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Ritournelles de l’arrière-pays. Musique et ethnographie en Turquie rurale
Cler Jérôme
MIMESIS
28,01 €
Épuisé
EAN :9788869764509
Trente ans d'ethnographie au sud-ouest de la Turquie, dans un arrière-pays de danseurs et de rythmes boiteux. Deux lieux, deux mondes : d'un côté des paysans d'ascendance nomade, sunnites, et leurs musiques répétitives ; de l'autre, un grand village placé sous le signe de 'Ali, organisé selon la règle bektachie, et dont les hivers sont rythmés par les rituels nocturnes de djem. C'est en effet le son enregistré d'un luth, entendu par l'auteur dans les années 1980, qui l'avait incité à prendre la route pour remonter à la source : au fil de cette quête, le son et la musique se sont révélés des clés pour accéder à une société, à ses affects, à sa vision du monde. L'écriture, simplement narrative et se refusant à toute technicité, tente de restituer cette vie paysanne et ses représentants singuliers, leur fine résistance aux pouvoirs, leur amour du secret ; l'auteur s'attache également à montrer sur quels hasards, rencontres et détours s'est construite la recherche. Jérôme Cler après des études littéraires (ENS, agrégation de lettres classiques), la pratique du luth saz l'a conduit vers la trentaine à bifurquer vers l'ethnomusicologie, discipline qu'il a enseignée vingt-quatre ans à Sorbonne-Université.
Des yeux pour entendre La difficulté pour les sourds d'entrer dans le langage les a longtemps fait considérer comme intellectuellement inférieurs, jusqu'au jour où l'abbé de l'Epée, au XVIIIe siècle, les écouta, c'est-à-dire observa la langue des signes qu'ils pratiquaient déjà entre eux, et, à partir d'elle, mit au point un système de communication gestuel. Mais ce livre est plus qu'une histoire. Il montre également ce que la surdité peut nous apprendre à tous, sur notre condition d'êtres parlants. Ce que les sourds donnent à voir, à qui les écoute, c'est bel et bien une autre façon, aussi riche que celle des entendants, de pratiquer le langage : une autre manière d'être humain. Oliver Sacks (1933-2015) Neurologue, professeur à l'université Columbia, il est l'auteur de nombreux livres, notamment L'Eveil (1987), L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau (1988), Un anthropologue sur Mars (1996), Musicophilia (2009), L'Oil de l'esprit (2012) et L'Odeur du si bémol (2014). Traduit de l'anglais par Christian Cler
Cet ouvrage vient couronner une oeuvre majeure mais principalement constituée d'articles fondamentaux (parmi les plus cités dans la littérature académique). C'est le premier et le seul livre de l'auteur qui s'attache à formuler les principes et le cadre analytique d'une sociologie économique. Mais c'est plus que cela en réalité, car la façon dont procède Granovetter ne consiste pas à installer une discipline nouvelle concurrente des autres et notamment de la science économique. Il s'agit de montrer qu'aucune activité économique ne peut être comprise sans tenir compte des normes, des conventions, de la confiance, du pouvoir et des institutions sociales, et donc que l'on comprend mieux l'économie et la société en dépassant les frontières entre les disciplines. En combinant méthodes et résultats de la sociologie, l'économie, la psychologie et l'histoire, l'auteur propose un modèle interactionniste qui dépasse les clivages élémentaires (agent/système, individualisme/holisme) et il décrit les dynamiques complexes qui articulent constructions mentales et sociales, stratégies individuelles et évolution institutionnelle. En plus d'un livre de référence attendu, voilà une invitation stimulante et bienvenue à ouvrir les portes et les cerveaux dans toutes les disciplines qui traitent de questions économiques. Mark Granovetter (né en 1943) est professeur de sociologie à l'université de Stanford. Il est considéré comme l'un des principaux fondateurs de la nouvelle sociologie économique qui, depuis les années 1980, renouvelle la critique sociologique de la science économique et tend à réintégrer les comportements économiques dans leur cadre social historique, symbolique et institutionnel. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Christian Clerc.
