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Nouvelle Vague, Nouveaux Rivages. Permanences du récit au cinéma (1950-1970)
Cléder Jean ; Mouëllic Gilles
PU RENNES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782868475879
Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, on peut considérer que le rapport à la représentation s'est profondément modifié. De ces profondes modifications, le Nouveau Roman puis la Nouvelle Vague présenteront, à la fin des années cinquante, les manifestations les plus spectaculaires : pour des raisons qui sont d'abord historiques, en littérature comme au cinéma, la bonne conscience et la toute puissance du récit ont été fortement ébranlées, de sorte que, si l'on nous raconte encore des histoires, les façons et les enjeux ont peut-être changé radicalement. Dans la perspective d'une réflexion sur le récit, la Nouvelle Vague représente d'abord le rassemblement plus ou moins formalisé des nouveaux cinéastes (Claude Chabrol, Jean-Luc Godard, Jacques Rivette, Eric Rohmer, François Truffaut) qui ont travaillé aux Cahiers du Cinéma ; mais d'autres noms, qui évoquent pour nous d'autres territoires et d'autres choix formels, participent nécessairement aux interrogations suscitées par ce groupe : Chantal Akerman, John Cassavetes, Marguerite Duras, Jean Eustache, Pier Paolo Pasolini, Alains Resnais, Alain Robbe-Grillet, Jean Rouch, d'autres encore ont préparé ou prolongé le mouvement de cette vague dont l'insistance aura finalement permis de redessiner pour tout le monde les rivages de la fiction. Pour prendre la mesure des transformations du récit à partir des années cinquante, il nous faudra rompre enfin avec l'isolationnisme des pratiques cinéphiliques afin de faire apparaître les relations qui se tissent entre le cinéma et les autres pratiques, parce que la littérature, la télévision, la musique, la vidéo, interviennent activement dans la mobilisation de la représentation au cinéma.
Résumé : Petite femme au regard malicieux cerné de lunettes carrées, Marguerite Duras était à la fois une créatrice exigeante, et une intellectuelle insolente et médiatique : une icône, assurément. Marguerite Duras : ce nom fait apparaître ambassades et barrages en Asie, résonner les mélodies d'India Song ou sonner la punchline d'un article paru dans Libération pendant l'Affaire Grégory, " Sublime, forcément sublime Christine V. "... Vingt ans après sa mort, elle reste l'une des auteures françaises les plus traduites à l'étranger. L'une des plus originales, aussi : en littérature comme au cinéma elle a transgressé systématiquement toutes les règles. A travers cet ouvrage court et percutant, Jean Cléder déchiffre les aspects essentiels de cette oeuvre, pour en saisir toute la force et l'actualité.
Éric Rohmer a fortement contribué, à la fin des années quarante et au début des années cinquante, à la promotion du cinéma au rang des arts importants. Ce travail s'est effectué aux côtés des futurs cinéastes de la Nouvelle Vague que sont Jean-Luc Godard, Jacques Rivette, Claude Chabrol, et François Truffaut. À l'époque de sa production critique, Éric Rohmer écrit au départ dans un style qu'on peut qualifier de très littéraire, plus rhétorique et moins joueur peut-être que celui de Jean-Luc Godard qui pratiquait aussi "le beau langage" aux Cahiers du cinéma. Cette réflexion s'est instruite dans le sillage du grand théoricien du cinéma André Bazin. On peut donc inscrire Éric Rohmer facilement dans ce mouvement historique. Le livre interroge le passé artistique de Rohmer, invite à le lire et à regarder son "cinéma littéraire" au présent.
Biographie de l'auteur Maître de conférences en littérature comparée (Université Rennes 2). Il a publié de nombreux articles sur les relations entre littérature et cinéma, et des ouvrages collectifs consacrés à Marcel Proust, Marguerite Duras, Éric Rohmer, Patrice Chéreau, Benoit Jacquot.
Cinéaste, scénariste, écrivain pour les adultes et pour les enfants, auteur dramatique et metteur en scène, Christophe Honoré s'est inscrit dans le paysage culturel français à travers des modes d'intervention très divers qui n'ont pas empêché la singularité d'un regard de s'imposer. Au contraire il semble que, chez lui, la combinaison et le croisement soient à la source même d'une certaine façon de dire et de regarder le monde. A travers une rétrospective de ses films, des rencontres avec l'artiste et ses partenaires (Alex Beaupain, Diastème, Louis Garrel, Ludivine Sagnier, Gilles Taurand), mais aussi un colloque universitaire et un concert, la première édition des Transversales cinématographiques (Rennes 2011) s'est bâtie autour du travail de Christophe Honoré. Construit en champ - contrechamp, le présent livre fait trace de ces rencontres : dans un premier temps et de l'extérieur des chercheurs interrogent, dans une perspective pluridisciplinaire, cette oeuvre polymorphe. A cette approche scientifique répondent les échanges avec l'artiste et ses collaborateurs formulant, de l'intérieur, une interprétation polyphonique de l'oeuvre. A la frontière entre ces deux ensembles, Christophe Honoré présente une série de 8 polaroïds intitulée :Les écrivains.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.