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Le mal absolu. Au coeur du roman du dix-neuvième siècle
Citati Pietro ; Pérol Brigitte
GALLIMARD
27,30 €
Épuisé
EAN :9782070762767
Existe-t-il un point commun, dans cette surprenante galerie de portraits, entre le hardi Robinson et la lunaire Jane Austen, entre le vertigineux Thomas De Quincey et l'enfant terrible Pinocchio, entre les yeux d'Emma Bovary, les chevaux de Leskov et les petites filles de Lewis Carroll? Ou bien entre le rire de Dickens et ses incursions dans les ténèbres, la pitié infinie de Dostoïevski, la vitesse et la grâce parfaite de Stevenson, les labyrinthes aériens des phrases de Henry James et les descentes de Freud dans l'Hadès tout au long des nuits au cours desquelles il écrivit L'Interprétation des rêves? Ce qui relie ces écrivains et ces personnages, parmi bien d'autres rencontrés dans ce livre, ce n'est pas seulement leur apparition au coeur d'une époque marquée par l'apogée du roman et par des bouleversements considérables. C'est aussi le regard subtil de Pietro Citati, son intérêt passionné pour les défis de l'esprit et les aspects multiples de l'existence, son aptitude à accueillir en lui la multitude des visages et des voix qui hantent les écrivains et leurs livres. C'est enfin le fil rouge qui court à travers ces pages: Balzac, Poe, Dumas, Hawthorne, Dostoïevski, Stevenson et presque tous les grands romanciers du XIXe siècle sont attirés par une image, celle du Mal absolu. Non pas le mal étriqué et monotone de la réalité quotidienne, mais le mal fascinant que semblent diffuser les grandes ailes sombres, encore imprégnées de lumière, de Satan et des anges déchus. Car ce siècle est aussi celui du retour de Satan qui séduit, corrompt et tue, aussi magnétique et irrésistible que Stavroguine dans Les Démons. Il tend à s'identifier au Tout, jusqu'à ce qu'il révèle n'être rien d'autre que le vide vertigineux et sans bornes qui hante la conscience moderne. Biographie de l'auteur Pietro Citati est notamment l'auteur de livres consacrés à Goethe, Tolstoï, Kafka, Katherine Mansfield, Proust, Homère, Zelda et F.S. Fitzgerald. Son roman Histoire qui fut heureuse, puis douloureuse et funeste a obtenu le prix Médicis étranger en 1991.
Dans ce livre, Pietro Citati nous conduit au plus près du mystère Marcel Proust. Il nous emmène au coeur de l'immense édifice inachevé de la Recherche, indiquant ses détails, mais embrassant du regard son immense structure, et révélant enfin la constante unité d'inspiration qui, de Swann au Temps retrouvé, a parcouru l'oeuvre entière.
Résumé : La figure mythique d'Actéon plane sur le destin de Clementina Sanvitale. Jeune fille encore, devant une fresque du Parmigianino représentant le malheureux changé en cerf et déchiqueté par ses propres chiens, victime innocente de la colère des dieux, elle se demande " s'il existe quelque part un espoir de salut. " Elle comprendra dans le délire de ses derniers instants qu'elle est elle-même Actéon. Il n'y a pas de salut. Telle est la trame de cette chronique familiale. Clementina Sanvitale et Gaetano Citati, son mari, sont les arrière-grands-parents de l'auteur. L'histoire de leur amour, amour romantique et passionné, celle de leur mort tragique traversent toute une partie du XIXe siècle. La cour de Parme, où la vie semble ralentie sous le règne languissant de Marie-Louise de Habsbourg, le Sud de la France, où les exilés politiques italiens mènent une existence misérable et désenchantée, l'Alger turbulente, fiévreuse, humiliée des premières années de la colonisation constituent les pôles géographiques d'un récit qui conduira le lecteur jusqu'à la révolution de 1848 en Italie et au percement du canal de Suez. Une chronique familiale gagnée par le roman, une biographie qui est aussi une autobiographie, tant y sont présents les goûts, la culture, les références et la nostalgie de Pietro Citati. Par-dessus tout, un roman recueilli et pudique, dont les personnages se condensent sur fond d'événements, d'odeurs et de paysages, dans la lumière parfois cruelle de la Méditerranée. Ce livre a obtenu le Prix Médicis étranger 1991.
Résumé : Voici un parcours à travers les cultures qui se sont succédées dans ce qui est aujourd'hui l'Iran. Parcours, ou plutôt reproduction : "Tous les détails de ce livre sont vrais : ils puisent leur source dans un édifice, une sculpture, un objet en or, ou bien dans un récit, une parabole, une métaphore, que quelqu'un composa sur la terre de Perse, il y a vingt-cinq ou six siècles. Face à ce matériel pléthorique, je n'avais qu'une unique liberté : celle de relier, comme je le voulais, les milliers d'éléments de marqueterie que le temps m'avait offerts. Je pouvais transformer toute une série d'histoires religieuses en la biographie d'un saint qui n'a jamais existé ; je pouvais composer un récit qui serait comme l'archétype de tous les récits de quête islamiques ; je pouvais mélanger entre elles les métaphores, inventer à nouveau ce qui avait déjà été inventé ; réécrivant ce qui avait déjà été écrit, comme autrefois quelqu'un tenta, de façon blasphématoire, de réécrire le Coran". Non sans que se dégage du procédé même comme une constante : la rêverie sur le cosmos et l'ambition folle de le reproduire à l'échelle des hommes. Et non sans que de l'entreprise puisse se dégager une esthétique : "Depuis ses origines, depuis qu'Apollon rencontra Hermès et que la vérité se mira dans la tromperie, la littérature n'a jamais été autre chose que cela : une marqueterie, un vol, une broderie sur une broderie préexistante, une modulation sur une autre modulation".
