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La précarité
Cingolani Patrick
QUE SAIS JE
9,00 €
Épuisé
EAN :9782130546658
Emploi précaire, travail précaire, les précaires : le terme " précarité " est utilisé pour décrire des phénomènes sociaux divers clans nos sociétés contemporaines. Temps partiels, CDD, travail intérimaire, chômage mais aussi accidents de la vie personnelle, les discontinuités subies ou voulues fragilisent les parcours, les rendent précaires, font parfois basculer dans la pauvreté. Au-delà de l'analyse des sens de ce mot et des réalités qu'il recouvre, cet ouvrage montre que, s'il est nécessaire d'encadrer les flexibilités demandées par le patronat, de pallier à la disparition des formes traditionnelles de solidarité, il est aussi urgent de faire droit aux discontinuités voulues par certains travailleurs qui tentent d'établir une nouvelle relation à l'activité professionnelle.
A partir de l'idée de "marges" du travail, entendue comme frontières ou mieux encore chevauchements des frontières plutôt que comme périphérie et bords, les auteurs cherchent à saisir la temporalité du travail et du loisir dans ce qu'elle a de concret. Ils analysent les tensions provoquées par la flexibilité, les formes de captation du temps libre par le temps de travail. Ils interrogent les limites entre sphère professionnelle et sphère familiale. Dans cet entre-deux, comment les nouveaux modes de gestion de la force de travail, à l'ère des 35 heures, cherchent-ils à s'emparer du "temps libre" du clandestin ou de l'intérimaire en imposant une logique de file d'attente, qui colonise leur sphère privée ? En quoi moduler de façon plus libre son rapport au travail en développant des activités hors travail, peut-il paradoxalement favoriser la construction de soi et créer de nouveaux assujettissements ? Ce livre arpente les frontières poreuses du travail, ces zones où les possibilités de vie et de sécurités nouvelles s'ouvrent, ces impasses où les affirmations de temps sont aussitôt ressaisies par la domination et transformées en misères, ces marges où les logiques sociétales s'affrontent.
Le terme « précarité » recouvre divers phénomènes sociaux dans nos sociétés contemporaines. Cet ouvrage montre la nécessité d'encadrer les flexibilités demandées par le patronat et de pallier à la disparition des formes traditionnelles de solidarité. Parallèlement il montre aussi que le travail discontinu peut induire, pour certains salariés, une nouvelle relation à l'activité professionnelle.
Notre rapport au temps s?est métamorphosé. Un temps de formation étiré, une espérance de vie allongée, de plus nombreuses périodes d?inactivités ont considérablement accru le temps « libre ». Et pourtant, la civilisation des loisirs, annoncée dans les années 60, n?est pas advenue. Le temps soustrait au travail, au lieu d?être reposant, paraît contaminé par les contraintes et les pressions. Accaparé par ses multiples activités, étourdi par sa propre frénésie, l?individu moderne semble aspiré par un nouveau temps, distendu, éclaté, fractionné. La multiactivité caractérise ce nouveau style de vie. Patrick Cingolani nous montre à quel point ce fait social transforme aujourd?hui l?individu. Il passe au crible trois figures contemporaines, virtuoses du temps ? l?étudiant, le parent et le retraité ? qui jonglent à leurs manières avec des temporalités enchevêtrées et plurielles. À côté de la dégradation des conditions de travail et de la précarité, il perçoit un usage des intermittences, des loisirs, de la culture qui s?affirme et qui montre que nous pouvons nous réapproprier le temps pour en faire un moyen d?affranchissement et de réalisation. Plus largement, cet essai plaide pour que le temps redevienne une question politique et sociale et pour que les sociétés puissent se concevoir et s?émanciper au-delà de l?emploi. Patrick Cingolani enseigne la sociologie à l?université Paris Ouest Nanterre.
Résumé : " Grave ! ", " genre ", " trop pas "... Rapide, stylé, crypté, le langage adolescent construit de nouveaux codes, loin de la dépendance à l'égard des adultes, et en premier lieu des parents. Pour cette raison, l'adolescence résiste à tout ce qui pourrait l'enfermer : ce livre, loin de la figer en 100 définitions, invite plutôt le lecteur à naviguer et à dériver sur les mers parfois troubles, souvent agitées, du " seul temps où l'on ait appris quelque chose " (Proust), entre les moments d'angoisse et l'exaltation de la fête, des fous rires partagés aux moments de spleen plus secrets, des heures passées dans la salle de bains aux longues rêveries, du premier rouge à lèvres au premier porno. Au fil d'un vocabulaire qui traverse les frontières, sociales ou géographiques, mais aussi à partir de mots qui disent le mieux l'âge tendre (amour/passion, chagrin, flemme, idéaux, orientation...), quinze auteurs donnent des clés aux parents ? et des repères aux ados ! ? pour comprendre les questions, très sérieuses, qu'on se pose quand on a dix-sept ans.
Résumé : La fin de l'esclavage colonial a été un long processus, complexe et conflictuel, qui mérite une attention spécifique. Le " siècle des abolitions " (1793-1888), qui a concerné une grande partie des " Nouveaux Mondes ", a donné naissance à des sociétés post-esclavagistes contrastées. Les sociétés caribéennes sont bien différentes de celles du " vieux Sud " des Etats-Unis, qui sont elles-mêmes différentes des sociétés afro-brésiliennes ou cubaines. Quant au " cas " particulier d'Haïti, il ne peut se comprendre aujourd'hui en dehors d'une prise en compte du caractère unique du processus d'abolition tel qu'il a eu lieu dans ce qui était la colonie de Saint-Domingue, la " Perle des Antilles ". Dans ces pages, Marcel Dorigny s'efforce de présenter le plus clairement possible les débats ? des Lumières aux mouvements abolitionnistes du XIXe siècle ? et les combats qui ont fini par imposer l'abolition dans les colonies des principales puissances européennes, après plus de quatre siècles d'esclavage.
Résumé : De toutes les conduites psychopathologiques, l'addiction est peut-être celle qui interroge le plus les limites entre le normal et le pathologique. La frontière entre ce qui relève des " mauvaises habitudes " et des vraies dépendances est difficile à tracer. Les addictions sont presque toujours des conduites relevant au départ de l'ordinaire, simplement déviées de leurs finalités initiales : boire, manger, jouer, acheter, travailler, se soigner, etc. Alors, tous dépendants ? Ce qui caractériserait le vrai dépendant pourrait être une forme de polarisation, quand l'objet ou l'activité devient le but d'une vie, quand la " mauvaise habitude " se fait identité : " je bois trop " devenu " je suis alcoolique ". Cet ouvrage interroge le sens des addictions, analyse le mécanisme et les symptômes des plus courantes d'entre elles et propose une synthèse des différentes approches thérapeutiques possibles.
Guillaume Madeleine J. ; Tymowski Jean-Claude de ;
L'acupuncture est une méthode thérapeutique héritée de la médecine chinoise, dont la technique repose sur le placement judicieux d'aiguilles métalliques en des points précis du corps humain. Quelles sont l'histoire, la méthode et les indications de cette médecine millénaire qui doit à son refus des traitements standardisés une grande part de son succès?