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Le retour des djihadstes. Aux racines de l'Etat islamique
Cockburn Patrick ; Jaulmes Adrien
DES EQUATEURS
14,00 €
Épuisé
EAN :9782849903377
Le 10 juin 2014, l'État islamique de l'Irak et du Levant (l'EILL), dirigé par le sunnite Abu Bakr al Baghdaoui, prend la capitale nord de l'Irak, Mossoul. 1300 insurgés défont 350000 soldats de l'armée irakienne. C'est l'une des plus grandes débâcles militaires de tous les temps. Une date cruciale qui marque la fin d'un processus de libération commencé avec la mort de Saddam Hussein en 2003. Cet événement est un véritable choc pour l'Occident qui n'a rien vu venir : la plupart des observateurs avaient dû quitter la région et la " guerre contre la terreur " s'était focalisée essentiellement sur Al Qaeda, trop longtemps considérée comme une organisation unique et structurée et non comme la " base " d'où ont émergé une pluralité de groupes armés. Résultat : l'Etat islamique de l'Irak et du Levant contrôle maintenant le nord et l'ouest de l'Irak et le nord et l'est de la Syrie. Soit un état de la taille de l'Angleterre ou du Michigan. Patrick Cockburn, grand reporter spécialiste du Moyen-Orient retrace la montée en puissance de ce Djihad similaire à l'avènement du fascisme dans les années 1930. Il montre que ce mouvement, à ses origines peu important et affaibli par l'intervention américaine en 2001, s'est nourri de la politique de l'Occident. Au lendemain du 11 septembre notamment, les alliances avec l'Arabie Saoudite et le Pakistan n'ont jamais été remises en causes alors que ces deux pays sont aujourd'hui les principaux bailleurs de fonds du Djihad. Parallèlement, la vente d'armes aux rebelles syriens aujourd'hui dominés par des combattants sunnites ? qui ont peu à peu relégué au second plan les autres mouvements de résistance à Bachar el Assad ? ont contribué à renforcer le mouvement. Loin de tout manichéisme, fort de son expérience sur le terrain, Cockburn nous livre une analyse extrêmement fine de la situation au Moyen Orient. Démontrant une à une les idées reçues véhiculées notamment par la presse internationale, il expose de manière claire la superposition de différents niveaux de conflits dans cette région. C'est désormais le principal Enjeu stratégique pour les grandes puissances et une terre de rivalités historiques entre différents courants religieux, notamment chiites et sunnites. Il explique aussi comment ces conflits, parallèlement à la montée du wahhabisme dans la communauté sunnite affectent les 1, 6 milliards de musulmans dans le monde, un quart de la population du globe. Un bouleversement qui redistribue toutes les cartes entre Orient et Occident.
Résumé : Donald Rumsfeld restera dans l'Histoire comme l'homme qui a entraîné son pays dans un nouveau Viêt-nam. Il a été le chef de guerre de l'Amérique de l'après-11 septembre, un empire sciemment plongé dans la terreur et la paranoïa. Il a enlisé son pays dans le désastre irakien et imposa à l'armée américaine des orientations funestes qui mettent en péril la paix mondiale... A travers la carrière d'un bureaucrate à la fois astucieux et incompétent, Andrew Cockburn décrit de l'intérieur la dérive du système américain et son accaparement par le milieu néoconservateur. Trafics d'influence, complots, contrats de complaisance, investissements absurdes dans des gadgets high-tech, menaces imaginaires forgées à grands frais au profit de l'industrie de l'armement, insensibilité foncière aux souffrances humaines et au bien commun... Cette trajectoire d'un potentat modèle, construite sur les jeux vidéo du Pentagone et les intrigues de cour, nous fait pénétrer dans des cercles de pouvoir toujours plus fermés et plus éloignés de la réalité.
Première étape de la modélisation UML, les cas d'utilisation jouent un rôle essentiel dans le processus de développement d'une application, car ils répertorient tous les scénarios d'utilisation possibles de cette application. Malgré son apparente simplicité, la rédaction de cas d'utilisation est une tâche difficile. Que faut-il décrire ? Avec quel niveau de détail ? Comment ne rien oublier ? et ouvrage, écrit par l'un des meilleurs spécialistes du sujet, répond à ces questions en proposant une méthodologie claire, illustrée par 40 exemples détaillés et commentés.
