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Tant et plus !
Closets François de
GRASSET
31,85 €
Épuisé
EAN :9782246464815
Quel usage fait-on de notre argent ? Dans la France de 1992, la question vaut 3 000 milliards de francs. Chaque habitant de ce pays verse, en moyenne, 55 000 francs par an sous forme d'impôts et de cotisations, il est en droit de vérifier que de telles sommes sont dépensées à bon escient. François de Closets a mené l'enquête. De l'avion de combat Rafale à l'avion spatial Hermès, de l'Opéra-Bastille à la Sécurité sociale, des palais de Région aux administrations improductives, de la guerre des images aux associations budgétivores, il nous fait pénétrer dans ce monde de l'argent facile qui est aussi celui de la dépense irresponsable. L'auteur de Toujours plus ! qui, il y a dix ans, avait fait découvrir la France des privilèges, nous révèle aujourd'hui celle du gâchis, de la gabegie, du clientélisme. Lorsque la dépense tient lieu de politique, lorsque les augmentations des budgets sont brandies comme des bulletins de victoire, ce n'est plus de gaspillage qu'il faut parler, mais de pillage. Nous en sommes là. François de Closets nous rappelle que la démocratie, ce n'est pas seulement le respect des libertés individuelles, mais aussi celui de l'argent public. De notre argent.
François de Closets mène, depuis une trentaine d?années, une double carrière de journaliste et d?écrivain. En 1965, il rejoint le Journal télévisé et devient le spécialiste des questions spatiales et scientifique. En 1978, il crée sur TF1 le magazine économique L?Enjeu, avec Emmanuel de la Taille et Alain Weiller; en 1987, il lance, avec Richard Michel et Jean-Marie Perthuis, Médiations, un magazine de société. En 1992, il rejoint le service public pour concevoir des émissions consacrées à la science et à la santé. Ce sont notamment Savoir Plus Santé, avec Martine Allain-Regnault et Les grandes énigmes de la science, avec Roland Portiche, émission dont il a été pendant quinze ans le producteur et le présentateur. Depuis 2006, il est chroniqueur à La Chaîne parlementaire et a repris ses activités d?éditorialiste. C?est en 1968, après avoir été exclu de l?ORTF, que François de Closets commence sa carrière d?écrivain. Il connaît son premier succès avec Le Bonheur en plus (1974). Après le succès mémorable de Toujours Plus! (1982), François de Closets s?attaque aux sujets les plus divers, et ses essais, toujours dérangeants, recueillent de grands succès auprès du public. Tous ensemble (1985) met en cause le monde syndical. La Grande Manip (1990) fustige l?hypocrisie du discours politique. Tant et plus ( 1992) dénonce le gaspillage de l?argent public. Le Bonheur d?apprendre (1996) plaide pour un renouveau pédagogique. Le Compte à rebours (1998) annonce les crises à venir de la France. L?Imposture informatique (2000), en collaboration avec Bruno Lussato, s?attaque aux dérives de la micro-informatique. La Dernière Liberté (2001) demande que soit reconnu à chacun le droit de choisir sa fin de vie. Ne dites pas à Dieu ce qu?il doit faire (2004) revisite la biographie d?Albert Einstein. Plus encore! (Fayard/Plon) confronte la grille de lecture de Toujours plus! à la France des années 2000. Son dernier livre, Le Divorce français, est publié aux éditions Fayard en 2008.photo:
L'auteur du célèbre Toujours Plus entreprend une description quelque peu apocalyptique de la France contemporaine. Celle-ci se caractériserait par une sorte de complicité implicite entre la France statutaire et la France compétitive pour laisser sur le bord de la route la France précarisée par l'adaptation de notre économie aux normes de la compétition mondiale. Le tout enrubanné par les discours hypocrites des politiques et des syndicalistes. Une situation qui pourrait conduire à une victoire du Front national : le compte à rebours est enclenché. D'accord ou non avec les thèses de l'auteur, on y trouvera une remarquable description de l'état social de la France.
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.