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La France à quitte ou double
Closets François de
FAYARD
30,29 €
Épuisé
EAN :9782213686509
Ce "quitte ou double" porte un nom : Marine Le Pen. "Quitte" : ce serait l'arrivée au pouvoir du populisme nationaliste, "double" : le sursaut du redressement. François de Closets nous montre pourquoi et comment les Français vont se retrouver face à cette alternative. Bulletin de vote en main. La France du "quitte ou double" nous fait découvrir des millions de Français, abandonnés par l'Etat, qui pourraient rejoindre le Front national. De nouveaux électeurs qui ne suffiront pas à lui donner la majorité. En revanche, un peuple traumatisé par un choc financier peut basculer vers les extrêmes. En Grèce ce fut à gauche, en France ce serait à droite. Or notre pays ne peut plus éviter une telle crise. En l'absence de vraies réformes, les baisses du pétrole, de l'euro et des taux d'intérêt, les milliards de la BCE n'apporteront qu'un répit. L'incapacité de redresser nos finances nous conduira fatalement à la cessation de paiement, c'est-à-dire à la mise sous tutelle financière de notre pays. Face à l'angoisse et à la colère des Français, le pire aura toutes ses chances. Le meilleur aussi. Ce sera l'occasion unique de rompre avec les mensonges. En finir avec la diabolisation du FN qui lui a tant profité. Cesser de nier le problème de l'islam en France et imposer partout la laïcité. Réhabiliter la patrie, la fierté nationale, avec les marcheurs du 11 janvier. Cesser d'opposer des politiques de droite et de gauche qui sont les mêmes. Dire enfin que nous faisons depuis quarante ans de la relance sans aucun résultat et que nous n'avons toujours pas commencé l'austérité. Et, surtout, faire sauter les oligopoles bureaucratiques, corporatistes, politiques et syndicaux qui étouffent le pays. Au rendez-vous du destin, il nous faudra quitter tout espoir ou redoubler d'efforts.
Le chômage, la précarité, les dettes à rembourser, les retraites à payer, les soins à assurer, c'est l'héritage que les baby-boomers transmettent à leurs enfants. Après avoir reçu en partage une France prospère et championne de la croissance, notre génération laisse une France défaite. Comment en est-on arrivé là ? Vingt-cinq ans après l'extraordinaire succès de Toujours plus !, l'enquête qui avait révélé à une France stupéfaite l'ampleur des inégalités générées par notre modèle social, François de Closets a refait l'enquête. En explorant les privilégiatures de la France protégée, et la misère de la France exposée. L'écart est devenu effarant entre les gagnants et les perdants. Les premiers ont prospéré à l'abri de la crise, les seconds sont pris dans la tourmente de l'insécurité mondiale. Plus grave : les privilèges des uns ne sont maintenus qu'au détriment de la sécurité des autres. Et d'abord celle de la jeunesse, ce nouveau prolétariat. Cette analyse implacable, nourrie d'informations foisonnantes, fera grincer bien des dents, et notamment du côté des grands patrons salariés, premiers bénéficiaires des nouvelles privilégiatures. Mais elle apportera aussi un souffle d'espoir à tous ceux qui, au-delà des guerres idéologiques, veulent se mettre au travail pour rendre à nos enfants l'avenir qu'on leur a volé.
François de Closets mène, depuis une trentaine d?années, une double carrière de journaliste et d?écrivain. En 1965, il rejoint le Journal télévisé et devient le spécialiste des questions spatiales et scientifique. En 1978, il crée sur TF1 le magazine économique L?Enjeu, avec Emmanuel de la Taille et Alain Weiller; en 1987, il lance, avec Richard Michel et Jean-Marie Perthuis, Médiations, un magazine de société. En 1992, il rejoint le service public pour concevoir des émissions consacrées à la science et à la santé. Ce sont notamment Savoir Plus Santé, avec Martine Allain-Regnault et Les grandes énigmes de la science, avec Roland Portiche, émission dont il a été pendant quinze ans le producteur et le présentateur. Depuis 2006, il est chroniqueur à La Chaîne parlementaire et a repris ses activités d?éditorialiste. C?est en 1968, après avoir été exclu de l?ORTF, que François de Closets commence sa carrière d?écrivain. Il connaît son premier succès avec Le Bonheur en plus (1974). Après le succès mémorable de Toujours Plus! (1982), François de Closets s?attaque aux sujets les plus divers, et ses essais, toujours dérangeants, recueillent de grands succès auprès du public. Tous ensemble (1985) met en cause le monde syndical. La Grande Manip (1990) fustige l?hypocrisie du discours politique. Tant et plus ( 1992) dénonce le gaspillage de l?argent public. Le Bonheur d?apprendre (1996) plaide pour un renouveau pédagogique. Le Compte à rebours (1998) annonce les crises à venir de la France. L?Imposture informatique (2000), en collaboration avec Bruno Lussato, s?attaque aux dérives de la micro-informatique. La Dernière Liberté (2001) demande que soit reconnu à chacun le droit de choisir sa fin de vie. Ne dites pas à Dieu ce qu?il doit faire (2004) revisite la biographie d?Albert Einstein. Plus encore! (Fayard/Plon) confronte la grille de lecture de Toujours plus! à la France des années 2000. Son dernier livre, Le Divorce français, est publié aux éditions Fayard en 2008.photo:
Résumé : F. de Closets nous fait découvrir l'histoire méconnue de personnages admirables qui, depuis 2000 ans, ont sacrifié leur vie au combat pour la liberté.
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).