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Photo de famille - Penser des vies intellectuelles d’un poin. PENSER DES VIES INTELLECTUELLES D’UN P
Clair Isabelle ; Dorlin Elsa
EHESS
24,90 €
Épuisé
EAN :9782713229176
La critique de la famille est au coeur de la pensée féministe. Pourtant, dans les études de genre, comme dans bien d'autres domaines de recherche, la métaphore familiale est souvent mobilisée pour exprimer l'entremêlement du biographique et du bibliographique, du personnel et du politique, des idées et des affects. Composé d'articles, d'entretiens, de récits et de cartes mentales, cet ouvrage déplie la métaphore pour saisir ce que l'on considère d'ordinaire comme étranger à la sphère professionnelle et intellectuelle. Des AG enfumées du MLF aux bancs de l'université et aux mobilisations actuelles, comment comprendre de manière réflexive les héritages, les liens, les ruptures, les griefs ou les passages de relais entre les générations ? En retraçant l'histoire d'un engagement collectif qui a transformé la pratique des sciences humaines et sociales, ce livre révèle aussi la matière même des vies intellectuelles. Avec les contributions de Maira Abreu, Zahra Ali, Laure Bereni, Michel Bozon, Judith Butler, Maxime Cervulle, Isabelle Clair, Sonia Dayan-Herzbrun, Baptiste Coulmont, Leyla Dakhli, Virginie Descoutures, Xavier Dunezat, Elsa Dorlin, Agnès Fine, Fanny Gallot, Nacira Guénif-Souilamas, Astrid Henry, Helena Hirata, Alban Jacquemart, Rose-Marie Lagrave, Jacqueline Laufer, Margaret Maruani, Camille Masclet, Frédérique Matonti, Mélusine, Pascale Molinier, Nelly Quemener, Florence Rochefort.
Résumé : Rien ne prédestinait les Hays à devenir des collectionneurs. Issus de familles modestes, éduqués loin des musées et autodidactes en histoire de l'art, ils commencent par acheter des tableaux au début des années 1970 pour décorer leur maison de Nashville. A l'instar de nombre de leurs compatriotes, ils s'intéressent dans un premier temps à l'art américain. Puis vient la passion, cet aiguillon qui bouleverse leur vie. Au début des années 1980, ils se lient avec des historiens de l'art, des conservateurs de musées et des galeristes. Ces rencontres bouleversent leurs habitudes de collectionneurs. Ils orientent alors leurs choix vers les Nabis, une peinture pleine de mystère et de rêve. Pour faire partager leur passion de l'art et de la culture française, les Hays ont accepté d'ouvrir leurs portes à New York comme à Nashville, nous laissant découvrir des chefs-d'oeuvre de Vuillard, Bonnard, Redon, Maillol, Maurice Denis, Caillebotte, présentés parfois pour la première fois en France.
Résumé : Les premières amours sont des choses sérieuses : les filles s'y transforment en femmes, les garçons en hommes. Loin de la fraîcheur et de la liberté que leur prêtent parfois les souvenirs adultes, ces métamorphoses sont difficiles, pleines d'enjeux et d'embûches. Pour faire leurs preuves, les jeunes doivent s'efforcer de répondre à des attentes sans que celles-ci ne soient jamais nettement formulées, tant l'attirance et le sexe sont réputés affaires naturelles et spontanées. A partir de trois terrains d'observation qui l'ont menée des cités d'habitat social aux beaux quartiers parisiens en passant par le monde rural, Isabelle Clair propose une lecture sensible et incarnée de la façon dont les jeunesses françaises traversent cet âge des amours débutantes, du collège à l'entrée dans l'âge adulte. Elle montre qu'on attend toujours du de la part des filles, de la puissance de la part des garçons et que les conduites quotidiennes sont loin d'être bouleversées par le mariage pour tous et le mouvement #MeToo. Son travail d'enquête au plus près des expériences révèle ainsi comment les jeunes viennent à la sexualité. Directrice de recherche au CNRS, Isabelle Clair est sociologue. Elle a publié Les Jeunes et l'amour dans les cités (Armand Colin, 2008) et Sociologie du genre (Armand Colin, 2e édition 2023). Elle a également dirigé, avec Elsa Dorlin, l'ouvrage collectif Photo de famille. Penser des vies intellectuelles d'un point de vue féministe (Editions de l'EHESS, 2022).
Ce numéro, sans dossier (une première dans l'histoire des Cahiers du Genre), est l'occasion de faire le point sur l'avenir de la revue et les tensions qui concernent la période actuelle, traversée de backlash en tous genres dont la recherche féministe est une cible privilégié.
