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Le livre de nos passages, la Bible
Claverie Pierre ; Vesco Jean-Paul
CERF
12,00 €
Épuisé
EAN :9782204100977
Né à Bab el-Oued en 1938, mort assassiné en Algérie le 1er août 1996, le chrétien en pays musulman, le frère prêcheur et l'évêque d'Oran que fut Pierre Claverie se voulut toujours un homme allant au-devant de l'autre. C'est de ce souci extrême, à l'instar des moines de Tibhirine, que témoigne cet ouvrage inédit qui dévoile, comme jamais, la profondeur de sa théologie et de sa spiritualité. Par-delà les notions de Dieu, de révélation, de loi, quelle relation singulière le disciple de jésus entretient-il avec son propre livre sacré qui est fait de livres, avec ses rédacteurs qui sont divers, avec ses préceptes qui constituent d'abord des récits et des événements ? A la croisée des deux Testaments, la Bible s'impose comme le chemin que le Père propose aux hommes d'emprunter pour rencontrer sa Parole et accueillir son Esprit. Dieu s'adresse à l'homme, niais c'est à l'homme d'interpréter et de comprendre les signes que Dieu lui envoie. Entrant dans la dramaturgie de l'histoire qui fonde l'espérance chrétienne, parcourant les grandes figures de la Genèse à l'Apocalypse, Mgr Claverie nous mène de l'Exode à la Terre promise, de l'esclavage à la liberté, de la mort à la vie en nous faisant traverser la Pâque, récapitulant tous les passages, du Christ mort et ressuscité. Un grand mémorial de la foi.
Pierre Claverie, dominicain, évêque d'Oran, assassiné le 1er août 1996, était conscient de s'être donné à l'Algérie et au peuple algérien "avec lequel, disait-il, nous lie une alliance d'amitié que rien, même la mort, ne pourra briser". En cela, il voulait être disciple du Christ, pour qui le choix du "plus grand amour" fut de "donner sa vie pour ses amis". Chaque année, durant l'été, Pierre Claverie, qui était resté un authentique "frère prêcheur", donnait plusieurs retraites dans des communautés religieuses. Cette retraite sur l'Eucharistie, Donner sa vie, fut écrite en 1981, année où le Congrès eucharistique mondial fut célébré à Lourdes sur le thème "Jésus Christ, pain rompu pour un monde nouveau". Ce texte comprend douze chapitres (deux interventions par jour pour une retraite de six jours) qui suivent de très près le déroulement de la messe et qui en commentent les étapes à la lumière de l'Évangile, du Royaume à venir et de l'engagement personnel du disciple du Christ. C'est dans la célébration quotidienne de la messe que Pierre Claverie puisait la force de donner sa vie comme le Christ. L'Eucharistie, écrivait-il, "donne à notre vie son orientation, son mouvement, sa consistance. C'est pourquoi il est important d'y revenir souvent et d'y entrer aussi profondément que possible, de se laisser façonner par elle au jour le jour". La lecture de cette retraite, en particulier des passages concernant l'offertoire et la consécration, est éclairante et bouleversante lorsqu'on pense à la fin tragique et lumineuse de Pierre Claverie. L'ensemble, très structuré, constitue un bel ouvrage de formation et d'approfondissement.
Ce quatrième volume de la correspondance de Pierre Claverie revient à l'époque des premiers pas : premiers pas en métropole, premiers pas dans la vie religieuse. Grâce à ses lettres, nous l'accompagnons au long de son année universitaire à Grenoble, pendant son noviciat à Lille et sa première année d'études au Saulchoir. Période déterminante pour lui, fondatrice. En novembre 1957, Pierre Claverie quitte son Algérie natale pour étudier en France. Qui aurait pu deviner alors le rôle majeur qu'il jouerait dans la vie de l'Eglise d'Algérie ? Ce quatrième tome de sa correspondance familiale nous plonge dans les premières années d'un destin hors du commun. Arrivé à Grenoble, le jeune homme consciencieux s'applique au travail académique. En même temps, il se lance avec passion dans la défense de la cause de l'Algérie française. Sa vision de l'Algérie va se transformer, par la suite, de manière inattendue. Ses lettres en témoignent : Pierre Claverie nourrit depuis longtemps le désir de devenir prêtre. Sa correspondance familiale, fidèle et régulière, nous permet de suivre son itinéraire sur près de quarante ans et de voir sa famille faire chemin avec lui. La cellule familiale offre un mélange subtil de principes bien affirmés et de liberté intérieure, de sérieux et d'humour. Elle a pour âme Etienne Claverie, le père, qui a une verve de conteur et un grand bonheur des formules. Voici un document rare et précieux : non seulement en raison de la personnalité de Pierre Claverie, du lieu où il vivait et où il s'est impliqué comme religieux puis comme évêque, mais aussi par l'originalité et les qualités littéraires de cette correspondance familiale.
L'ordre du Temple connut un essor rapide après sa fondation en 1120 en Terre sainte. Par sa dimension à la fois religieuse et militaire, ce pur produit des croisades attira de nombreux lignages chevaleresques en quête d'aventures et de promotion sociale. Son couvent central résida durant la majeure partie du XIIIe siècle à Acre dans l'espoir de recouvrer la ville de Jérusalem, perdue en 1187. Il disparut dans la foulée du concile de Vienne de 1312.
La rencontre et le dialogue ont profondément marqué la personnalité et l'existence de Pierre Claverie, évêque d'Oran, assassiné en 1996: il a ?uvré sans cesse pour mettre en relation les personnes les plus diverses et il s'est lui-même beaucoup investi dans la découverte des autres. Les remarques simples et pleines de bon sens qu'il nous offre dans cet ouvrage permettent de réfléchir aux divers facteurs qui conduisent aux succès ou aux échecs des relations. Ainsi, après avoir évoqué les figures d'Abraham, de Moïse et de Marie dans le christianisme et l'islam, il médite sur un certain nombre de rencontres, réussies ou non, de Jésus, ainsi que sur ses rapports avec les autres et avec le Père. L'auteur considère le texte des Béatitudes comme la loi de la rencontre, dont la foi, la prière, la vie ecclésiale et la vie religieuse sont comme autant de mises en ?uvre pratiques. Pour lui, la différence de l'approche de Dieu dans les traditions musulmane et chrétienne révèle leurs richesses respectives (de nombreux textes de mystiques musulmans sont cités) mais aussi l'originalité du christianisme, le caractère à la fois extraordinaire et scandaleux du message chrétien. Cette retraite, prêchée une douzaine de fois entre 1985 et 1995 à des publics différents, est une invitation chaleureuse à faire le point sur nos manières d'être avec Dieu et avec les autres, car la rencontre et le dialogue sont pour nous des défis permanents dans nos communautés humaines: vie familiale, vie professionnelle, vie religieuse, vie ecclésiale... Elle se situe dans la continuité de la retraite sur l'Eucharistie publiée, en 2003, aux Éditions du Cerf, sous le titre Donner sa vie.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.