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LES REVOLUTIONS INDUSTRIELLES
COCHET
ARMAND COLIN
32,03 €
Épuisé
EAN :9782200215903
La révolution industrielle est la pièce maîtresse de l'histoire mondiale moderne et pourtant sa signification n'apparaît guère dans les écrits historiques généraux... C'est comme si l'importance du phénomène en avait fait un sujet trop formidable pour être directement confronté. Pour les historiens généralistes, les difficultés techniques de l'étude sont dirimantes. Pour la plupart des économistes, la question est trop lointaine pour retenir leur attention. Pour les historiens de l'économie eux-mêmes, alors qu'on s'attendrait à ce que l'étude de la révolution industrielle soit en quelque sorte leur raison d'être, le sujet se révèle en général peu inspirant, ou bien il est éparpillé en toute une série d'études spécialisées, de sorte que des arbustes isolés reçoivent une attention soutenue alors que la masse familière de la forêt n'a droit qu'à un regard en passant" écrit l'historien de Cambridge, Edward Wrigley. Cartographier cet immense maquis des processus d'industrialisation, telle est l'ambition de cet ouvrage. Une seule approche professionnelle ne pouvant y suffire, la démarche adoptée donne la parole successivement à l'historien et à l'économiste. Il faut s'interroger sur la validité du terme de "révolution industrielle" : la phase d'industrialisation du XIXe siècle en Europe occidentale mérite-t-elle davantage le qualificatif de "diffusion" ou "d'évolution" que celui de "révolution" ? Les problèmes de la quantification, de la chronologie, des rythmes de l'industrialisation sont au coeur de l'ouvrage, et les "modèles" de l'industrialisation, qu'ils soient ceux de Marx ou de Rostow, sont analysés et remis en perspective. Il serait sans doute présomptueux de vouloir fournir une "grille de lecture" adaptée à l'ensemble des industrialisations. En revanche, il est possible de dresser une liste de facteurs interdépendants susceptibles d'expliquer les raisons de l'industrialisation de l'Europe occidentale, et, à l'opposé, de comprendre les absences d'industrialisation, dans d'autres régions du monde, qui ne sont pas parfaitement prises en compte par la notion de "révolution industrielle".
Résumé : Notre vieille Europe est l'un des continents qui a le plus rapidement souffert des activités humaines. Tout d'abord avec la naissance de l'élevage il y a neuf mille ans. Chèvres, moutons et vaches partent à l'assaut de l'Occident. En moins de quatre mille ans, l'homme et ses animaux domestiques détruisent l'essentiel de la forêt vierge d'Europe et la remplacent par des pâturages. Or, aujourd'hui, sur l'ensemble de l'Europe, le grand défricheur a baissé les bras sur de vastes surfaces, trop difficiles à travailler et peu rentables. Ces nouveaux espaces délaissés se reboisent spontanément et reprennent vie. Le ré-ensauvagement est à l'oeuvre, efficace, rapide, surprenant. Dans tous les milieux, la faune est de retour et les surprises sont de taille : bison, ours, gypaète, élan, baleine grise, tortue caouanne, chacal doré, etc., tous reviennent en nombre là où on les croyait disparus à jamais. D'ici à 2030, sur l'ensemble de l'Europe, ce sont 30 millions d'hectares qui vont ainsi s'offrir à la vie sauvage. 30 millions d'hectares, c'est l'équivalent de 30 fois le parc national de Yellowstone, aux Etats-Unis ! L'Europe des territoires protégés va pouvoir rivaliser avec le réseau des grands parcs américains. Et bénéficier, elle aussi, des effets positifs du ré-ensauvagement !
Résumé : Etre soldat ne relève pas d'un simple choix professionnel. Dans cette condition militaire qui est plus qu'un métier, se pose la question éthique de la mort reçue ou donnée et de l'usage des armes, légitimé en droit par le fait que le soldat est le représentant légal de la force publique dans les conflits. Le rapport au sacré est souvent interrogé dans les cultures professionnelles, notamment des officiers. Etre soldat, c'est également s'inscrire dans une acceptation de l'autorité et de la hiérarchie. Les systèmes de représentation de la société à l'égard de l'armée sont interrogés dans cet ouvrage, de l'image du soldat, au cours des siècles, à l'antimilitarisme, de la participation des militaires à la politique, à l'évolution de leur rôle dans les conflits passés et contemporains. Passant du service du Roi à celui de la Nation, le soldat est toujours en phase avec les débats de sociétés de son époque, passant de la condition d'un soldat de métier au système mixte républicain mêlant conscription et professionnels. Depuis 1997, et par un retour de l'histoire sur elle-même, le soldat est redevenu un engagé volontaire, quel que soit son grade. Engagé dans des conflits locaux (conquête coloniale et conflits de décolonisation), il a également connu les deux guerres mondiales avant de participer à des " Opérations extérieures ", sous l'égide d'organismes internationaux. À l'image de la société française, la condition militaire a profondément évolué depuis la veille de la Révolution française. Ce livre en montre les multiples facettes et en identifie les facteurs d'évolution, mais aussi les ancrages culturels de long terme.