Portraitiste hors pair, Pietro Citati fait surgir devant nous, dans toute la plénitude de leur présence, sainte Thérèse d'Avila, Jane Austen, Lou Andreas-Salomé, Virginia Woolf, Katherine Mansfield, Marina Tsvetaïeva, Karen Blixen, Simone Weil, Flannery O'Connor, Cristina Campo, Anna-Maria Ortese, Ingeborg Bachmann... La concentration spirituelle, le courage de l'intelligence, la fermeté d'esprit, de désespoir, le feu, la fureur, le rêve de l'âme pure culminent dans ces figures féminines qui nous conduisent du Moyen-Âge à la fin du XXe siècle. Pietro Citati est né à Florence en 1930. Il est l'auteur de récits biographiques consacrés à Alexandre le Grand, Goethe, Tolstoï, Proust, Kafka. Il a également publié dans la même collection La Lumière de la nuit, essai sur les grands mythes dans l'histoire du monde.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Résumé : "Cette littérature a commencé avec la négritude. Des idéologues de chez eux (les Occidentaux), pour justifier l'esclavage et la colonisation, avaient décrété que le nègre n'avait pas d'histoire parce que son histoire n'était pas écrite. Il s'est trouvé des Africains de chez nous pour le désir d'Afrique, qui se sont armés de la plume. Ils ont démontré que l'Afrique, le premier continent de l'humanité, avait ? écrites ou non écrites ? de multiples traces de son passé multimillénaire. Ils (les idéologues de chez eux) avaient arrêté que nous étions sans culture. On leur a répondu que les Africains de la plus longue histoire de l'humanité avaient la culture la plus riche de l'univers [Mongo-Mboussa] rappelle qu'au début nous savions à peine écrire le français, nous étions un tirailleur sénégalais. Puis ce furent des étudiants, la faim au ventre, qui reprirent le flambeau. Et quand ils quittèrent les universités, devinrent des intellectuels, prirent la relève des étudiants, ce fut pour aller à l'exil. C'est l'exil qu'ils ont continué à écrire. [...] M. Mongo-Mboussa a écrit un livre important sur la littérature africaine, un livre important pour l'Afrique." Ahmadou Kourouma On attend de la littérature africaine qu'elle soit à la fois exotique, porteuse d'une certaine oralité et conforme aux canons classiques du marché européen. Cet essai permet de comprendre un des paradoxes qui pèsent sur les auteurs africains.
Le roi Salomon suppliait l'Eternel de lui accorder un coeur intelligent. Au sortir d'un siècle ravagé par les méfaits conjoints de la bureaucratie, c'est-à-dire d'une intelligence purement fonctionnelle, et de l'idéologie, c'est-à-dire d'une senti-mentalité binaire indifférente à la singularité des destins individuels, à quelle instance adresser cette prière? Ce livre répond: à la littérature. Me fiant à mon émotion, j'ai choisi neuf titres:"La Plaisanterie"de Milan Kundera,"Tout passe"de Vassili Grossman,"Histoire d'un Allemand"de Sebastian Haffner,"Le Premier Homme"d'Albert Camus,"La Tache"de Philip Roth,"Lord Jim"de Joseph Conrad,"Les Carnets du sous-sol"de Fédor Dostoïevski,"Washington Square"de Henry James et"Le Festin de Babette"de Karen Blixen. Et je me suis efforcé de mettre dans mes lectures tout le sérieux, toute l'attention que requiert le déchiffrement des énigmes du monde". Alain Finkielkraut.
Ces "essais sur le roman" constituent la première manifestation théorique de l'école du "nouveau roman". Nathalie Sarraute y expose ses propres conceptions qui ont exercé une influence profonde sur les jeunes auteurs. De Dostoïevski à Kafka, de Joyce à Proust et Virginia Woolf, Nathalie Sarraute scrute l'oeuvre des grands précurseurs du roman moderne et examine leur contribution à la révolution romanesque de nos jours.
Entre le monde cristallin de la féerie et les dérèglements de la science-fiction s'étend un territoire brumeux, crépusculaire, aux reliefs dangereux et aux frontières incertaines, où le voyageur risque fort de se perdre... Fondé sur l'irruption du surnaturel dans la réalité, le fantastique manipule, choque, voire terrifie le lecteur à travers un récit tendu, comme une corde raide, vers une issue aux allures de précipice. Contrairement au merveilleux, où le surnaturel va de soi, et à l'étrange, qui s'explique, le texte fantastique reste une énigme. Pour quelles raisons le lecteur cherche-t-il à tout prix à ressentir le frisson de l'effroi ? Doit-on perdre nos repères pour mieux comprendre la réalité qui nous entoure ? Ou s'agit-il d'explorer les zones les plus secrètes de notre inconscient ? Démon, vampire, spectre... Derrière la peur de l'Autre, n'est-ce pas moi, en fin de compte, que je reconnais ?