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La pulsion et ses tours. La voix, le sein, les fèces, le regard
Clerget Joël
PU LYON
18,69 €
Épuisé
EAN :9782729706333
La pulsion, terme de la langue courante et du corpus psychanalytique, est abordée par ses traits et ses composants, au nombre de quatre : une force qui pousse, d'où elle tient son nom de pulsion, une source du corps dont elle émane, un objet sur quoi elle porte et un but : l'obtention d'une satisfaction. L'enjeu théorique de la pulsion consiste à prendre appui sur le corporel et à représenter ce dernier sur la scène psychique. Sa particularité est de faire le tour d'un objet pour qu'apparaisse de nouveau le sujet que nous sommes. Soutenu par l'expérience clinique, les textes littéraires et analytiques dans le sillage de Freud, Lacan, Dolto et Winnicott, ce propos vise à produire le concept de pulsion, non pas sur l'axe chronologique des phases orale, anale et génitale, mais selon une perspective qui l'ordonne à notre condition d'êtres parlants incarnés. À cette fin, sont retenus quatre objets délimitant les registres pulsionnels : la voix, avec le cri, pour la pulsion invocante ; le sein pour la pulsion orale ; les fèces pour la pulsion anale et le regard pour la pulsion scopique. Ces quatre pôles suffisent à circonscrire l'exercice pulsionnel affectant le sujet du désir et de la parole, non sans omettre un débat ouvert sur la pulsion de mort.
Comment parler du corps d'un bébé ? Quel est l'enjeu d'en parler aujourd'hui ? Au tout début, le corps d'un bébé se construit en milieu aquatique et poursuit son chemin dans la sphère aérienne. Qu'en est-il de ce corps alors même que, bébé, il n'est pas encore en mesure de dire ses sensations et ses ressentis, mais les expose néanmoins, bon gré mal gré, dans et par son corps. Ainsi nous parle-t-il. Le corps est à la fois le lieu du sujet, la demeure de la psyché, un espace de relation. Dans la dépendance initiale, ce qui entre dans le corps et en sort, est modelé par la culture, les pulsions, les besoins, les manières de faire et d'en disposer. Corps en corps durant la vie intra-utérine, corps-à-corps séparé, le corps se façonne dans le contact, l'adresse de la parole et l'appel du prénom. Ce numéro de Spirale associe les apports de la recherche, de la clinique et des pratiques professionnelles aux ponctuations et témoignages de l'expérience.
Devenir père n'est pas qu'un processus psychologique. C'est un acte symbolique engageant un sujet dans sa chair. Cet ouvrage décrit le parcours d'un petit garçon devenant un papa, et les mécanismes proprement masculins de ce cheminement énigmatique. Discutant certains acquis concernant l'abord du père, ce livre est centré sur l'expérience d'un homme devenant papa, depuis tout petit, dès la grossesse, jusqu'au jour où son enfant l'appelle lui-même papa. L'ouvrage distingue, en les articulant, la fonction et la place d'un papa, celles d'un père et la référence paternelle en tant qu'instance symbolique. Il réfléchit aux conditions actuelles de la parentalité, abordant ainsi l'homoparentalité. Cette élaboration s'intéresse à ce qui du corps d'un garçon organise son entrée dans la paternité et notamment son sexe sur le plan du réel, de l'imaginaire et des paroles.
Ce livre est le témoignage vivant d'une double expérience clinique psychanalyse, haptonomie pré et périnatale) qui situe le contact et la sensorialité dans les relations interhumaines en engageant la dimension esthétique (beauté du geste et sensation) ainsi que l'existence. Le présent texte vise à articuler une réflexion relative aux rapports de deux pratiques, la psychanalyse et l'haptonomie, tant au plan de la clinique au quotidien qu'à celui de leur élaboration conceptuelle. L'auteur pointe les potentielles correspondances et les éventuelles discordances existant entre ces deux champs, et leur contribution respective à la vie des êtres humains que nous sommes. Il inscrit l'inconscient dans le contact différencié du toucher qui est une part intégrante de la pratique analytique.
C'est un fait, l'enseignement, et plus largement le système éducatif, constituent en France un secteur professionnel féminisé. Est-ce à dire que femmes et hommes connaissent les mêmes évolutions de carrière dans ce domaine ? C'est la question que pose Gilles Combaz dans cet ouvrage. Pour y répondre, le sociologue s'intéresse à trois fonctions : les directeurs/trices d'établissements dans le premier degré, les inspecteurs/trices du premier degré, les directeurs/trices d'établissements du second degré. Mobilisant les statistiques nationales existant sur le sujet et réalisant des entretiens complémentaires pour affiner son propos, Gilles Combaz scrute ces postes à travers trois thématiques clés : le recrutement, la mobilité, l'avancement. Ses conclusions sont claires : au-delà d'une féminisation réelle des fonctions d'encadrement de l'éducation nationale et si, en deux décennies, les écarts se sont considérablement réduits, des inégalités demeurent cependant entre femmes et hommes dans l'accès aux postes à responsabilités et dans le déroulement des carrières. Toute l'analyse de Gilles Combaz vise à révéler comment sont produites ces inégalités.
Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie assassiné le 16 octobre 2020 pour avoir proposé à ses élèves d'étudier des caricatures du prophète Mahomet, fut étudiant à l'université Lumière Lyon 2 et à l'université Jean Moulin Lyon 3. En 1995, dans le cadre de sa maîtrise, il soutenait un mémoire de recherche consacré à l'usage et à la symbolique de la couleur noire dans la société française de 1815 à 1995, s'appuyant principalement sur des sources littéraires et picturales. A l'initiative de Christophe Capuano, les Presses universitaires de Lyon ont décidé de publier ce texte afin de faire entendre la voix d'un apprenti historien doté d'une forte culture littéraire, d'une réflexion à la fois fine et audacieuse, enfin d'une grande sensibilité aux images. Ce texte présente également l'intérêt d'apporter un témoignage sur la manière dont l'université formait les futurs historiens et enseignants en histoire il y a 25 ans. Christophe Capuano et Olivier Faure y ont ajouté une préface et les compléments scientifiques et bibliographiques indispensables. Mais, comme le souligne l'avant-propos rédigé conjointement par Nathalie Dompnier, présidente de l'Université Lumière Lyon 2, et Eric Carpano, président de l'Université Jean Moulin Lyon 3, cet ouvrage constitue avant tout un hommage rendu à un enseignant assassiné dans le cadre de ses fonctions, par deux institutions qui ont contribué à sa formation intellectuelle.