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Fidel Castro. Une vie
Clerc Jean-Pierre
ARCHIPEL
23,00 €
Épuisé
EAN :9782809809947
Extrait de l'introductionDE CUBA AU C?UR DU MONDEPlutôt que des hommes de grand mérite, nous sommes des hommes à qui le hasard a donné des privilèges excessifs.Fidel Castro, 22 décembre 1975Fidel Castro aura occupé la chronique mondiale près d'un demi-siècle.De 1959 à 2006, il a exercé sur son pays un pouvoir presque total comme «commandant en chef de la Révolution» cubaine. Il a battu des records planétaires de durée aux affaires. En tant que chef de gouvernement (1959-2006), c'est incontestable. Comme chef d'État, ses quasi-contemporains Elizabeth II d'Angleterre, le dalaï-lama, le roi Bumiphol de Thaïlande ont accédé avant lui à la première marche et exerçaient encore lorsqu'il a quitté la scène - mais il s'agit d'autres types de pouvoir. Le temps qu'il a passé sur le pavois n'approche tout de même pas la durée des règnes «imbattables» de Louis XIV, de François-Joseph ou de Victoria. Mais il se compare à celui de l'empereur Auguste; et nul pontificat, pas même celui de Pie LX, ne l'égale!C'est dès 1945 que, après son éducation chez les jésuites, Castro s'est lancé dans la vie publique de Cuba, tentant de conquérir l'université par l'élection tant qu'il l'a cru possible puis, déjà, les armes à la main. Il s'est fait connaître de l'opinion insulaire en tentant, le 26 juillet 1953, un coup de main contre la caserne Moncada de Santiago - un des points d'appui du dictateur Fulgencio Batista qu'il s'était juré de renverser. Le 26 juillet est aujourd'hui encore la fête nationale de la Révolution castriste.Après deux années de prison et un exil d'un peu plus d'un an au Mexique, Fidel Castro a débarqué dans l'Oriente de Cuba avec quatre-vingts compagnons, dont son jeune frère RaLa fuite du dictateur Batista et la victoire de la guérilla castriste, ainsi que le soulèvement civique de beaucoup de Cubains des villes, ont livré l'île au commandant en chef. Sa carrière a commencé sous les vivats de ses compatriotes et de la partie la plus vibrante de la jeunesse du monde. En moins de deux ans, pourtant - suivant en cela, d'instinct ou d'après ses lectures, un conseil que Machiavel donne au prince: exécuter l'ennemi à la vitesse de l'éclair -, il ne restait plus grand-chose de l'ancienne Cuba.L'Europe faisait ses premiers pas en tant que Communauté. L'Afrique n'était pas encore entièrement décolonisée. Le général de Gaulle retrouvait le pouvoir en France après douze ans de «traversée du désert». Le «tiers-monde» n'était alors, pour beaucoup, qu'un ensemble de «pays neufs». La conférence de Bandung avait eu lieu mais le «non-alignement» restait à inventer. Parce que Mao Zedong l'avait trop vite et brutalement «mise en communes», la Chine souffrait d'une horrible famine. Le «bon pape Jean» XXIII venait de remplacer l'austère Pie XII - prélude à un aggiornamento de l'Église par Vatican IL Et la rivalité entre États-Unis et Union soviétique prenait un tour aigre après le lancement du premier Spoutnik - avec le missile gap redouté par l'Amérique et la crise montante de Berlin.
