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Chez Temporel. Célébration d'André Hardellet
Cloux Patrick
TEMPS IL FAIT
18,00 €
Épuisé
EAN :9782868536648
Plus qu'un hommage, c'est bien d'une célébration qu'il s'agit. Car André Hardellet (1911-1974) est, pour l'auteur, un phare, un saint patron, un modèle et, plus que tout, un ami. Petit maître pour les uns, écrivain modeste pour d'autres, ce promeneur mélancolique a marqué pour toujours ses amateurs par sa "prose ouverte, savante, mais aussi sensuelle, subtile, rigolarde et populaire. Sa prose inquiète et visionnaire, dotée du petit matériel indispensable de l'humour en ruine". Patrick Cloux, en chef de file de la société (secrète et fraternelle) de ses lecteurs, entend faire découvrir son oeuvre providen- tielle et paradoxalement cachée, et lui rallier quelques inconditionnels supplémentaires. "Donnez-moi le temps" implorait un titre d'Hardellet ! C'est ce que fait ici, sans réserve, le bel essai d'un admirateur enthousiaste et reconnaissant.
La vie rognant le coin des cartes, j'utilise l'écrit comme un joker, une fois la littérature devenue une seconde mémoire. D'où la partialité d'une telle chronique. Le grand Ordinaire renoue quelques cordes disjointes, vingt ans passés en un souffle, le dos au mur du quotidien, à se chauffer au médiocre soleil d'un idéalisme privé. Déjà Henri Heine, en 1826, vendait un peu la mèche : " Les tourtes aux pommes étaient alors ma passion... Maintenant, c'est l'amour, la vérité et la soupe à la tortue. " Vivre est l'arme céleste d'un montreur de mots. Un spectateur distancié se parle. L'ordinaire est sa petite entrée. P. C.
Résumé : La vie est un éclat de verre, un caillou noir, un vieux nuage. Une veste oubliée. Un foulard posé sur un dossier de chaise. Des albums de photographies, un tas de livres que tu n'as pas eu le temps de lire. Le souvenir de ton sourire mutin, ton envie lumineuse d'avancer, il n'y a pas si longtemps. C'est méchamment un peu court. P.C.
Le peuple étriqué et coincé dont je sortais, jeune, meurtri, curieux, timide et assez mal assuré, avait donc lui aussi ses artistes, son droit de voir, ses perplexités et ses accroches lumineuses. Un arbre plein de lucioles m'éclairait. Il me changeait de la misère ambiante, du rétrécissement familial où je végétais, de l'absence de perspective et de beauté. Le Merveilleux était derrière ces portes. Il fallait avancer... " Fidèle à une méthode éprouvée dans ses livres précédents, l'auteur examine diverses manifestations de l'art à la lumière de souvenirs de sa jeunesse, évoquant une enfance démunie dont l'art et la littérature sont venus combler les manques affectifs. En " nostalgique de l'avenir ", c'est à la " création libre des couches populaires " qu'il s'intéresse principalement, à quelques naïfs, à divers singuliers, " bruts " répertoriés comme bricoleurs oubliés qu'il entasse dans sa brocante imaginaire, son insolence stimulée par l'insolite et son goût du coq à l'âne bousculant les " conventions esthétiques ". Sa rêverie buissonnière nous invite ainsi à un inspirant dimanche à la campagne.
Résumé : Depuis un coin préservé de l'Auvergne, l'auteur de ce texte sème des pistes de vie, de réflexion et de partage. Faisant corps avec sa maison rêvée, il pratique l'isolement mais s'ouvre bien volontiers aux hommes ; aux amis d'automne et de passage ; aux jeunes venus prouver, à eux-mêmes et aux autres, qu'un autre avenir est possible dans ces terres parfois oubliées. De saison en saison, il tire le fil de ses pensées, mêlant habilement nostalgie et curiosité, rêverie et lucidité, sans jamais imposer au lecteur sa vision de notre société. Des hivers rigoureux au retour des hirondelles, des pages de Thoreau aux merisiers en fleur, ce petit précis d'immédiateté regorge d'observations savoureuses.
Résumé : " L'un des plus beaux livres écrits sur Rome. Une Rome suspendue entre le clair et l'obscur, le ciel et les ruines, les enfers et l'au-delà : une ville de fontaines et de foudre, de fleuve et d'incendie, de fables et d'artifices; cité du théâtre et de l'illusion, élémentaire comme Isis, tragique comme Borromini, abyssale comme Piranese... Et l'érudition est voilée comme chez Nerval, c'est une érudition qui joue, invente jusqu'au délire, tire des feux d'artifice, pâlit avec les couleurs et les reflets de la nacre, avant de s'éteindre dans la mélancolie. " Pietro Citati
Belles têtes d'Irlandais dans les rues de Killarney. D'un certain âge. Des têtes conformes à la tradition et qui, au-delà du folklore touristique, donneraient à n'importe qui manie vaguement le crayon l'envie d'écrire et de conserver ces personnages dans les mots. On ne s'attache pas à repérer d'abord les faces qui affichent leur alcoolisme. Ici, c'est un penchant qui ne s'avoue pas, mais se clame et se trompette. Il met tant de sincérité dans la laideur que là encore, parce qu'on est en Irlande, on se sent en confiance. Des trognes aussi évidentes et qui témoignent d'une impeccable assiduité au pub ne savent plus mentir. La caricature est une innocence brute." Dans ce récit de voyage fort peu héroïque - camping et vélo -, l'auteur s'attache à montrer des spectacles qui n'ont pas lieu et des êtres sans grandeur dont, en amoureux comblé de la langue, il sait faire une véritable matière littéraire.
Les personnages de ce petit roman ne se séparent pas de l'auteur : Ils sont l'auteur, mais jeune, en plusieurs personnes, et surtout en Roger Bourcier ; il est tellement l'auteur, qu'il est impossible de parler de lui sans évoquer le paysage de Saint-Samson, près de Morlaix, où est né ce récit, et le jeune homme que j'étais appliqué à la tâche de vivre et d'écrire, à la tâche d'étudiant volontairement raté et de vivant insatisfait. Tout ce qui lui advient m'est arrivé. Ses émerveillements d'amoureux craintif, son angoisse devant la vie, c'est moi. Le lecteur d'aujourd'hui s'y reconnaîtra car tous les jeunes gens, d'une génération à l'autre, passent par là, sous des formes imprévues.