Maitland Frederick ; Cockburn George ; Voilier Rou
Résumé : En juillet 1815, le destin de Napoléon bascule une seconde fois. Déchu et désormais fugitif, il est contraint de faire un choix qui marquera la dernière partie de son existence : se rendre aux Anglais. En montant à bord du Bellerophon, puis du Northumberland, avec une suite de derniers fidèles, commence alors une aventure humaine autant que maritime qui terminera à Sainte-Hélène. Ce huis clos de près de trois mois, rapporté par les commandants britanniques est rarement présenté aux lecteurs et se veut original en ce que la parole est donnée aux ennemis les plus implacables du régime impérial. Préfacés par le professeur Jean Tulard, ces deux témoignages nouvellement traduits présentent un épisode marquant de la vie de Napoléon, qui prépare le terme de son parcours et lance sa légende.
Résumé : Le genre du monde est une série dirige par Danièle Kergoat. Sous ce label sont publiés des livres qui, en explorant les rapports hommes-femmes, contribuent à renouveler la compréhension des sociétés. Le féminisme pacifiste recèle de précieux potentiels d'émancipation et des formes trop peu connues de créativité politique. A partir du récit des mobilisations féministes pacifistes britanniques, puis de l'analyse du mouvement des Femmes en noir de Belgrade. Cynthia Cockburn partage une réflexion passionnante sur les liens entre guerre et patriarcat, féminisme et antimilitarisme. Cynthia Cockburn, chercheure et militante dont les travaux sont internationalement reconnus et traduits en de nombreuses langues, répond à des questions lancinantes et fondamentales : pourquoi la guerre ? Est-elle un phénomène naturel, socialement construit ? Comment peut-on l'éviter ? Aux causes de la guerre bien répertoriées telles que les contextes économiques, l'environnement géopolitique, les injustices sociales, l'auteure ajoute un facteur décisif : celui du genre, qu'il convient d'analyser dans sa dimension spécifique. Sur cette base, Cynthia Cockburn démontre que, pour défaire la guerre, il faut défier le patriarcat en même temps que le capitalisme et le nationalisme.
Ecrivain, professeur au Collège de France et à Columbia University, Antoine Compagnon est notamment l'auteur des Antimodernes et La Classe de rhéto (Gallimard). Un été avec Montaigne est à l'origine une série d'émissions diffusées pendant l'été 2012 sur France Inter.
Résumé : L'Iliade est le récit de la guerre de Troie. L'Odyssée raconte le retour d'Ulysse en son royaume d'Ithaque. L'un décrit la guerre, l'autre la restauration de l'ordre. Tous deux dessinent les contours de la condition humaine. A Troie, c'est la ruée des masses enragées, manipulées par les dieux. Dans l'Odyssée on découvre Ulysse, circulant entre les îles, et découvrant soudain la possibilité d'échapper à la prédestination. Entre les deux poèmes se joue ainsi une très violente oscillation : malédiction de la guerre ici, possibilité d'une île là-bas, temps des héros de côté là, aventure intérieure de ce côté ci. Ces textes ont cristallisé des mythes qui se répandaient par le truchement des aèdes dans les populations des royaumes mycéniens et de la Grèce archaïque il y a 2500 ans. Ils nous semblent étranges, parfois monstrueux. Ils sont peuplés de créatures hideuses, de magiciennes belles comme la mort, d'armées en déroute, d'amis intransigeants, d'épouses sacrificielles et de guerriers furieux. Les tempêtes se lèvent, les murailles s'écroulent, les dieux font l'amour, les reines sanglotent, les soldats sèchent leurs larmes sur des tuniques en sang, les hommes s'étripent et une scène tendre interrompt le massacre pour nous rappeler que les caresses arrêtent la vengeance. Préparons nous : nous passerons des fleuves et des champs de bataille, nous serons jetés dans la mêlée, conviés à l'assemblée des dieux, nous essuierons des tempêtes et des averses de lumière, nous serons nimbés de brumes, pénétrerons dans des alcôves, visiterons des îles, prendrons pied sur des récifs. Parfois, des hommes mordront la poussière, à mort. D'autres seront sauvés. Toujours les dieux veilleront. Et toujours le soleil ruissellera et révèlera la beauté mêlée à la tragédie. Des hommes se démèneront pour mener leurs entreprises