(au programme du CAPES et de l'Agrégation de Philosophie 2003-2004).Dans les nouveaux Essais sur l'entendement humain, étroitement inspirés d'une lecture de l'Essai philosophique concernant l'entendement humain de Locke, Leibniz rappelait que le mot uneasiness se rendait en Allemagne par Unruhe, qui désigne à la fois l'inquiétude et le balancier des horloges, inlassable dans son mouvement périodique. Est-il dès lors étonnant que la lecture du philosophe de l'inquiétude, ait été soumise à une telle oscillation depuis le XVIIIe siècle ? On a pu faire de Locke un chrétien sincère et un athée crypté, un socinien et un croyant en la divinité de Jésus-Christ, un adversaire de Hobbes et un de ses partisans masqués, un contractualiste nécessairement adverse de l'utilitarisme et un utilitariste avant la lettre, un partisan de la propriété bourgeoise et un défenseur passionné du droit de se révolter ; cela toujours en apportant de part et d'autre d'excellents arguments, pareillement convaincants. Le vrai problème du commentateur de Locke, qui est aussi sa croix, est d'essayer de saisir le principe de ces oppositions en se risquant d'évaluer le degré de croyance que Locke paraît assigner à l'un et à l'autre membres de chaque antinomie.
Bien avant de vouloir voler, les hommes ont cherché à explorer les profondeurs des océans. Mais pour passer du rêve à la réalité, l'aventure a été longue et périlleuse. Certains modèles ont marqué l'histoire navale par leur ingéniosité. A la fin du XIXe siècle, grâce au moteur qui fait. son entrée dans l'industrie civile, une nouvelle génération de sous-marins voit le jour. Ces fantômes des mers ne cessent alors de se perfectionner au fil des conflits mondiaux et des tensions internationales qui jalonnent le XXe siècle. Comment les hommes ont pu relever ce défi à la fois technologique et humain?
Résumé : Le livre se veut une synthèse philosophique sur la perception. Il critique les grandes thèses sur la perception en les organisant en une antithétique ; il les dénonce comme des masques idéologiques ; il s'efforce enfin de montrer comment on peut sortir des contradictions qui paraissent inévitables. Le thème de la perception ne saurait être isolé des questions liées à l'imagination et aux passions ; ses difficultés ne pourraient être résolues indépendamment des problèmes soulevés par les divers modes de la sensibilité. L'horizon de cette antithétique et de son effort de résolution est celui des fondements des sciences de l'homme telles qu'elles orientent leurs travaux au cours des dernières décennies. Ces fondements relèvent de l'examen de plusieurs catégories, mais aussi d'un effort pour repenser par exemple l'espace et le temps. Il est clair que le présent ouvrage est l'esquisse d'une tâche qui devra en passer par l'ensemble des aspects de la sensibilité. L'enjeu de cette enquête est de savoir si une telle théorie réussira dans une tâche où de grandes philosophies du XIXe et du XXe siècles paraissent avoir échoué.
De la Perse à l'Iran, 3000 ans d'histoire De la poésie soufie de Rûmi aux élégies amoureuses de Hafez de Chiraz, la culture persane participe pleinement de l'histoire universelle des sciences, de la philosophie, de l'art et des religions. Car l'Iran n'est pas limité au peuple iranien ni à ses frontières actuelles : géographiquement et historiquement, l'Iran est situé à un carrefour. Depuis toujours, il est impossible de comprendre une immense partie de l'Asie centrale et du monde islamique en laissant l'Iran et sa culture de côté. Aujourd'hui, la culture musulmane de Perse, si admirée au Moyen Age, vit pourtant un âge sombre. En Occident du moins, on s'en méfie, on l'ignore : fi de ces poètes qui chantaient la beauté de la femme et de l'amour, de cette diversité des courants de pensée qui prônait une culture de l'autre, de ces chemins vers une compréhension de Dieu et des hommes. C'est contre cette réécriture fallacieuse d'un passé louable qu'Ardavan Amir-Aslani, spécialiste de l'Iran, veut s'ériger. Et redonner ainsi à la culture perse la place qui lui revient dans l'Histoire.
En 1963, Sheila décrète que l'école est finie. Sa carrière débute... Cinq décennies après, elle se retourne sur sa carrière, et sur sa vie. On sait sa passion pour la danse, qui a rythmé son existence depuis qu'enfant elle rêva d'être petit rat de l'Opéra. Twist, yé-yé, pop, disco: elle a traversé toutes les modes et conservé intact sa popularité.Les moments de doute, pourtant, n'ont pas manqué. Mais Sheila a toujours rebondi, retrouvant le chemin des studios et la joie de vivre.Amitiés fortes, grandes rencontres, coups durs... Sheila refait ici le parcours de sa vie. En toute sincérité.
