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CHATEAUBRIAND. Biographie morale et intellectuelle
Clément Jean-Paul
FLAMMARION
23,40 €
Épuisé
EAN :9782080675545
A la date du 5 juillet 1848, Victor Hugo a consigné dans Choses vues : " Chateaubriand vient de mourir. Une des splendeurs de ce siècle s'éteint. " C'était l'ultime hommage d'un démiurge des lettres à celui qui s'était imposé comme le plus grand écrivain français de la première moitié du XIXe siècle. François-René, vicomte de Chateaubriand, est né le 4 septembre 1768 à Saint-Malo et a rendu son dernier soupir à Paris, rue du Bac, le 4 juillet 1848. Dans l'intervalle, à travers une ?uvre monumentale, il aura décrit sa vie comme un destin et donné à sa propre image tout le lustre qu'il entendait léguer à la postérité. La minutieuse enquête de Jean-Paul Clément s'impose désormais comme l'un des exercices d'admiration les plus réussis que l'on ait jamais consacré à l'auteur des Mémoires d'outre-tombe. Au fil des pages de ce Chateaubriand, tout l'homme et toute l'?uvre sont restitués dans leur force et leur singularité. L'amoureux volage, le politique inspiré, l'aventurier courageux, le prosateur doué, le romantique éclairé, le créateur visionnaire, le voyageur audacieux, le solitaire sourcilleux, le chrétien militant : séquence après séquence, le lecteur découvre chacune des facettes d'un être complexe et attachant, qui aura durablement marqué son époque et contribué à la gloire des lettres françaises.
Actuellement, il est illusoire de croire que la réadaptation sociale d'une personne traitée pour des troubles psychiatriques ne s'opérera que par sa réinsertion professionnelle. La question de sa place dans la société, de sa citoyenneté se pose avec d'autant plus d'acuité : quelle peut être sa participation réelle journalière au vécu commun de la cité ? Ce problème dépasse aujourd'hui largement le cadre de la maladie mentale. En effet, la crise économique a privé de nombreux citoyens de leur droit au travail, fabriquant par-là même des exclus " handicapés de travail ". Or des experts dignes d'attention s'accordent à dire que dans l'avenir ce phénomène va s'accentuer. Il est donc urgent de prévoir pour les sans emploi de demain un statut différent de celui d'exclus-assistés (l'instauration du RMI semblait aller dans ce sens...). À l'insertion par le travail doit se substituer un projet plus global dans lequel l'indépendance de vie, la gestion du quotidien, l'acquisition de responsabilités, la lutte contre la solitude seront primordiales. L'expérience de l'introduction et de l'évolution du travail dans le champ psychiatrique est à ce propos particulièrement riche d'enseignements : - au début de ce siècle, le travail apparaît dans l'asile comme un moyen d'adaptation, d'éducation et de maintien de l'ordre. L'obligation et le conditionnement sont largement utilisés pour accroître la production ; - après la Deuxième Guerre mondiale, le travail se veut thérapeutique. Base d'une communication avec les autres, il est considéré comme un élément de psychothérapie institutionnelle ; - les années 70 se caractérisent par une critique du travail aliénant des hôpitaux psychiatriques ; les ateliers intrahospitaliers se vident alors que de nouvelles pratiques naissent dans le milieu social. C'est le développement du réseau de travail protégé (centres d'aide par le travail, ateliers protégés, etc.) qui soulève le problème d'une nouvelle exclusion sociale ; - la loi de 1975 transforme les malades mentaux en handicapés du travail, les rattachant à un nouveau groupe d'exclus, appelés à se multiplier... À partir d'une analyse historique soigneusement documentée, les auteurs de cet ouvrage nous convient à une réflexion approfondie sur la notion d'un travail au sens large, libéré de toute exigence de production mais en prise directe avec la vie communautaire, qui assurerait une réelle insertion des sans-emplois, malades ou exclus sociaux...
