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Une journée fasciste. Elise et Célestin Freinet, pédagogues et militants
Cock Laurence de
AGONE
19,00 €
Épuisé
EAN :9782748905038
La sce?ne se de?roule le 24 avril 1933, dans la petite e?cole de Saint-Paul dirige?e par Ce?lestin Freinet, quelques minutes apre?s la fermeture des portes. Depuis des mois, l'instituteur subit une campagne de diffamation mene?e par le maire, soutenue par quelques habitants du village, qui veulent le chasser. Cette petite affaire locale a pris une envergure nationale gra?ce a? de solides appuis via la presse d'extre?me-droite. En cause, la pe?dagogie de Freinet, qui favorise une totale liberte? dans l'expression e?crite des enfants. Quelques mois plus to?t, un enfant avait donne? le re?cit, qui fut imprime? sans aucune censure de l'instituteur, d'un re?ve ou? le maire e?tait attaque? par les e?le?ves. Le pre?texte e?tait tout trouve? pour se de?barrasser de cet encombrant militant communiste : ce re?ve re?ve?lait bien la pe?dagogie subversive de Freinet. Mais celui-ci tient bon, contre-attaque syste?matiquement, conteste, fait appel, mobilise tous ses soutiens politiques, pe?dagogiques et syndicaux. Las de devoir attendre une de?cision administrative qui n'arrive pas, le maire et ses ouailles de?cident de de?loger Freinet manu militari. Mais Freinet, informe?, e?tait pre?t a? les accueillir, arme?. Ce moment peut e?tre envisage? comme le point culminant de la situation ayant mene? a? la de?mission d'E?lise et de Ce?lestin Freinet, qui iront fonder une e?cole prive?e a? Vence. Au-dela? de sa puissance lyrique, l'e?ve?nement te?moigne a? la fois de la passion d'un homme pour la pe?dagogie populaire (au point de la de?fendre arme au poing) mais aussi de la pression fasciste que connai?t alors le pays.
Femmes en burkini suscitant des bagarres, cafés noyautés par des musulmans et "interdits aux femmes", viols effectués par cinquante individus musulmans à Francfort... Depuis quelques années, des informations inventées de toutes pièces ont pris de l'ampleur dans les grands médias, dans le but d'entretenir la peur d'un ennemi supposé menacer la nation et ses valeurs. Ces paniques identitaires ne sont pas de simples rumeurs : elles apparaissent dans un contexte de défiance démocratique et sont relayées par des journalistes et des politiques, avant de s'évanouir du jour au lendemain. Mettant en scène le corps pur de la nation à protéger contre les Roms, les musulmans mais aussi l'héritage de Mai 68, la diversité, la "théorie du genre" et le communautarisme, ces récits révèlent en creux les formes actuelles de la domination et de la stigmatisation. Dans ce livre, une dizaine de spécialistes en sciences sociales (histoire, sociologie, anthropologie, science politique) montrent en quoi ces paniques identitaires viennent nourrir le renouveau du nationalisme français, en train de se reformuler et d'occuper presque tout l'espace médiatique.
Comment sortir des sempiternelles lamentations sur les programmes ou les manuels d'histoire ? Peut-être en posant autrement les questions soulevées par l'enseignement de cette discipline si sensible ; sans doute aussi en donnant à voir de cet enseignement d'autres angles que les polémiques auxquelles nous ont habitués les commentateurs médiatiques ou les prophètes du désastre qui vient. L'histoire d'une discipline scolaire est inséparable de celle de ses acteurs, ses lieux, ses outils, ses espaces de discussions ou de conflits. L'histoire est bien une matière vivante dont on ne peut saisir la saveur sans entrer dans les coulisses de sa fabrication, de ses transformations, et de ses modes de transmission et d'appropriation. C'est ceci qui est tenté ici : une histoire par en bas et par les praticiennes depuis le XIXe siècle, qui revisite quelques certitudes et témoigne de l'ancienneté et de la récurrence de débats qui sont pourtant toujours présentés comme inédits. Ce livre s'adresse à celles et ceux qui souhaitent comprendre les ressorts d'une des "passions françaises", se plonger dans une autre manière de penser l'histoire à l'école et réfléchir aux vertus émancipatrices d'un enseignement libéré de ses geôliers.
