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Si l'économie m'était contée. Huit histoires de marchés
Cochoy Franck
REF2C
24,00 €
Épuisé
EAN :9782918582311
Les contes de fées ont bercé notre enfance, édifié nos longues soirées d'hiver. Ancestral et multiculturel, leur univers nous transmet souvent une morale - la fameuse morale de l'histoire - qui nous offre un apprentissage de la vie et nous permet de comprendre comment interagir avec un environnement proche (le foyer, la famille) ou lointain (la forêt, le château, la ville). C'est ainsi que les contes ont fait l'objet d'innombrables analyses visant à souligner leur charge (ou leur usage) psychanalytique, érotique, culturelle, politique ou "genrée". Au rebours de ces approches, Si l'économie m'était contée prend le parti d'insister sur leur aspect le plus central et paradoxalement le plus méconnu, à savoir leur dimension économique, leur étrange rapport avec l'univers du commerce. L'ouvrage propose ainsi une sociologie de l'économie au prisme des contes de fées. Il s'agit de montrer que les contes, plus ou moins à leur insu, véhiculent une intelligence du monde économique, soit en eux-mêmes, soit parce qu'ils peuvent être mobilisés pour éclairer des réalités contemporaines.
Si l'on a tant de mal à comprendre le choix du consommateur en économie de marché, n'est-ce pas parce qu'on se trompe de cible? Franck Cochoy nous propose de laisser un instant homo oeconomicus en paix pour s'intéresser à l'objet de son choix. Il suggère de tirer parti d'une observation très simple, très évidente, et qui pourtant n'a guère retenu l'attention les objets qu'on choisit sur les marchés d'aujourd'hui ne sont pas des produits, mais des produits emballés. Symptomatiquement, l'âne de Buridan - cet animal affamé qui, placé à égale distance de deux quantités semblables de nourriture, ne parvient pas à choisir, et se laisse donc mourir de faim - inaugure l'« économie d'emballage »: pas de problème de choix possible entre deux bottes de foin sans l'intronisation clandestine d'un nouvel actant - l'emballage - entre le sujet et l'objet. À partir de ce constat, Franck Cochoy montre combien ce contenant a priori futile - il est destiné à être jeté! - est au contraire l'une des médiations les plus puissantes qui oeuvrent à rapprocher l'offre et la demande. L'emballage permet l'inscription des éléments susceptibles de sortir le sujet de l'indécision: il cache le produit pour le montrer autrement, révèle des entités invisibles telle la composition chimique de l'objet, informe sur son origine, déporte l'attention des prix vers la prise en compte de la qualité... En nous faisant voyager à dos d'âne parmi les emballages, leurs ressorts et leur histoire, en nous conviant à une promenade entre vente du jambon en supermarché et lecture de la presse automobile, cet essai nous fait découvrir à quel point nos choix sont à la fois libres et solidaires d'une foule d'équipements et d'acteurs dont la mise à jour apparaît décisive pour la pleine compréhension du marché.
L'information économique, environnementale et sanitaire est à l'affiche. D'un côté, on assiste à l'affirmation d'un consommateur de plus en plus actif à la recherche d'appuis cognitifs susceptibles de soutenir son engagement dans l'action. De l'autre, les acteurs institutionnels publics ou privés tentent de porter leur voix sous forme d'affichage, d'emballage ou d'étiquettes. Paradoxalement, ces deux mouvements sont à la fois convergents et contradictoires : est-il possible de concilier des formes de communication descendante et unilatérale avec l'expression de publics en quête d'interactivité ? Telle est l'une des questions qu'aborde ce numéro sur les dispositifs sociotechniques d'affichage, d'emballage et d'étiquetage. Les supports informationnels à destination des publics forment des espaces ambigus, où se croisent et se combinent souvent les voix des régulateurs et des acteurs de l'offre, du droit et du marché. Pour aborder ces supports et en saisir les enjeux, il convient d'en éclairer l'histoire, d'en explorer les formes, de s'interroger sur l'agencement des différents niveaux d'inscription (de l'affichage à l'étiquette, en passant par l'emballage et la signalétique), de rendre compte du jeu des régulations publiques et des initiatives privées, de l'investissement de l'étiquetage par les consommateurs comme lieu d'information consumériste ou d'expression politique, voire d'examiner l'émergence de formats informationnels nouveaux, largement soutenus par les nouvelles technologies (smartphones, sites internet) qui semblent sortir l'affichage de plus d'un siècle de communication unilatérale et asymétrique pour l'ouvrir à des formes inédites d'interaction avec les usagers.