Jonas et sa soeur, Miki, vivent avec leur mère, Mady dans un camping-car. La vie n'est pas facile mais il n'est jamais question de se plaindre. Mady a le sourire qui déborde. Elle chante, raconte des histoires à dormir debout et promet à ses enfants qu'un jour, la chance sera là, avec une nouvelle vie, une vraie maison... En attendant, quand leur mère est à l'usine, Jonas, 9 ans, et Miki, 14 ans, s'échappent dans leur monde, celui qu'ils ont découvert et qu'ils se sont approprié en secret : Mississipi. Mississipi est une belle demeure abandonnée entourée d'un parc boisé et d'un étang. Les deux enfants qui habitaient là sont morts noyés. A la suite de ce drame, leur mère a quitté précipitamment les lieux en y laissant toutes leurs affaires. Ainsi, à la tombée de la nuit, Miki et Jon quittent avec bonheur les 8m2 de leur camion. Et, c'est chaque fois, une nouvelle épopée pleine de délicieuses frayeurs qui commence pour traverser le parc, ses ombres et ses bruits mystérieux. Puis enfin, le soulagement de se retrouver en toute complicité dans la maison bourgeoise et le plaisir de s'inventer ici une autre vie, une vie aisée, la vie rêvée de Siem et d'Awa, où tout est possible.
Résumé : Ecrits par Mme de Chateaubriand pour servir aux futurs Mémoires d'outre-tombe qui s'en sont souvent inspirés, ces cahiers, dont la dernière publication remonte à 1908, sont accompagnés d'un appareil de cinq cents notes établi par Jean-Paul Clément, directeur de la Vallée-aux-Loups. Remarquablement informées, ces notes constituent par elles-mêmes un apport de qualité. En 1792, François-René de Chateaubriand, " l'homme couvert de femmes ", pour reprendre le titre d'un roman, épouse " par distraction ", puis l'oublie pendant plus de dix ans, Céleste de Lavigne, bretonne comme lui, jeune comme lui : elle a dix-sept ans, il en a vingt-quatre. Souvent délaissée pour les " Madames ", elle n'en jouera pas moins, à partir de 1805, un rôle considérable auprès de son mari, présidera aux destinées de la Vallée-aux-Loups puis à celles de l'Infirmerie Marie-Thérèse, l'encouragera dans ses projets politiques, suivra de très près ses écrits et vouera aux gémonies tous ceux, sans exception, qui lui font une ombre quelconque. Dévote confite en prières ou ambitieuse fanatique, femme politique ou d'intérieur, tendre ou sèche, autant de facettes suggérées dans ses Cahiers, écrits de 1830 à 1833. Avec eux, les Mémoires d'outre-tombe ne sont jamais loin. Plus rapides, plus concis, plus virulents aussi, ils en sont un peu le contrepoint. D'un texte à l'autre, les nuances comme les ressemblances fascinent et rendent mieux compte de la communauté d'idées, des influences réciproques qui existaient entre l'écrivain et cette épouse qui, au fond, ne cessera jamais de l'admirer.
L'ABCdaire de Matisse nous transporte dans l'univers d'un des peintres majeurs du XXe siècle. Il nous plonge dans l?oeuvre d'un artiste, pour qui la peinture est avant tout un plaisir visuel et mental. A travers trois grandes thématiques, on découvre sa famille (Émile, Amélie, Anna Matisse) et ses amis (Pierre Bonnard, Picasso, Moreau) on explore le contexte socio-culturel qui permit son épanouissement (fauvisme, impressionnisme, les salons, ses voyages); enfin, on ouvre les portes du langage plastique et des grandes thématiques qui parcourent son oeuvre Enfin, on nous apprend à regarder la beauté des couleurs de ses oeuvres, la pureté du trait et l'élégance de la ligne à travers les techniques et les thèmes récurrents du peintre (la musique, l'atelier rouge, la danse). Inventeur d?un langage pictural, Matisse se sert des couleurs pour traduire, non la matière des choses, mais l'émotion qu'elles suscitent C'est pourquoi ses oeuvres nous parlent et restent toujours aussi vivantes.