Deux enfants voyagent dans le temps pour trouver dans l'Histoire des réponses à leurs questions d'aujourd'hui. Dans ce titre, ils enquêtent sur l'histoire du roi Dagobert. Alors que Sara montre des vidéos de sa chorale, la chanson " Le bon roi Dagobert a mis sa culotte à l'envers ! " retentit. Sara, Jules et leur baby-sitter Eole se tordent de rire. Quel est ce drôle de nom qui ressemble à camembert ? Jules déborde de curiosité et revient un slip sur la tête, lui aussi a sa culotte à l'envers ! Pour découvrir qui était ce fameux roi, Eole, Passeur de Temps, leur propose un nouveau voyage, de la Révolution où la chanson a été inventée jusqu'au Moyen Age, Sara et Jules partent à la découverte des aventures du roi Dagobert. Un roman anti fake-news de qui rend l'histoire accessible et attrayante pour les enfants de 8 ans et plus.
Deux enfants voyagent dans le temps pour trouver dans l'Histoire des réponses à leurs questions d'aujourd'hui. Dans ce titre, ils se demandent pourquoi on est obligés d'aller à l'école. Alors qu'il s'arrache les cheveux sur ses devoirs, Jules, 8 ans, prend une décision : il n'ira plus jamais à l'école. De toute façon, les mathématiques, ça ne sert à rien, tout le monde le sait ! Sa soeur, amusée, pose la question à leur baby-sitter Eole : pourquoi a-t-on inventé l'école ? Le Passeur de Temps leur propose un nouveau voyage : direction 1881, l'année où l'école est devenue gratuite et obligatoire Un livre de découverte qui rend l'Histoire accessible et attrayante grâce à la fiction pour les enfants de 8 ans et plus.
« En août 1988, à la suite d'un concours de circonstances, je me suis inscrit dans un club de boxe d'un quartier du ghetto noir de Chicago. Je n'avais jamais pratiqué ce sport, ni même envisagé de le faire. Hormis les images stéréotypées que chacun peut s'en former à travers les médias, le cinéma ou la littérature, je n'avais eu aucun contact avec le monde pugilistique. Je me trouvais donc dans la situation du parfait novice. Trois ans durant, j'ai participé aux entraînements aux côtés des boxeurs du cru, amateurs et professionnels, à raison de trois à six séances par semaine. À ma propre surprise, je me suis pris au jeu, au point de passer mes après-midi au gym avant de passer entre les cordes disputer un combat officiel. Les notes consignées au jour le jour dans mon carnet de terrain (initialement pour m'aider à surmonter un profond sentiment de maladresse et de gêne physique, sans nul doute redoublé par le fait d'être le seul Blanc de la salle), ainsi que les observations, photos et enregistrements réalisés lors des tournois et "réunions" où se produisaient des membres de mon club ont fourni la matière des textes qu'on va lire. »
Aux Forges de Clabecq, usine sidérurgique située près de Bruxelles, pour Silvio et ses collègues, le quotidien, c'est d'abord le combat contre les attitudes de résignation et de peur. Rapidement élu délégué syndical en charge des questions d'hygiène et de sécurité, Silvio témoigne de trente ans de luttes pour améliorer les conditions de travail, pour combattre le racisme et pour empêcher la fermeture annoncée du site. Son mandat syndical, Silvio le voit comme un moyen de faire vivre "esprit de Clabecq". Pour mener leurs combats, c'est sur leurs propres forces et sur leur connaissance de leur métier que les ouvriers de Clabecq s'appuient. Quitte à mettre de côté l'appareil syndical sitôt qu'il déclare ne plus rien pouvoir pour eux. Par sa confiance jamais démentie dans le potentiel émancipateur de sa classe, Silvio donne une leçon salvatrice d'optimisme militant.