Claire et Isabelle, les fées de l'écoLOnomie, ont sélectionné pour vous les 14 recettes indispensables pour l'entretien complet de votre maison. Des recettes de produits prêts à l'emploi, simples, efficaces, pratiques à utiliser, nécessitant des ingrédients simples. Chacune de ces recettes a été testée, éprouvée et éventuellement ajustée dans le but d'obtenir les alternatives les plus efficaces et tout aussi pratiques que les produits du commerce. Ce livre joliment illustré décrit tout d'abord les ingrédients : leurs propriétés, leurs usages, leur coût moyen et les précautions d'usage. Puis les 14 fiches recette vous décrivent comment fabriquer et employer le produit. Pour plus de simplicité, chaque recette est accompagnée d'un tableau de dosage qui vous permettra d'adapter votre recette à la taille votre contenant. Ces recettes DIY ont été sélectionnées et adaptées dans un seul but : nettoyer facilement sa maison en prenant soin de sa santé et de celle des autres ; en y consacrant le minimum de temps et d'énergie !
Georges Guille-Escuret bouscule un des tabous de la civilisation: le cannibalisme. II soumet au crible d'une analyse incisive le regard porté par les sciences sociales sur l'anthropophagie. Entre les récits d'explorateurs, les témoignages de missionnaires et les commentaires de savants, se dessine une épistémologie à double sens, portant sur la confrontation entre la culture des peuples observés et celle des observateurs. Le cannibalisme se révèle une formidable loupe pour observer les antagonismes de pensée autour du rapport nature/culture. Il permet aussi de mettre au jour la dimension historique de l'exotisme. Ce livre, tout en réinsérant le cannibalisme parmi les sujets anthropologiques, prétend combattre efficacement l'ethnocentrisme et le mépris du "sauvage" dans la "civilisation".
Remaud Olivier ; Schaub Jean-Frédéric ; Thireau Is
Que signifie l'acte de comparer pour les sciences sociales ? Dans ce volume, la démarche comparative est vue comme un éloge de la pluralité: aucune science sociale ne peut se borner à l'étude d'un seul cas. Dès lors, chaque nouveau savoir, chaque nouvel échange entre disciplines se trouvent confrontés aux fausses évidences de leur irréflexion. On tend à décréter le comparable, à stipuler l'incomparable. Comparer en sciences sociales, c'est répondre aux défis du découpage et de l'asymétrie des objets. C'est également forger les outils d'une méthode qui s'ajuste à des écarts. Cet ouvrage reflète les approches très différenciées dans lesquelles s'inscrit la comparaison. Pour les uns, celle-ci est une ressource de l'analyse; pour les autres, elle constitue la matière d'un programme de recherche. Pour tous, l'acte de comparer pose le cadre théorique de leur réflexivité scientifique. Il définit aussi l'horizon d'un langage commun. Il désigne enfin l'objet observé: des sociétés composées d'acteurs qui ne cessent de qualifier leur situation par comparaison.
L'Homme poursuit l'enquête engagée dans le précédent numéro : quelle est donc cette curieuse chimère à deux têtes qui orne sa couverture depuis sa fondation ? Selon Claude Lévi-Strauss, qui l'a choisie, il s'agirait d'un "dieu Tortue" de la culture pré-colombienne Coclé, en Amérique centrale. Que sait-on de cette culture et de ses productions graphiques ? A quel genre de dieu, et à quel genre de tortue, correspond ce personnage ? Et que dire de la bicéphalité joyeuse et hypnotique qui le caractérise ? Richard G. Cooke et Carlo Severi apportent quelques éclaircissements sur ces questions. Trois "Etudes & Essais" forment le coeur de ce numéro, illustrant une nouvelle fois l'ouverture épistémologique de notre revue. Camille Chamois explore à quelles conditions ethnographiques, philosophiques et psychologiques une théorie perspectiviste peut envisager la multiplicité de points de vue d'êtres différents, humains ou non humains. Abigaël Pesses nous conduit ensuite chez les Karen de Thaïlande et nous présente un curieux motif dessiné sur l'envers d'un plateau de riz, dans lequel toute une cosmologie se voit sobrement condensée afin de guider les morts sur le chemin de l'au-delà. Sophie Blanchy et Haddad Salim Djabir, pour leur part, restituent les échanges cérémoniels qui rythment et organisent les relations entre groupes de descendance sur l'île de Mohéli dans l'archipel des Comores, de même que le processus historique de la préservation de ces usages sous l'influence de riches marchands étrangers. Laurent Berger, enfin, clôt ce numéro par un nouveau commentaire critique du livre de Charles Stépanoff, Voyager dans l'invisible. Techniques chamaniques de l'imagination (La Découverte, 2019), en réexaminant la corréla¬tion entre naissance de la hiérarchie et mode de médiation reli¬gieuse. Il est ainsi question de cosmologies, dans ce numéro, et de la matière cérémonielle et picturale par laquelle une population figure - et donc rend disponible - le monde relationnel qu'elle habite et qu'elle produit.