des textes relatifs à la situation catastrophique de l'Europe, aux terribles menaces qui pèsent sur les juifs et aux mille difficultés que les exilés doivent affronter, ainsi que des interventions où Zweig appelle à un élan international de solidarité avec les victimes des persécutions nazies. Il s'agit d'une publication importante concernant l'oeuvre de Stefan Zweig en ces années dramatiques. Un précieux appareil critique accompagne le volume.
Après trois albums et un disque live, Raphael est devenu un acteur incontournable de la nouvelle chanson française. Caravane, sorti en 2005, s'est écoulé à plus d'un million d'exemplaires. Le phénomène Raphael ne ressemble à rien de connu ces dernières années. A force de travail, d'acharnement et de chance, il s'est imposé comme un auteur-compositeur-interprète. Influencé à ses débuts par David Bowie, il a su trouver son style: Hôtel de l'univers (2000) témoigne déjà de ses dons précoces. Il confirme son talent avec La Réalité (2003). Caravane marque sa consécration. Homme de scène, il attire les foules. Il collectionne récompenses et disques d'or. Il délivre un message fort sur la place fragile de l'homme dans le monde et nous invite à arpenter de nouvelles routes. Cette biographie rappelle les étapes de cette irrésistible ascension et met en valeur ses qualités d'écriture. Biographie: Cyril Anthony, né en 1968, travaille depuis quinze ans dans le monde de la musique. Il est spécialiste de la nouvelle scène française. Raphael, une route dans l'univers est son premier livre.