Le tour résolument punitif pris par les politiques pénales lors de la dernière décennie ne relève pas du simple diptyque " crime et châtiment ". Il annonce l'instauration d'un nouveau gouvernement de l'insécurité sociale visant à façonner les conduites des hommes et des femmes pris dans les turbulencesde la dérégulation économique et de la reconversion de l'aide sociale en tremplin vers l'emploi précaire. Au sein de ce dispositif " libéral-paternaliste ", la police et la prison retrouvent leur rôle d'origine : plier les populations indociles à l'ordre économique et moral émergent. C'est aux États-Unis qu'a été inventée cette nouvelle politique de la précarité, dans le sillage de la réaction sociale et raciale auxmouvements progressistes des années 1960 qui sera le creuset de la révolution néolibérale. C'est pourquoi ce livre emmène le lecteur outre-Atlantique afin d'y fouiller les entrailles de cet État carcéral boulimique qui a surgi sur les ruines de l'État charitable et des grands ghettos noirs. Il démontre comment, à l'ère du travail éclaté et discontinu, la régulation des classes populaires ne passe plus par le seul bras, maternel et serviable, de l'État social mais implique aussi celui, viril et sévère, de l'État pénal. Et pourquoi la lutte contre la délinquance de rue fait désormais pendant et écran à la nouvelle question sociale qu'est la généralisation du salariat d'insécurité et à son impact sur les espaces et les stratégies de vie du prolétariat urbain. En découvrant les soubassements matériels et en démontant les ressorts de la " pensée unique sécuritaire " qui sévit aujourd'hui partout en Europe, et singulièrement en France, ce livre pointe les voies possibles d'une mobilisation civique visant à sortir du programme répressif qui conduit les élites politiques à se servir de la prison comme d'un aspirateur social chargé de faire disparaître les rebuts de la société de marché.
Résumé : Les machines ressemblent à d'étranges créatures qui aspirent les matières premières, les digèrent et les recrachent sous forme de produit fini. Le processus de production automatisé simplifie les tâches des ouvriers qui n'assurent plus aucune fonction importante dans la production. Ils sont plutôt au service des machines. Nous avons perdu la valeur que nous devrions avoir en tant qu'êtres humains, et nous sommes devenus une prolongation des machines, leur appendice, leur serviteur. J'ai souvent pensé que la machine était mon seigneur et maître et que je devais lui peigner les cheveux, tel un esclave. Il fallait que je passe le peigne ni trop vite ni trop lentement. Je devais peigner soigneusement et méthodiquement, afin de ne casser aucun cheveu, et le peigne ne devait pas tomber. Si je ne faisais pas bien, j'étais élagué. Foxconn est le plus grand fabricant du monde dans le domaine de l'électronique. Ses villes-usines, qui font travailler plus d'un million de Chinois, produisent iPhone, Kindle et autres PlayStation pour Apple, Sony, Google, Microsoft, Amazon, etc. En 2010, elles ont été le théâtre d'une série de suicides d'ouvriers qui ont rendu publiques des conditions d'exploitation fondées sur une organisation militarisée de la production, une taylorisation extrême, l'absence totale de protection sociale et une surveillance despotique jusque dans les dortoirs où vivent les ouvriers. Ce livre propose quelques éléments d'analyse du système Foxconn à partir du portrait que fait la sociologue Jenny Chan d'une ouvrière qui a survécu à sa tentative de suicide en 2010. Complété par le témoignage de Yang, un étudiant et ouvrier de fabrication à Chongqing, il retrace également le parcours de Xu Lizhi, jeune travailleur migrant chinois à Shenzen, qui s'est suicidé en 2014 après avoir laissé des poèmes sur le travail à la chaîne, dans "L'atelier, là où ma jeunesse est restée en plan".