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Thyeste
Claus Hugo
GALLIMARD
3,50 €
Épuisé
EAN :9782070215461
En présence de l'invisible Furie et de l'esprit de Tantale, le petit-fils de ce dernier, Atrée, Roi d'Argos, prend la décision de se venger de son frère Thyeste qui avait usurpé le trône, volé la Toison d'Or et séduit son épouse. Atrée fait rentrer Thyeste d'exil sous prétexte de réconciliation. Et tandis qu'il feint de le remettre à côté de lui sur le trône, il fait exécuter sur l'autel du sacrifice ses trois fils qui sont peut-être en réalité les siens. Après les avoir dépecés et cuits, il convie son frère à un somptueux banquet. Ivre et repu, Thyeste apprend l'effroyable vérité : il a bu le sang de ses enfants, il a mangé leur chair dans le plus atroce festin. Mais ces trois jeunes gens assassinés ne sont-ils pas, après tout, les vrais fils d'Atrée ? Telle est la question qui reste en suspens jusqu'à la fin de cette tragédie de l'ambition, de la haine et de la vengeance.
Résumé : C'est ainsi que j'érige les idoles polymères, chimie sophistiquée de l'être au monde. Elles me parlent comme je leur parle, une harangue de sourds-muets dans le silence peuplé du rien à dire. Que font-elles ? Elles gesticulent. Elles gesticulent pourquoi dire, pourquoi faire, je ne le sais pas, pour rien. Et pourtant ce rien dit quelque chose. Il a pris corps pour tout dire du rien à dire après tout très loquace. OEuvre atypique que celle Jean Claus - non seulement du fait de l'ancrage régional de l'artiste, qui tient résolument son Journal d'un Vosges-trotter, mais aussi et surtout de l'inspiration baroque de sa peinture et de sa statuaire. Tableaux de couples nus s'égayant dans des cieux pastel, sculptures de corps androgynes en suspension acrobatique, monuments copulatifs, oratoires, reliquaires, autels domestiques, vaisseliers... : autant dire que la visite de son atelier - ou de son "garde-meubles", selon le mot de l'artiste - vaut pour une exploration de l'inclassable. Et que, face à l'irrésistible légèreté de cet art, qui balance entre l'anachronisme riant de ses sujets et l'ironique modernité de ses matériaux, c'est le spectateur, pour finir, qui ne sait plus sur quel pied danser.
Ayant pris la distance nécessaire, je suis retourné en Belgique, comme happé par cette relation amour/haine qui m'emportait. Photographier son pays, en évitant les pièges sentimentaux ou documentaires, n'est pas si simple. J'ai commencé à travailler en noir et blanc, trop mélancolique, pas assez réaliste et, rapidement, ce sont les couleurs qui se sont imposées, devenant évidentes. Ce que je voulais exprimer prenait forme. La Belgique est probablement le pays européen qui s'est le plus vite américanisé après la guerre, d'où la puissance de cette banalité, confrontée au surréalisme et à la force des traditions conservées malgré tout. Beau, laid, banalité du beau, beauté de la laideur. Ces contradictions sont aussi les miennes. Harry Gruyaert La réunion en un ouvrage de deux artistes belges parmi les plus justement considérés et appréciés, Hugo Claus et Harry Gruyaert ne peut générer qu'une ?uvre forte et profondément originale. Mais il faut admettre que, ni dans le propos de l'écrivain, ni dans celui du photographe, il n'y a de souci de description ou d'analyse au sens ethnologique du terme. Deux sensibilités se rencontrent, se complètent, quelquefois se heurtent, l'incandescence de la langue rejoignant le fracas des couleurs. Ce livre n'est pas un témoignage sur un pays dont on a souvent dit les particularités, jusqu'à cette étrangeté que les peintres ont toujours soulignée, de la grande époque flamande à Delvaux ou Ensor. Ce livre n'est pas un constat, c'est, livré sans contrainte, un poème à deux voix qui dit l'amour-haine que deux artistes vouent au plat pays qui est le leur. Robert Delpire
Je suis la faute. Je ne peux me placer en dehors de ma faute". Seul face à ses juges, lâché par ses amis et ses pairs, accablé par les familles de quelque cent quarante enfants qu'on l'accuse d'avoir violés, assassinés, dépecés, Gille de Rais, seigneur du Champtocé et Pouzauges, maréchal de France, répond à ses inquisiteurs. Tour à tour méprisant, furieux, blessé, il se bat comme un diable contre ceux qui l'ont jugé et condamné d'avance. Gilles, le compagnon de Jeanne d'Arc, trouve le sens de sa révolte contre les hommes et contre Dieu en assumant l'impardonnable.
Pendant une chasse aux canards chez les Metziers, un employé tue le chef de famille. Longtemps après, l'arrivée d'un soldat américain bouleverse les liens mystérieux qui unissaient les personnages, provoquant une seconde chasse aux canards, dont la victime n'est pas celle que l'on attendait.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.