Depuis quelques jours, vous veillez tard, dormez très peu, êtes sur mille fronts, et vous vous acquittez de toutes vos tâches. Vous pouvez même danser jusqu'à l'aube et arriver le premier au travail. Intrépide, persuasif, intuitif, charismatique, créatif, vous avez des ailes. Puis, brusquement, vous chutez: irritabilité, voire arrogance, et pour certains alcoolisme, addiction au jeu ou aux drogues, hypersexualité...; vous sombrez dans la dépression et mettez votre vie familiale, sociale et professionnelle en danger. Une consultation s'impose: ne seriez-vous pas bipolaire? Des millions de personnes dans le monde profitent de tels moments d'exaltation, ou d'"hypomanie", sans pour autant traiter les troubles de l'humeur et les graves périodes de déprime. Pourquoi? Bien souvent, parce qu'ils ont peur que cela nuise à leur réussite. Or la bipolarité, même modérée, est l'une des maladies mentales associées à l'un des plus hauts taux de dépression et de suicide lorsqu'elle n'est pas correctement traitée. Il est donc vital de la diagnostiquer et de la soigner. Dans ce livre, le Dr Fieve vous propose: des encadrés récapitulatifs pour conseiller les bipolaires et les membres de leur famille, ainsi que des tests d'évaluation; des informations sur les médications de pointe (thymorégulateurs, anticonvulsivants, neuroleptiques, antidépresseurs...) et les thérapies non médicamenteuses (psychothérapie, luminothérapie, diététique...); des moyens pour tirer profit durablement de l'énergie des phases hypomaniaques (surveillance et stabilisation des troubles thymiques sans altération de la créativité). Destiné aux personnalités bipolaires, à leurs proches et aux professionnels de la santé, ce livre est aussi un recueil d'histoires saisissantes qui invitent à déceler en soi et autour de soi les symptômes d'une pathologie qui, bien traitée, peut se révéler particulièrement bénéfique.
Caricature féroce du " ruissellement " de la pratique et de l'écoute musicale dans toutes les classes de la société, la Physiologie du Musicien ne parle, pour ainsi dire, ni d'art, ni des artistes. Seuls tombent sous sa plume les amateurs plus ou moins éclairés, les praticiens fonctionnarisés, les plumitifs de la partition et les instrumentistes néophytes. Traitant de la musique comme d'une maladie (" musica morbus "), selon une méthode propre à toutes les physiologies, ce petit opuscule n'a d'autre ambition que de faire sourire le lecteur, sur un mode badin et polémique.
Résumé : Un dimanche, une uvre, cycle de conférences initié en 1997 au Centre Pompidou par le critique d'art et commissaire d'expositions Marc Archambault, se voulait l'occasion de porter un regard approfondi et singulier sur une uvre choisie dans les collections du Musée, par un artiste, un conservateur, un écrivain, un historien ou un critique d'art. Cela avait lieu tous les dimanches à 11h30, à l'IRCAM d'abord puis dans la Petite salle, au premier sous-sol du Beaubourg. Vu le jour et l'heure, c'était un pari. Il a été gagné. Cet ouvrage, publié grâce à la complicité et à l'amitié des contributeurs, est un hommage à Marc Archambault et l'affirmation d'une conviction qui était la sienne : si l'amour de l'art existe, il ne se manifeste vraiment que dans les rencontres, toujours personnelles, avec des uvres, par définition singulières.
Cet ouvrage développe l'idée que la perception a une histoire et que notre manière de voir ne fut pas toujours la même selon les époques. De plus, la vision n'est pas une donnée invariable et elle est constamment réinventée par le contact avec l'environnement. Ce propos théorique - l'un des défis conceptuels majeurs en esthétique au XXe siècle - a engendré un vaste débat qui se trouve aujourd'hui au centre de l'actualité scientifique, du fait des recherches récentes en épigénétique, plasticité neuronale, anthropologie, et en relation avec la prolifération des dispositifs et des médias techniques contemporains. La philosophie de Merleau-Ponty a développé cette conception de la perception en tant que phénomène qui se métamorphose au sein de l'histoire et dont les changements se laisseraient entrevoir dans les formes d'expression humaines.
Les spécialistes de la pensée de Hobbes ont souligné l'importance de son troisième grand tour à travers l'Europe (1634-1636) et de son séjour à Paris, pour le développement de son système philosophique. Cette étude analyse les débats philosophiques et scientifiques qui ont eu lieu dans la capitale française pendant ces années là, et qui se révélèrent décisifs pour la naissance de la philosophie de Hobbes. Un travail qui compare pour la première fois et de façon détaillée les pensées de Mersenne et de Hobbes, dont on souligne les analogies et les différences au niveau méthodologique et épistémologique. Cette étude porte également sur la figure de Descartes, dont on évolue la contribution essentielle au développement de la pensée hobbesienne.
La question "qui suis-je ? " occulte souvent celle de savoir quelle place occupe l'autre dans le processus d'édification de l'identité personnelle. L'autre n'est sans doute pas absent des discours portant sur l'identité et le sujet, mais il est le plus souvent envisagé comme un élément extérieur gravitant autour d'un Moi considéré comme un centre de référence. Or l'autre n'est pas toujours celui qui me fait face, il est bien plus souvent celui qui me fait être. C'est notamment le cas quand l'autre est un modèle, que je le choisisse (figure d'exemple), ou qu'il soit socialement construit et imposé (figure d'exemplarité). L'autre, par qui je deviens celui que je suis, se manifeste donc comme une source féconde de construction de soi.