Le conte de fées est connu : en 1980, lorsque René rencontre Céline, alors âgée de 12 ans, il tombe sous le charme de sa voix. C'est le début de leur collaboration artistique, qui se poursuivra en une idylle fusionnelle. Grâce à lui, Céline, à 18 ans, remporte l'Eurovision. Majeure, elle déclare sa flamme à celui qui n'était encore que son impresario. Ils se marient en 1994. Dès lors, le couple "à la vie comme à la scène" enchaîne les succès : Céline enregistre la musique originale du film Titanic, qui devient un succès international ; elle remplit les salles de concert grâce aux tournées qu'elle fait à travers le monde, collectionne les récompenses... Dans les périodes de doute et de déprime, tous deux continuent à se serrer les coudes. D'autant que le diagnostic tombe dès 1998 : René a une tumeur. Quand la santé de René décline, Céline, suspendant concerts et enregistrements, reste à ses côtés. Après la disparition du producteur début 2016, Céline Dion, pour leurs trois fils, René-Charles, Nelson et Eddy, reprend la route : The show must go on. Elle en avait fait le serment à René.
On le savait peu, mais Moustaki (1934-2013) était le chanteur français le plus demandé à l'étranger. On le croyait à la retraite ou au soleil, alors qu'il n'arrêtait pas de chanter, du Japon au Canada, mais aussi de composer, d'enregistrer, de peindre et d'écrire. Moustaki, c'est "Milord", dont Piaf fit un succès, "Sarah", que Reggiani détaillait comme une saynète et, bien sûr, "Le Métèque" qui le rendit célèbre. C'est aussi "Ma liberté", "Votre fille a vingt ans", "Ma solitude", "Il est trop tard". des dizaines de chansons qui sont autant de standards. Louis-Jean Calvet est remonté aux origines, à cette ville d'Alexandrie où Moustaki est né, pour suivre les fils des influences, des amitiés, des rencontres : le cours d'une vie. Mais ce livre est plus qu'une biographie : il scrute l'ouvre, les musiques, il fait parler les témoins (dont l'auteur), il est à l'écoute des hésitations, des choix de vie, des engagements. Calvet réserve ici la place qu'elle mérite à Yui Hamauzu, sa dernière compagne japonaise, qu'il a longuement interviewée, afin de raconter les "années de résilience" 2008-2013.
Dreyfus Alfred ; Dreyfus Lucie ; Duclert Vincent ;
Résumé : Innocent du crime de haute trahison dont on l'accuse et condamné à l'issue d'un procès inique, dégradé devant vingt mille Parisiens, déporté en Guyane sur l'île du Diable, le capitaine Dreyfus s'est battu pour la justice et la vérité dès le premier jour de sa mise au secret, le 15 octobre 1894. Son courage face à l'effondrement de son existence et à l'enfermement s'exprime tout entier dans les lettres qu'il adresse à sa famille depuis la prison et le bagne. Avec Lucie, sa jeune épouse, il noue une correspondance exceptionnelle qui défie le temps, l'éloignement et l'épreuve inhumaine de la détention. L'écriture épistolaire, malgré la censure, devient pour Alfred et Lucie le monde de leur résistance et de leur amour. La violence de l'Etat quand il s'acharne sur un innocent et menace ses défenseurs, l'antisémitisme déclaré qui saisit l'opinion publique et pervertit la République, la confiance inébranlable d'un couple en la justice de son pays, l'honneur et la solidarité de toute une humanité : dans ces lettres retrouvées, tout résonne avec notre siècle.