Les Actes de ce premier colloque sur les jeux d'évanouissement se veulent un point de départ pour une réflexion multidisciplinaire à propos de pratiques dangereuses, à extension planétaire. Le "jeu du foulard", comme les jeunes l'appellent - relayant les médias ou relayés par les médias - n'est certes pas une nouveauté. Le moins que l'on puisse dire est que les nouveaux moyens de communication ont privé de clandestinité et comme banalisé, sinon rendu anodines, des pratiques variées qui ont en commun la recherche de l'hypoxie cérébrale. Faut-il pour autant accuser Internet de favoriser l'expansion d'activités mettant à mal le corps d'enfants dont, par ailleurs, maintes mesures en matière de Santé publique visent à protéger l'intégrité et à favoriser le développement optimum? Pourquoi l'existence de ces activités est-elle encore ignorée de nombre de médecins, infirmiers, enseignants et agents chargés de la sécurité publique? Les jeunes qui se livrent à ces pratiques, délibérément ou sous la pression du groupe, ont-ils seulement conscience de la gravité de l'enjeu non seulement pour eux, mais aussi pour la cellule familiale et, de là, pour la société tout entière? Comment, à défaut de pouvoir jamais contrôler la marée internétique, transmettre une information critique et rigoureuse qui demeure le meilleur garant contre les chimères, les manipulations et autres (à la lettre) éblouissements? Pourquoi, héritiers des Lumières, hésitons-nous à nous affranchir des tabous/châtiments obsolètes, des vieux interdits/ transgressions? Alors que le droit, indéniablement, a affaibli les moyens d'abuser d'autrui, qu'avons-nous à craindre du "par-delà bien et mal"?
Drôle de guerre" pour les Français, "guerre assise" pour les Allemands, "guerre des rumeurs" pour les Anglais : ces huit mois d'escarmouches terrestres, aériennes et navales ont paradoxalement été vécus comme un vrai combat pour le moral des troupes. François Cochet raconte une vie qui devient chaque jour plus difficile. L'ennui mène son travail de sape, la désobéissance gagne et la chaîne de commandement s'effrite : c'est la "dépression d'hiver". Jeux de cartes, alcoolisme deviennent le lot commun. Sur la ligne Maginot, les soldats attendent. Cependant, l'industrie de guerre tourne à plein régime, la France s'arme et les militaires se font ouvriers : ils manient la pelle, la pioche, coulent parfois du ciment pour construire des fortifications et protéger la frontière. L'auteur relate avec finesse une période complexe de la Seconde Guerre mondiale, loin des stéréotypes qu'en a gardés la mémoire collective : les Français ne sont partis au front à reculons, mais forts du devoir à accomplir et décidés à en finir une fois pour toutes avec l'Allemand. La débâcle de 1940 n'était pas inéluctable. François Cochet s'attache à penser la drôle de guerre comme une période en soi : la véritable défait des dirigeants est de n'avoir pas su expliquer le sens du combat à mener et les moyens envisagés pour vaincre l'Allemagne nazie.
Résumé : Les troubles de la personnalité représentent un large champ des consultations en clinique et soulèvent des enjeux théoriques et thérapeutiques. S'agit-il de troubles ou de pathologies, voire de structure pathologique ? Comment diagnostiquer et soigner ces troubles ? Ce livre décrit les spécificités cliniques comportementales, émotionnelles et cognitives de chacun de ces différents troubles : névrotiques (personnalités obsessionnelle compulsive, histrionique, dépendante), limites (personnalités borderline, narcissique, antisociale) et psychotiques (personnalités paranoïaque et schizoïde). Puis il développe les différentes théories explicatives qu'elles soient psychanalytiques, cognitivo-comportementales ou développementales, et les prises en charge et stratégies thérapeutiques qui s'en inspirent. L'ouvrage s'adresse en premier lieu aux étudiants en psychologie, mais aussi aux travailleurs sociaux et aux professionnels de santé.
Cet atlas historique du Moyen Age présente en 42 fiches dix siècles d'époque médiévale. De l'Antiquité tardive au Bas Moyen Age, soit du Ve au XVe siècle, il aborde les grandes thématiques et les événements importants de la période. En s'ouvrant aux espaces lointains -Asie, Afrique, Amérique du Sud- il donne à voir et à comprendre la période médiévale dans toute sa diversité. S'appuyant sur un déroulé chronologique, l'ouvrage permet de dégager la trame générale des grandes phases de l'époque médiévale et montre les traits essentiels d'un événement, d'une aire de civilisation, d'un mécanisme économique ou d'un courant artistique. Un index des thèmes, des noms propres et des lieux facilite la compréhension de la période. Des pistes bibliographiques à la fin de chaque fiche permettent au lecteur d'approfondir les thèmes abordés.
Résumé : Chaque parcours de vie d'une personne est une synthèse de multiples déterminations, d'interactions et des actions de la personne elle-même. Aussi chaque récit d'un parcours de vie contient des informations et des significations sur des niveaux très divers de réalité.Comment le sociologue doit-il s'y prendre pour recueillir des récits de vie ? Comment construire cet objet sociologiquement, comment développer l'enquête et la mener à bien, comment y insérer des moments d'observation directe des interactions ? Comment recomposer un modèle qui en donne une description la plus riche et la plus fidèle possible ? C'est à ces nombreuses questions que répond l'ouvrage, dont la 4e édition a été remaniée
Résumé : Ce parcours de l'Antiquité à nos jours réussit le tour de force d'offrir un panorama assez complet de l'histoire de la philosophie depuis Platon. L'originalité de Jacqueline Russ est de considérer les idées à partir de leur contexte historique d'énonciation. Si elle établit un certain nombre de filiations perceptibles dans le temps, elle n'en délaisse jamais le contexte spécifique et essaie de retrouver la fraîcheur, la surprise de l'apparition des concepts dans leur nouveauté. Elle s'appuie tout au long de son parcours sur le binôme constitué par un individu, un penseur particulier et la situation historique dans laquelle il conçoit sa philosophie. Dans le jeu de va-et-vient entre passé et présent, Jacqueline Russ s'interroge aussi pour savoir en quoi cette longue histoire des idées depuis l'Antiquité peut être pour notre présent un riche gisement de sens. Le fil d'Ariane choisi par l'auteur est ici l'évolution de la "raison occidentale".