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La société d'exclusion. Comprendre pour en sortir
Clavel Gilbert ; Belorgey Jean-Michel
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782738464712
La profusion des discours sur l'exclusion ne serait-il pas l'aveu d'une impuissance intellectuelle et politique à saisir et maîtriser un phénomène dramatique pour nombre de nos concitoyens ? A partir de la critique de ces discours, et s'appuyant sur l'analyse de faits sociaux, cet ouvrage tente de clarifier le débat et de construire une problématique de l'exclusion. L'auteur met en évidence la ligne de partage qui traverse le champ social, historique, économique, juridique, scolaire, familial, celui des revenus, de l'urbanisation et du logement, de la santé, mais aussi celui des idéologies et des pratiques. Le processus d'exclusion est porté par une lame de fond qui secoue tout l'édifice social. Ainsi se créent des espaces de la précarité, de la pauvreté, de l'exclusion, représentant autant de degrés de fragilisation sociale : économique et matérielle, perte de lien social, symbolique. Une typologie d'indicateurs permet de prendre la mesure de ces espaces. L'exclu n'est pas hors de la société. Il est partie prenante d'un rapport social dans lequel il occupe une position spécifique. En multipliant les dispositifs, les politiques contribuent à ce positionnement en fabriquant des circuits d'exclusion. Le passage d'une société qui exclut à une société solidaire suppose des remises en cause politiques, culturelles, idéologiques, organisationnelles.
Dès les années 1970, Michel Foucault observe la fin de la "société disciplinaire" et l'émergence d'une "société sécuritaire". D'où l'interrogation qui traverse cet ouvrage : pourquoi la question sécuritaire envahit-elle les sociétés modernes, alors que celles-ci ont jugulé nombre d'insécurités et n'ont jamais offert autant de protections ? La sécurité est devenue un enjeu de pouvoir : elle envahit les champs politique, juridique, social, économique. Ce processus est le produit d'interactions entre différents lieux de pouvoir : Etat, marché, opinion. Comment comprendre ce phénomène ? La demande de sécurité serait corrélative au mouvement d'émancipation des individus, qui favorise la judiciarisation des relations nourries des peurs de l'autre. La "précarisation économique et sociale" renforce le sentiment d'insécurité. Ainsi, la question sécuritaire serait devenue un axe structurant de compréhension et d'action de la société. En ce sens, l'auteur tente d'éclairer le processus de pénalisation du social, l'enrôlement de tous les acteurs dans ce mouvement, l'impact sur l'intervention sociale. Il s'interroge à quelles conditions une société solidaire pourrait se substituer à la société sécuritaire.
Pourquoi l'Eglise romaine s'obstine-t-elle à exclure les femmes des ministères ordonnés et se crispe-t-elle sur l'obligation du célibat des prêtres ? Comment peut-elle se libérer de représentations qui ont contribué à exclure les femmes du champ du sacré dans une organisation cléricale ? L'auteur entreprend une critique des arguments scripturaires ou doctrinaux servant à justifier cet état de fait. Il montre comment le mouvement d'émancipation des femmes interpelle l'Eglise ; les voix de théologiennes appellent à repartir des paroles et gestes de Jésus-Christ pour repenser la place des femmes et le rapport à la sexualité. Pour décléricaliser l'institution et la réconcilier avec la modernité, l'auteur ouvre des perspectives : passer du sacré à la sainteté, repenser les vocations et les ministères en les diversifiant au-delà des critères de genre, passer d'une gouvernance verticale et centralisée à un fonctionnement synodal à tous les échelons.
Résumé : De la Vouivre, long serpent aux ailes noires, à l'ogresse de la rivière, en passant par le pont du Diable ou encore les rats du lac de Constance, les eaux ont leurs secrets Monstres, poissons fées et recettes magiques enchantent ces lieux féeriques et insoupçonnés, pour un merveilleux voyage autour du monde.
Tu es Alex. Avec des copains, fans comme toi de mystères, de frissons et d'aventures, tu as fondé les Escape Geeks. Pour cette nouvelle mission, vous vous rendez à l'ouverture nocturne du musée du Louvre, interpelés par de mystérieux symboles apparus sur la pyramide de verre. Il semblerait que ce soit un indice laissé par le célèbre enchanteur Merlin. Mais des yeux vous suivent dans l'ombre, et disparaissent sitôt que vous vous en approchez. Serait-ce ceux d'un des terribles membres d'Odal, l'ennemi qui vous pourchasse depuis le début de vos aventures, ou une menace plus grande encore ? Résous les énigmes pour survivre à cette nuit dans le musée !
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.