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Les géants. Entre mythe et littérature
Closson Marianne ; White-Le Goff Myriam
PU ARTOIS
20,00 €
Épuisé
EAN :9782848320588
On pensait avoir tout dit sur le géant, figure figée dans un double stéréotype de violence archaïque ou de bonté débordante, et n'ayant plus guère sa place dans la littérature, si ce n'est dans celle destinée aux enfants. Or ce colloque a permis de découvrir que le géant, présent dans presque tous les récits d'origine où il est tantôt grand ancêtre protecteur, tantôt monstre sauvage tout droit sorti du chaos, continuait à hanter les œuvres les plus contemporaines. Les articles qui constituent ce volume explorent, à travers les siècles et les œuvres littéraires, les nombreux enjeux esthétiques, scientifiques ou philosophique de la figure gigantale et nous invitent à découvrir l'étonnante richesse et complexité de ce " personnage-métaphore ". la rencontre des spécialistes de domaine et d'époques très différents a ainsi mis en lumière combien le géant est profondément inscrit, non seulement dans l'imaginaire de l'Occident, mais encore dans sa conscience littéraire et artistique.
Je ne connais aucun livre plus important, plus terrible, plus digne d'être réimprimé. C'est l'histoire la plus forte en son genre" , écrit Michelet à propos de l'Histoire de Magdelaine Bavent. Religieuse du Monastere de Saint-Loüis de Louviers. Avec sa Confession generale & testamentaire, où elle declare les abominations, impietez et sacrileges qu'elle a pratiqué & veu pratiquer, tant dans ledit Monastere qu'au Sabat, & les personnes qu'elle y a remarquées parue à Paris en 1652. Si l'ouvrage appartient au vaste corpus des écrits qui ont accompagné et le plus souvent justifié la chasse aux sorcières des xvie et xviie siècles, il semble être le seul à donner la parole à une femme condamnée comme suppôt de Satan, avouant, dans une débauche de détails obscènes et blasphématoires, s'être livrée au sabbat à la copulation avec les diables et les sorciers, avoir participé au sacrifice d'enfants et les avoir mangés, et mille autres abominations. Pour éclairer la genèse et les enjeux de ce texte, cette édition critique l'accompagne de la transcription complète et en grande partie inédite de l'interrogatoire de Magdelaine, "accusée et convaincüe des crimes de sorcellerie et magie" . Différents documents et analyses permettent en outre de mieux comprendre le destin de cette religieuse "endiablée" et de replacer son Histoire dans le cadre plus large de l'affaire de la possession de Louviers, et plus généralement de la crise démoniaque des xvie et xviie siècles.
Résumé : Toute personne curieuse des arts et des traditions populaires, des célébrations et rites régionaux, et de la sagesse collectée par les Anciens au fil de leur observation du temps qui passe ou de celui qu'il fait, des travaux et des saisons. Cet ouvrage contient : 5 000 dictons, 1 700 sujets, 300 fêtes, 600 notices culturellesavec un index par dates et régions
Proche conseiller du président Obama, un universitaire américain réfléchit au contenu de son prochain cours à Harvard et met en parallèle le destin de deux dirigeants confrontés aux forces irrésistibles du changement : Julien l'Apostat, un des derniers grands empereurs romains, et l'actuel président américain. Tous deux essayent de restituer leur grandeur passée à l'empire dont ils sont les héritiers, tous deux se heurtent au déni de réalité de populations engluées dans des habitudes de facilité. Si l'on y ajoute la cruelle réalité de guerres mal engagées et mal terminées, les oppositions irréductibles qui fracturent le pouvoir politique et l'intégrisme croissant de religions sûres d'elles-mêmes, l'on ne peut que s'interroger avec inquiétude sur le déclin qui menace les États d'Occident. Car nous sommes dans la position de la Rome du Bas-Empire et l'expérience semble montrer que ni le courage ni la rigueur personnelle des dirigeants ne peuvent suffire à arrêter un mouvement quasi irréversible. Dans cette méditation romancée sur l'histoire, l'auteur nous invite à remettre en cause les certitudes qui ont porté notre monde depuis quelques siècles.
Résumé : Mozzarella, parmesan, coulis de tomate au basilic, jambon Serrano... Voilà de quoi jongler avec tous les ingrédients cultes de la pizza pour décliner les grands classiques et épater votre petit monde. Tous les incontournables : Calzone ; 4 fromages ; Margarita ; Reine. Et des recettes aux saveurs plus originales : Pizza aux poires, gorgonzola et noisettes ; Pizza libanaise à l'agneau ; Pizza aux figues fraîches et à la ricotta. Toutes les recettes sont très joliment illustrées.
