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Le paradoxe de la pensée. Les exigences contradictoires de la pensée philosophique
Citot Vincent
DU FELIN
12,00 €
Épuisé
EAN :9782866457457
Penser n'est pas associer des idées ou vagabonder par l'esprit. C'est un effort. Notre nature nous porterait plutôt vers la croyance, le conformisme et l'obéissance. " Penser, c'est dire non ", remarquait Alain : non aux apparences, non aux dogmes, non aux autorités. Telle est la première exigence de la pensée : la vigilance critique. Il s'agit de cesser de croire, au moyen d'un scepticisme bien compris. L'esprit critique est le marteau avec lequel la philosophie casse toutes les idoles. Mais jusqu'où aller dans ce travail de sape ? Après avoir déboulonné Dieu, l'Âme et la Raison, l'intelligence réductionniste doit-elle encore s'en prendre au Sujet, à l'Homme et à la Liberté ? Ce serait prolonger la Modernité en modernisme. Le penseur affirmant l'impuissance de sa pensée ressemble à un enfant cassant son jouet. Pour penser, il faut parier dans les vertus de la pensée. Ce n'est plus de la croyance ou de l'idolâtrie, mais le principe d'une seconde exigence. L'exigence méta-critique sauve le scepticisme du nihilisme : tout ne se vaut pas. Penser, c'est aussi juger, hiérarchiser et gouverner ses idées. On appelle scepticisme constructif l'association paradoxale de ces deux exigences, qui définit le cercle dans lequel se meut la philosophie. Chercher les conditions, les limites et les réquisits de la pensée, c'est aussi s'interroger sur la nature de la philosophie et sur la spécificité du problème philosophique.
Cet ouvrage est motivé par ce constat paradoxal : alors que l'histoire de la philosophie a pris une importance énorme dans la production philosophique, la réflexion épistémologique sur les méthodes et les enjeux de cette histoire est restée tout à fait négligée. Or, faire quelque chose sans s'interroger sur la façon dont on le fait, c'est prendre le risque de mal le faire. Parmi le grand nombre de questions qui se posent à cet égard, on doit se demander que signifie bien comprendre un auteur du passé ? Faut-il considérer avant tout ce qu'il a voulu dire, ou bien expliquer ce qu'il a dit par des influences souterraines non conscientes ? Faut-il expliquer les penseurs par les courants qui les comprennent, ou bien ne considérer les courants, les écoles et les traditions que comme des affiliations intellectuelles abstraites ? L'histoire de la philosophie doit-elle servir à former le jugement philosophique présent, ou bien valoir pour elle-même ? Qui est le plus à même de l'écrire : l'historien ou le philosophe ? Qui doit l'enseigner, et selon quelle méthode ? La seule thèse que cet ouvrage se permet de défendre est celle-ci : toutes ces questions se posent, et l'historien de la philosophie aurait profit à se les poser plus frontalement qu'il ne le fait de coutume. Pour y voir clair, le lecteur trouvera donc dans cet ouvrage des contributions de philosophes, d'historiens, de sociologues, de même, pour aller au-delà de l'aire occidentale, des textes d'arabisant, d'indianiste et de sinologue.
Le Philosophoire est une revue de philosophie générale indépendante et pluraliste, fondée en 1996. Son objectif est de promouvoir l'esprit philosophique ; celui qui, mettant l'histoire de la philosophie au service de la philosophie elle-même, mais ne dispensant pas la réflexion de la culture qui la nourrit nécessairement, assume ainsi sa tâche et se risque à penser authentiquement.
Le Philosophoire est une revue de philosophie générale indépendante et pluraliste, rondéeen 1996. Son objectifest de promouvoir l'esprit philosophique ; celui qui, mettant l'histoire de la philosophie au service de la philosophie elle-même, mais ne dispensant pas la réflexion de la culture qui la nourrit nécessairement, assume ainsi sa tâche et se risque à penser authentiquement.
Biographie de l'auteur Jean-Marie Vincent (1934-2004). Philosophe et sociologue, il fonde en 1968 et dirige jusqu'en 2002 le département de sciences politiques de l'Université Paris VIII. Il lance les revues Futur antérieur en 1990 puis Multitudes en 2001. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont La théorie critique de l'École de Francfort, Paris, Galilée, 1976 ; Critique du travail, Paris, PUF, 1987 ; Vers un nouvel anticapitalisme (avec Michel Vakaloulis et Pierre Zarka), Paris, Le Félin, 2003.
Aware, vous avez dit Aware ? Bingo ! Alors bienvenue dans le merveilleux monde de Jean-Claude V.D., le mythique et populaire art-martien qui a toujours un avis sur tout. Plus qu'un langage, c'est une véritable philosophie de conteur que déballe avec fraîcheur notre héros devant son autre. Unique. Délicieuse... Avec cet ouvrage, vous allez enfin pouvoir laper à grandes gorgées les savoureuses pensées de notre ami belge. Zygomatiques... et TOC : pimentez vos soirées, bluffez vos amis, et surtout... RÉGALEZ-VOUS !
Hautval Adélaïde ; Postel-Vinay Anise ; Hauptman G
Du moment que vous les défendez, vous partagerez leur sort ! " Et pour n'avoir jamais transigé avec qu'elle appelait les "valeurs premières", Adélaïde Hautval, dite Haïdi, va devoir traverser l'enfer et survivre à 37 mois d'emprisonnement et de déportation. En sa qualité de médecin, à Auschwitz, elle est affectée au Revier (l'infirmerie) où elle soulage et soigne avec ses maigres moyens. Dans les cas les plus graves, elle s'arrange pour maquiller le diagnostic et permet ainsi à nombre de ses patientes d'éviter la chambre à gaz. Elle doit aussi travailler au sinistre Block des expériences médicales sur la stérilisation. Elle réussit d'abord à ne faire que soulager les jeunes martyrisées, témoin des horreurs perpétrées par les médecins SS. Mais quand elle reçoit l'ordre de prêter la main aux actes criminels, elle refuse, s'opposant frontalement aux nazis.