mais derrière chacun d'eux, un dieu veillera et jouera son jeu. L'Homme sera-t-il libre de ses choix ou devra-t-il obéir à son destin ? Est-il un pauvre pion ou une créature souveraine ? Les poèmes auront pour décor des îles, des caps et des royaumes dont un géographe, Victor Bérard, effectua dans les années 1920 une très précise localisation. La Mare Nostrum est ce haut lieu d'où a jailli l'une des sources de notre Europe, qui est la fille d'Athènes autant que de Jérusalem. Mais une question nous taraude. D'où viennent exactement ces chants, surgis des profondeurs, explosant dans l'éternité ? Et pourquoi conservent-ils à nos oreilles cette incomparable familiarité ? Comment expliquer qu'un récit de 2500 ans d'âge, résonne à nos oreilles avec un lustre neuf, un pétillement aussi frais que le ressac d'une calanque ? Pourquoi ces vers paraissent-ils avoir été écrits pas plus tard qu'aujourd'hui, par un très vieux poète à la jeunesse immortelle, pour nous apprendre de quoi seront fait nos lendemains ? En termes moins lyriques (Homère est le seul maître en la matière) d'où provient la fraîcheur de ce texte ? Pourquoi ces dieux et ces héros semblent malgré la terreur qu'ils inspirent et le mystère qui les nimbe, des êtres si amicaux ?
En 1972, Jane Birkin termine le tournage de Don Juan 73 de Roger Vadim. Le Don Juan, c'est Brigitte Bardot, ex-femme du réalisateur, et passion perdue de Serge Gainsbourg. BB précipite ses conquêtes dans les flammes de l'enfer et, à l'occasion, séduit leurs femmes pour affaiblir ses proies. La cible, c'est Clara, jouée par une certaine Jane B. Au lit, nues, les deux amours de Serge, chantonnent en se caressant. A l'époque, la morale ne trouva rien à redire. Esthétiquement, c'est beau : l'une, égérie de Et Dieu créa la femme, est tout en courbes, l'autre, apparue dans Blow Up ! d'Antonioni, est une planche à pain parfaitement androgyne. Voyeur peut-être, homme de l'ombre précipité dans les lumières de la célébrité, Serge Gainsbourg mène-t-il les doubles jeux ? Qui tire les ficelles de cette scène surprenante ? Quatre ans ont passé depuis sa rencontre avec " Djaine " sur le plateau de Slogan de Pierre Grimblat. Ils se sont détestés au premier regard, ils se sont aimés, et ils ont enregistré le sulfureux Je t'aime moi ... non plus, à l'origine destiné à BB. Depuis, Serge accompagne Jane sur tous les tournages. Quand elle se love dans les bras de BB, il vient d'offrir à son épouse son premier album, Di Doo Dha, mélancolique, léger, désabusé, rempli de sens cachés. Leur fille Charlotte n'a pas deux ans. Lucien Ginzburg a commencé sa carrière en accompagnant son père dans les boîtes de nuit et clubs de travestis parisiens. Son histoire avec Jane Birkin est une affaire de genre, elle a le physique androgyne. Lui a une soeur jumelle, qui a choisi de ne jamais apparaître. Il est double. Don Juan 73 ne connut pas un succès foudroyant. Pas plus que Je t'aime ... moi non plus, le film provoquant réalisé par Serge Gainsbourg en 1976, dans le quel Jane joue le rôle d'une serveuse de bar américaine tombée amoureuse d'un jeune camionneur homosexuel. Ce qui connaîtra un succès jamais démenti, c'est la relation de Jane et de Serge : ils forment jusqu'à aujourd'hui un couple inséparable.
Résumé : Quelle est la clé des couples qui durent ? Leur secret si bien gardé, leur recette miracle, leur potion magique ? Bref, leur truc ? Laurent Pujo-Menjouet, docteur en mathématiques, possède une clé, peut-être même la clé. Pas d'incantation magique, non, mais une formule ou, pour être plus précis, des formules. Si la solution de nos déboires sentimentaux se trouvait dans la matière que nous détestions (peut-être) le plus à l'école ? Des premières tentatives de modélisation des relations amoureuses à ses propres recherches, Laurent Pujo-Menjouet nous invite à mettre nos sentiments en équations et à penser l'amour (moins le hasard) dans toute sa complexité. S'appuyant sur les travaux de scientifiques, d'économistes, mais aussi d'écrivains et de cinéastes, parfois aussi sur son expérience personnelle, il nous conduit à faire des mathématiques sans le savoir. Alors, prêts à vous immerger dans le cerveau des mathématiciens pour résoudre vos problèmes de coeur ?