Résumé : Le temps est la matière vive de l'Histoire, que l'on s'attache de longue date à découper et à périodiser. Ainsi sont nés les époques, les périodes ou les âges de notre histoire. A ces "divisions imaginaires du temps", selon l'expression de Charles Seignobos, les historiens ont consacré de nombreux et importants travaux. Un aspect est demeuré cependant en retrait : celui qui a trait aux noms et dénominations de ces époques. On ne s'est en effet jamais contenté de "découper l'Histoire en tranches", on l'a dotée d'une kyrielle de noms propres - de "Moyen Age" à "Belle Epoque", de "Renaissance" à "Ancien Régime" -, qui pèsent sur la compréhension du passé. Car nommer n'est jamais neutre. La désignation d'une période charrie avec elle tout un imaginaire, une théâtralité, voire une dramaturgie qui viennent en gauchir l'historicité, et donc la signification. Elucider les noms d'époque - les linguistes disent "chrononymes" - constitue donc une opération essentielle pour qui souhaite envisager le passé sans anachronisme ni faux-semblants. C'est à cette entreprise que ce livre est consacré. Les quatorze essais qui le composent s'attachent à quatorze "noms d'époque " du contemporain, choisis parmi les plus usuels, en France comme à l'étranger. L'enquête débute au lendemain de la Révolution française, qui a échoué à réordonner le temps, mais réussi à le bouleverser. Elle s'achève dans les dernières années du XXe siècle. Entre-temps se dévoilera une large partie de l'histoire contemporaine, du "Risorgimento" à la "Fin de siècle", du "Gilded Age" aux "Trente Glorieuses", des "Années folles" aux "années noires".
Résumé : L'affaire Dreyfus (1894-1906), du nom de cet officier juif alsacien accusé d'espionnage au profit de l'Allemagne, est toujours présente dans nos mémoires. Elle resurgit, au gré de l'actualité, comme une référence historique essentielle. Mais qui était au juste le capitaine Dreyfus ? Y a-t-il eu plusieurs affaires plutôt qu'une ? Le " J'accuse... ! " de Zola en offre-t-il un récit exhaustif ? Et l'écrivain a-t-il été assassiné ? Quels ont été les rôles réels des militaires Picquart et Esterhazy, du politique Clemenceau et de l'écrivain Péguy ? Les dreyfusards sont-ils à l'origine des pétitions ? C'est à ces questions, et à bien d'autres encore, que répond ce livre, tour à tour chronique d'un roman-feuilleton aux multiples rebondissements, plongée dans l'imaginaire de l'Affaire, réflexion sur ses " fake news " et méditation sur son actualité, entre erreurs judiciaires et " nouvel antisémitisme ".
Le Second Empire a mauvaise presse : né d'un coup d'Etat en 1851, il se termine par la débâcle militaire de Sedan en 1870. La période charrie aussi des stéréotypes d'argent facile, de corruption, d'une perpétuelle "fête impériale"... Toutes ces images sont réductrices. Napoléon III, souverain éclairé, a modernisé la France comme personne avant lui, favorisant la création de lignes de chemins de fer et de banques, lançant la transformation de Paris conduite par Haussmann et appuyant le percement du canal de Suez par Lesseps. Empereur soucieux du sort des ouvriers, il autorise le droit de grève en 1864 et tolère les premiers syndicats. Sous son règne, la vie culturelle brille de tous ses feux avec Flaubert, Baudelaire, Courbet, Manet, Carpeaux, Gounod, Offenbach, Nadar... Défenseur des idéaux de 1789 et admirateur de l'oeuvre de son oncle Napoléon Ier, il restaure le suffrage universel et, après une période autoritaire, met peu à peu en place un régime libéral qui permet, à la fin du règne, de réconcilier dans les faits libéralisme et démocratie grâce à l'instauration d'un véritable régime parlementaire. Préoccupé de la grandeur de la France, il rend au pays, après la guerre de Crimée, la première place en Europe, avant d'aider l'Italie à réaliser son unité tout en rattachant à la France Nice et la Savoie. Il ne parvient cependant pas à faire face à la volonté de Bismarck de créer par tous les moyens l'unité allemande, ce qui provoque sa chute. Romantique, séducteur, attachant, Napoléon III vaut, comme le Second Empire, bien mieux que son image, c'est ce que l'auteur démontre ici de manière exhaustive, convaincante, avec brio et loin de toute hagiographie.