L'homme est un être à part parce qu'il pense, affirme-t-on communément, mais c'est oublier une autre de ses spécificités, tout aussi étonnante : l'homme est le seul animal à boire sans soif. De là vient l'ivresse, compagne de l'homme depuis toujours, présence que la littérature a largement reflétée, suivant des modalités qui diffèrent selon les époques et les cultures. Il est donc utile de mener une réflexion approfondie sur le phénomène de l'ivresse, que la recherche littéraire a jusqu'ici beaucoup moins exploré que d'autres thèmes en apparence davantage empreints de " dignité ". Pourtant, l'ivresse possède depuis longtemps ses lettres de noblesse. Mythes et croyances nous enseignent qu'au voisinage étroit du breuvage qui enivre se tiennent amour, poésie, connaissance suprême, divination, furor... Reprenant ces pistes, les études présentées ici en français s'appuient sur des textes littéraires issus de cultures variées (anglo-saxonne, chinoise, française, germanique, hispanique, portugaise), d'époques diverses, et font appel à un éventail de sources allant des grands textes fondateurs de la culture occidentale (Écritures...) aux productions de la paralittérature. Cette pluralité qui confronte approches et contenus permet d'enrichir d'analyses originales le débat sur le thème proposé.
Van Der Meersch Maxence ; Melliez Mary ; Morzewski
Romancier à succès dans l'entre-deux-guerres (La Maison dans la dune, Invasion 14, Corps et Ames...), Prix Goncourt 1936 avec L'Empreinte du dieu, Maxence Van der Meersch (1907-1951) fut aussi un chroniqueur et nouvelliste recherché dont les textes parurent régulièrement dans la presse entre 1925 et 1950. Marianne, L'Intransigeant, Candide, Le Figaro, Paris-Soir... publièrent ses chroniques et nouvelles, ainsi que les grands titres de la presse du Nord de la France. Articles de commande ou de circonstance, textes d'humeur voire véritables "manifestes" où l'écrivain, fidèle à ses engagements humanistes, prend position sur différents problèmes de société, un important florilège de cette production se trouve rassemblé dans ces deux volumes qui permettent de nuancer considérablement l'image "réactionnaire" de l'écrivain. Sensible à la souffrance et à la misère des "gens de peu" dont il partagea le sort, révolté par l'inégalité et l'injustice mais aussi par le sort fait aux femmes dans le monde du travail à son époque, il est hanté par les ravages de la guerre dans sa région. La même inspiration anime aussi ses nouvelles, dont certaines constituent les embryons de romans édités ultérieurement, mais aussi inédits ou inachevés (Paternité, Invasion 40...). Van der Meersch y exploite avec une maîtrise accomplie toutes les tonalités du genre, et certaines de ces nouvelles sont dignes d'un Maupassant. Enfin, un long texte inédit, "L'Affaire Jean Boudart", apporte un témoignage exceptionnel sur la "première carrière" de Van der Meersch, qui fut avocat au barreau de Lille, y déployant le même généreux engagement social que dans son oeuvre d'écrivain.
Il n'existe pas pour l'instant de volume spécifiquement consacré à Joris-Karl Huysmans critique d'art des primitifs allemands et flamands. Ce volume veut réparer cet oubli en accordant une place prépondérante aux Trois Primitifs, et en particulier à l'analyse du retable d'Issenheim de Grünewald. Cet essai qui ne veut pas se contenter d'être un bilan, une somme, se livrera à une analyse détaillée de l'imaginaire dermographique de la critique d'art huysmansienne (d'où le titre du livre évidemment). Dans son désir de sublimation Huysmans veut toujours exténuer les intériorités physiologiques pour les faire passer sur l'extériorité épidermique. C'est cette fort complexe opération que mettra à jour le livre, montrant qu'à cet égard il existe une véritable solidarité, pour le moins inattendue, entre les premiers textes consacrés aux impressionnistes et ceux consacrés aux primitifs après la conversion. Mais en vérité s'agit-il encore vraiment de peinture une fois que Huysmans a rejoint l'église ?
Les petites filles ont-elles une histoire ? Et si oui, comment est né cet objet d'intérêt, ce nouveau sujet qui traverse les classes et les trames ? Vers 1850 apparaissent des textes qui deviendront des classiques de la littérature : Alice au pays des merveilles, en Angleterre, Les Malheurs de Sophie, en France, Les Quatre filles du docteur March, en Amérique. Un peu plus tard, Freud élabore une théorie de la séduction, prémisse du complexe d'?dipe. Même l'Eglise s'intéresse aux visions des petites filles pour en faire des bienheureuses. Un siècle plus tard, le mythe s'incarne en Lolita, une version amère et désespérée de la femme fatale et de l'amour en Occident. La petite fille a donc bien une histoire, et l'on peut en suivre les méandres dans la littérature, du modèle de la jeune fille accomplie de la période pré-révolutionnaire, en passant par l'âge romantique qui réévalue l'enfance et la femme, jusqu'au triomphe de la littérature enfantine, pour arriver au lendemain de la seconde guerre mondiale. On peut suivre l'itinéraire de l'enfance féminine, chez Mme de Staël et Jane Austen, Percy et Mary Shelley, Byron, Charlotte Brontë, Mme de Ségur, George Sand, Victor Hugo, Marie Bonaparte, Vladimir Nabokov, sans oublier les figures extra-littéraires qui ont eu prise sur l'imaginaire comme Eugénie de Montijo ou Bernadette Soubirous.