L'homme de ma vie et le père de mes enfants est mort sous les balles des terroristes. Je viens de passer une nuit avec cette nouvelle dont je ne sais que faire.Mon fils dort encore, je pose la main sur mon ventre pour sentir ma fille. Le soleil se lève sur la ville, toute la beauté du monde n'a pas disparu.Je me redresse, j'essuie les larmes qui coulent sur mes joues. Les suivantes déjà ne sont plus les mêmes, qui doucement font naître la décision la plus importante de mon existence : je vais continuer à vivre.Je lui dois bien ça, je nous dois bien ça.Nous serons heureux."Entre deuil et naissance, ce livre raconte, d'un automne sanglant à un printemps layette, le combat invisible et émouvant d'une jeune femme qui ne veut pas renoncer à l'énergie, à la joie et au bonheur.Notes Biographiques : Aurélie Silvestre a 36 ans. Elle vit à Paris.
Résumé : "Nous aimons la mort, vous aimez la vie." Ce slogan djihadiste est la vérité nihiliste d'une violence radicale en quête de cause. Qu'il s'agisse de commettre un attentat sur le sol européen ou d'oeuvrer à la restauration du Califat par le sacrifice, la mort du terroriste est la finalité par excellence de son engagement. La force de ce phénomène est de jouer sur nos peurs. Le seul impact stratégique des attentats est leur effet psychologique : ils ne touchent pas la capacité militaire des Occidentaux ; ils ne touchent l'économie qu'à la marge ; ils ne mettent en danger les institutions que dans la mesure où nous les remettons nous-mêmes en cause, avec le sempiternel débat sur le conflit entre sécurité et Etat de droit. La peur, c'est celle de l'implosion de nos propres sociétés.
La justice antiterroriste française, par peur et par excès de précaution, construit les attentats de demain en favorisant la radicalisation qu'elle veut pourtant combattre. Les magistrats sont obsédés par la taqiya (la pratique consistant à dissimuler sa foi et ses engagements religieux) et ne voient en tout repenti qu'un " soldat de Dieu " qui sommeille. Cela donne lieu à des réponses pénales inadaptées : incarcérés au milieu de ceux qu'ils ont fuis, ces jeunes hommes sont des proies idéales pour Daech ; considérés comme des terroristes en herbe, ils ne manquent pas, pour certains, de le devenir. Autres victimes : les femmes et les enfants français retenus dans des camps du Kurdistan syrien depuis la chute de Baghouz, le dernier bastion de Daech. La France, en toute illégalité, sous-traite ses ressortissants à la justice antiterroriste irakienne, au risque de les voir exécuter. Elle a surtout décidé de faire payer à des enfants le choix de leurs parents, et de conforter une partie de l'opinion publique dans ce qu'elle peut charrier de pire. En contact quotidien direct avec ces femmes et ces enfants, Marie Dosé témoigne de leur épuisement et de la dégradation de leur état de santé, des traumatismes et des blessures, des disparitions, des épidémies et des incendies. Ce livre s'articule autour d'une série de portraits : ceux qui ont tenté de partir mais y ont renoncé ; ceux qui ont été arrêtés dans leur velléité de départ ; ceux qui ont fui l'Etat islamique ; ceux enfin qui attendent en Syrie, prisonniers des forces kurdes. Les " victoires de Daech " sont avant tout les échecs de notre République.
Le terrorisme a indéniablement une histoire ancienne et complexe qui ne saurait se réduire à une succession d'attentats, de revendications et de procès. Le présent ouvrage explore ce passé pluriséculaire et dresse la première synthèse de l'ultraviolence politique qui frappe le monde occidental comme oriental. Loin des stéréotypes et des reconstructions idéologiques, il s'attache à étudier le poids réel du phénomène depuis la fin du XVIIIe siècle ainsi que les réponses que s'efforcent d'apporter les sociétés ou les pouvoirs qui en sont les victimes.