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La maison indigène
CLARO
ACTES SUD
19,50 €
Épuisé
EAN :9782330133740
En 1930, l'architecte Léon Claro, grand-père de l'auteur, fait bâtir, au pied de la Casbah d'Alger, une " maison indigène ", à la fois hommage au style néo-mauresque et célébration du centenaire de l'Algérie française .De cette maison (qui existe toujours) ce livre est une "visite" ? intime, historique, littéraire, politique ? une " boîte noire " dont Claro extrait la mémoire, laquelle inclut Albert Camus, Le Corbusier, le poète Jean Sénac ou Lucchino Visconti, tous fascinés par la ville blanche ou pris dans la tourmente de la guerre d'Algérie ? et chacun détenant, à sa façon, une clé de la " maison mauresque ". Ce livre force donc des serrures, pousse des portes, dont une, inattendue, qui donne sur une pièce que l'auteur croyait vide : celle du père.
En 1972, un avion explosa en plein vol, et la seule survivante fut une hôtesse de l'air yougoslave du nom de Vesna Vulovic, qui fit une chute de dix mille mètres et s'en sortit presque indemne. On a supposé par la suite qu'il s'agissait d'une fabulation politique pour détourner l'attention du public, mais peu importe. Avec une écriture qui explore les confins de la mémoire jusqu'à la dilater en des jeux typographiques, Claro raconte la chute de cette femme, son voyage vertical, son expérience mystérieuse entre ciel et terre. Michel Denancé lui répond à travers des photographies urbaines, réalisées en Seine-Saint-Denis, dans un décalage ludique qui stimule les imaginations.
Résumé : Tombé dans le siècle du LSD et de la guerre froide en mangeant un morceau de "pain maudit" un jour de 1951 à Pont-Saint-Esprit, le jeune mitron Antoine entame un improbable voyage au terme duquel, hanté par des rêves de Madones, il échoue en 1969 à Paris dans le sex-shop de Lucy Diamond, ex-junkie américaine. De la France profonde au Paris post-révolutionnaire, en passant par "l'été de l'amour" californien, Tous les diamants du ciel dévoile, sur fond de sexe, drogue et rock'n'roll et à l'heure où l'homme marche enfin sur la Lune, la face cachée de l'utopie psychédélique et le rôle qu'y joua la CIA. Dans ce roman que travaille une écriture violente, amoureuse des vertiges, Claro chorégraphie les distorsions et les ténèbres du psychisme pour proposer une expérience d'une inquiétante intensité.
Résumé : "non mais regarde ça / la douleur la forme de la douleur les montants du lit de la douleur le goût des arbres de la douleur le détour qu'emprunte à chaque instant le filament de la douleur cette veine gonflée que tu prends pour un brin de douleur l'invraisemblable et joyeux sifflement qu'émet la douleur quand elle croise et décroise les jambes le plan incliné sur lequel roule en riant la douleur cette façon qu'a la douleur d'étendre nos fatigues sur le fil vibrant de l'urgence / tu le sais la patience est un toit / aux tuiles vivantes / aux volets de panique / que l'orage invente dès qu'il faut jouir - debout"
C'est l?histoire d?un fou d?amour qui défait le monde comme d?autres le font : furieusement. A l?insu de Flaubert, certes, mais du fond de son gueuloir. Encore sous le choc de sa rupture avec une certaine Estée, le narrateur s?abandonne corps et âme à la lecture, jetant son dévolu sur Madame Bovary, un roman qui lui est familier. Le voici aspiré par Flaubert, Emma, Charles et Homais. Tomber dans Madame Bovary, c?est s?abandonner au vertige des mots, aux vices des personnages ; c?est aussi retrouver à chaque page Emma, prototype de la garce dont la désistée Estée n?est peut-être que l?un des avatars. Tour à tour puce, domino, cravache ou pied-bot, dans la peau d?Homais, dans celle d?Hippolyte, le narrateur traverse le miroir, déformant au dernier degré. Le texte l?habite et lui le hante, fantôme hurleur, démiurge délirant. Dans une prose à l?inventivité explosive, le narrateur et son roman culte s?entre-vampirisent tandis que Claro, audacieux écrivain du XXie siècle, défie sans faillir le génie flaubertien qu?il vénère.
L'agriculture biologique comme mode de production agricolereste peu ou mal connue des citoyens et fait toujours l'objet denombreuses approximations, tantôt positives, tantôt négatives.Chacun interprète le sujet à travers ses présupposés, sonenthousiasme ou ses réticences. C'est ainsi que se succèdentles affirmations encourageantes sur les bénéficesenvironnementaux ou sanitaires de la bio et les inquiétudes surses rendements plus faibles ou ses difficultés techniques.Passéistes pour les uns, pionniers pour les autres, lesagriculteurs biologiques sont sujets du débat, mais rarementconvoqués à la barre. L'ouvrage de Jacques Caplat combleainsi une lacune. A partir d'une connaissance intime de laréalité de l'agriculture biologique en tant que fils d'agriculteur,ancien conseiller agricole de terrain puis chargé de sondéveloppement à l'échelle nationale et européenne, JacquesCaplat explique les fondements et les pratiques concrètes del'agriculture biologique telle qu'elle a été définie et telle qu'elleest mise en oeuvre dans les champs. Il relate l'expérienced'hommes et de femmes, notamment dans les pays du Sud,pour qui la bio est une innovation stimulante et un espoir àlong terme. Clair et pédagogique, l'ouvrage s'adresse à toutconsommateur, curieux des enjeux réels autour du contenu deson assiette, comme à tout citoyen, soucieux de pouvoir sepositionner sur des débats de fond comme celui des OGM, del'adaptation de l'agriculture biologique aux réalités desterritoires en France et dans le monde, ou encore desproblématiques sanitaires associées à l'alimentation... Il donneainsi une vision transversale et globale de l'agriculturebiologique en reliant des sujets souvent considérés jusqu'àprésent de manière isolée et partielle.
Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d?amour et le lendemain? Elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse? Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l?homme qu?elle a rencontré la veille vit avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée. Pour fuir le monde médical et ses questions, elle choisit de ne rien dire et devient secrètement l?enquêtrice de la vie d?une autre. Ou plutôt de sa propre vie. C?est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a composé ce roman plein de suspense sur l?amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l?existence.
La Hague? Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu?il arrache les ailes des papillons. C?est sur cette terre âpre, ce bout du monde en pointe du Cotentin, que la narratrice en deuil de son compagnon est venue se réfugier depuis l?automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu?elle voit Lambert, c?est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d?un certain Michel. D?autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l?ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L?histoire de Lambert intrigue la narratrice et l?homme l?attire. En veut-il à la mer ou à ses semblables? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.