Résumé : Comment fonctionne l'économie de marché ? Qui anime, en deçà de la main invisible, les rapports marchands ? Quels sont les hommes et les savoirs qui soutiennent l'échange économique moderne ? Une histoire du marketing apporte une réponse originale à ce genre de questions, en nous faisant voyager à travers l'histoire du marketing américain, depuis le XIXe siècle jusqu'à nos jours. Dans cette vaste fresque qui se lit comme un roman, l'auteur nous montre comment, dès les débuts du capitalisme américain, la volonté libérale d'atteindre un rapport plus direct entre l'offre et la demande s'est paradoxalement soldée par la multiplication des intermédiaires censés y pourvoir : marchands ambulants, grossistes, publicitaires se sont succédé les uns aux autres, au motif que chacun d'eux apportait une meilleure " représentation " du marché que ses prédécesseurs. Peu à peu, la prolifération des médiateurs marchands a gagné le c?ur des entreprises, avec l'apparition de cadres spécialisés dans l'étude du marché, avant de migrer au dehors, du côté des business schools et de l'Université. L'étude du marketing comme science permet alors de s'interroger sur le fonctionnement des communautés scientifiques pluridisciplinaires, et sur les rapports parfois surprenants que les disciplines appliquées entretiennent avec leurs clientèles. Les multiples facettes de cet ouvrage qui croise les perspectives de l'histoire, de l'économie, de la gestion, de la sociologie des sciences et de la sociologie des professions intéresseront un vaste public : historiens, économistes et sociologues désireux de mieux connaître les acteurs, les institutions et l'histoire du marché, étudiants et enseignants de gestion soucieux de mieux comprendre l'une de leurs disciplines de prédilection, enfin tous ceux qui pensent que le marketing et les marketers jouent un rôle majeur dans notre monde, et méritent à ce titre d'être mieux connus.
Contrairement à ce que l'on croit souvent, le marché ne fait pas que dissoudre des liens mais en crée de nouveaux. Partout, communautés de clients, sites de rencontre, régulations marchandes, cartes de fidélité, cadeaux d'entreprise, associations professionnelles, outils du marketing viral, réseaux sociaux électroniques, contrats commerciaux, inventent et font proliférer des formes de liens inédites à partir de la rencontre entre les partenaires de l'échange. Il convient donc d'étudier comment le marché " fait et " défait " société, et donc " refait " cette dernière, et d'explorer in fine les conséquences de telles transformations. Tel est le programme suivi par l'ouvrage, en trois volets. Le premier fournit des cadres d'analyse et des exemples pour mieux penser et comprendre la façon dont le lien s'inscrit au coeur du marché. Le second volet explore les différentes facettes du marketing du lien, d'abord sur Internet, avec toutes les techniques du marketing viral ou de la captation marchande des " blogueurs ", puis sous d'autres formes, qui vont des techniques classiques de fidélisation à l'usage des cadeaux comme moyen de développer les relations commerciales. Enfin, le troisième volet porte sur les relations étonnantes qui se nouent entre lien, affect et marché, du côté de l'assurance-vie et du crédit, mais aussi de l'accueil et de la détention des objets marchands dans notre vie intime, voire de la formation des liens amoureux.
Le livre Une histoire de l'allumette retrace les grandes lignes de cette ultime conquête du feu par un objet emblématique d'une rare et élégante sobriété.
Carbonell Mauve ; Lambert Olivier ; Mioche Philipp
Née en 1961, la zone industrielle de Peynier-Rousset a un parcours singulier. Située dans la Haute Vallée de l'Arc, elle a été conçue comme une alternative au déclin des activités charbonnières qui avaient jusqu'ici marqué le destin de ce bassin économique. Après toute une série d'expériences industrielles plus ou moins réussies, la "fée" électronique s'est penchée sur son berceau à la fin des années 1970, lui apportant une formidable croissance, une nouvelle identité. Au fil des années, La microélectronique lui a conféré une dimension internationale. Au pied de la montagne Sainte-Victoire, s'est alors développée une Silicon Valley provençale. D'autres secteurs sont venus ; ils ont à leur tour participé à une dynamique industrielle faite de reconversions. Ainsi, 50 ans après sa création et près d'une décennie après la fermeture de la dernière exploitation minière, le pôle d'activités de la Haute Vallée de l'Arc comprend près de 7 000 salariés alors qu'au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, au plus fort de leur croissance, les Houillères du Bassin de Provence employaient tout au plus 6 500 personnes sur les dix-sept communes du bassin minier de Gardanne. De la mine à la puce, ce livre vous invite à parcourir les chemins d'une véritable aventure industrielle.
Martigues, Venise provençale, ville fleurie posée sur l'eau, le charme de ses canaux, de ses îles, de ses ponts, le Miroir aux oiseaux avec ses maisons colorées qui se reflètent à la surface d'un petit port pittoresque... Ces images, puisées dans un passé qui a su être préservé, demeurent toujours vivaces. Cependant, Martigues a connu une véritable mutation après la Seconde Guerre mondiale. La ville s'est transformée sous les effets conjoints de l'industrialisation de l'étang de Berre et de l'expansion de l'agglomération marseillaise. Pour accueillir l'afflux de population, il a fallu bâtir, aménager et structurer le territoire. La municipalité communiste élue en 1959 a voulu s'assurer la maîtrise de l'expansion urbaine. Pour cela, elle a créé en 1961 une société d'économie mixte - la SEMIVIM - chargée de réaliser des opérations immobilières puis, en 1973, une société d'aménagement, la SEMAVIM. Ces deux structures, fusionnées en 1998, ont participé à la transformation de ce petit port méditerranéen. Le livre "Une Aventure urbaine" raconte cette histoire, celle d'une ville qui se modernise et celle des réalisations d'une société publique immobilière et d'aménagement. Au-delà du territoire local, cette histoire est emblématique, à plusieurs titres, des processus de modernisation des paysages urbains à l'oeuvre dans la France contemporaine.