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Go West. Entretiens avec 25 cinéastes américains
Ciment Michel
MAGNANI
35,00 €
Épuisé
EAN :9791092058703
J'ai fait la connaissance de Michel Ciment après avoir publié "Qu'elle était verte ma vallée" de Jean-Baptiste Thoret en janvier 2021. Michel avait beaucoup aimé ce livre et voulait le présenter à Positif. Malgré ma cinéphilie, j'avoue que je connaissais peu à cet instant l'histoire et les protagonistes de la revue Positif (grande revue française du cinéma dont Michel était une figure tutélaire, pilier de la cinéphilie internationale, revue soeur, rivale et égale des Cahiers du Cinéma). Pas mieux, j'étais ignorant du travail de Michel Ciment. Le rencontrer m'a alors permis de découvrir la revue Positif, tout son travail et surtout l'oeuvre et les livres de Michel. J'ai été très touché par son approche éclectique et humaniste du cinéma, sa grande finesse, sa curiosité et son intérêt pour tous les arts autour du cinéma... il était très sensible aux livres des éditions Magnani également. Encouragé par Jean-Baptiste Thoret, j'ai proposé à Michel de le suivre en tant qu'éditeur. Partageant ma passion pour le cinéma américain, Michel m'a soumis le projet d'un recueil de ses entretiens avec les différentes générations des cinéastes à Hollywood (parus autrefois dans la revue Positif) : de Fritz Lang à Quentin Tarantino. "Go west" présente ainsi une sélection de toutes ces interviews passionnantes et représente surtout l'itinéraire de Michel Ciment avec les réalisateurs américains sur une cinquantaine d'années. Je souhaiterais en tant qu'éditeur, avec " Go west " de Michel Ciment, partager avec les nouvelles générations de cinéphiles, mais aussi les cinéphiles plus âgés, toute cette histoire de Michel Ciment, de la revue Positif, de ce pan de la cinéphilie, reconnue dans le monde entier -mais aujourd'hui confronté au défi continue de la transmission du Savoir dans une histoire des formes mise à mal par l'ultra industrie culturelle et sa surproduction, l'amnésie qu'elle charie avec elle et sa dictature du présent. Il n'existe pas de vieux films, de vieux livres ou de vieux auteurs ; seulement des oeuvres et des individus que l'on a pas lu. Michel Ciment était avant tout un passeur, qui accordait son temps et son travail à des cinéastes qui n'étaient pas toujours les plus reconnus par la critique ou le box office ; il a souvent contribué à réhabiliter ou faire reconnaitre des oeuvres cinématographiques qui n'avaient pu s'imposer suffisamment ; nous apprenant par là qu'une oeuvre est aussi importante par l'intérêt qu'elle suscite auprès d'une communauté d'individus, de Lumières, si précieuses pour leurs contemporains et les futures générations. Des Lumières qui nous appartient aujourd'hui de maintenir allumées en allant toujours vers l'avant, vers ce que l'on ne connait pas, ne sait pas encore. Vers L'Ouest. Note : En préface de "Go west" , un entretien entre Michel Ciment et Julien Magnani.
Résumé : Autour de trois thèmes (les rapports entre Vienne et Hollywood ; qu'est-ce qu'un auteur ? L'Ouest et ses mythes), Michel Ciment a voulu interroger le cinéma américain. Mêlant la recherche historique, l'étude des formes et l'analyse de quelques grands metteurs en scène, ce livre voudrait donner la mesure de la création à Hollywood, de sa richesse foisonnante et des problèmes qu'elle pose à la critique. Il permettra aussi de mieux connaître les ouvres d'Erich Von Stroheim, Josef Von Sternberg, Billy Wilder, Howard Hawks, Elia Kazan, Orson Welles et King Vidor, ainsi que de nombreux films éclairés ici d'une lumière neuve.
Ces entretiens réalisés dans les années 1970 avec deux des plus grands cinéastes américains de leur génération m'ont toujours semblé pouvoir être lus"en miroir"tant les destinées parallèles de ces metteurs en scène offrent des points de convergence et de divergence. Kazan et Losey sont nés la même année, en 1909, de milieux on ne peut plus différents. Leurs origines respectives, la minorité grecque de Turquie et le monde des tapis pour l'un, une vieille famille patricienne et protestante pour l'autre expliquent en partie les choix qu'ils firent à l'époque de la Liste noire, désir d'intégration sociale pour Kazan, affirmation de valeurs de la Constitution pour Losey. Ils firent tous deux des études dans les universités les plus huppées de la côte Est, Yale et Harvard, entrèrent au parti communiste, et remportèrent leurs premiers succès artistiques avec des mises en scène théâtrales dans les années 1930. Leurs premiers films sont marqués par leurs engagements social et politique qui dataient du New Deal avant qu'ils ne s'orientent vers un cinéma qui fait davantage de place aux ambiguïtés et à la complexité de l'âme humaine. Ils se retrouveront ainsi tous deux à collaborer avec Tennessee Williams et Harold Pinter. Kazan signa son dernier grand succès critique, America America, l'année, ou presque, où Losey connaissait sa première consécration internationale avec The Servant. Et bien sûr la ligne de partage fut tracée par la chasse aux sorcières, avec les dénonciations de l'un et l'exil de l'autre en Europe. Leurs vies ne se sont plus jamais croisées, mais ils eurent, en vieillissant, une même méfiance à l'égard des certitudes trop établies." Michel Ciment. Biographie de l'auteur Michel Ciment, critique de cinéma, producteur à France Culture (Projection privée), collaborateur du Masque et la Plume (France Inter), est membre du comité de rédaction de la revue Positif. Il a publié, entre autres, Kubrick, Petite Planète cinématographique, Le Dossier Rosi et Fritz Lang, le meurtre et la loi.
Résumé : Voici rassemblé l'essentiel des textes que depuis ses débuts, il y a 55 ans, Elia Kazan a consacrés à ses multiples activités artistiques. Livre unique où le membre du Group Theatre, le fondateur de l'Actors studio, le créateur des pièces de Tennessee Williams et d'Arthur Miller, le réalisateur de Sur les quais, A l'Est d'Eden et Baby Doll, le romancier de l'Arrangement et de l'Anatolien nous livre ses réflexions sur la mise en scène, les comédiens qu'il a dirigés, et le pays qui l'a accueilli. Des notes de travail pour Un tramway nommé désir à une lettre pour défendre Viva Zapata, du récit de sa rencontre avec Stathis Giallelis, future vedette d'America America à des commentaires sur le héros du Dernier Nabab et à des conseils aux aspirants cinéastes, on retrouve dans cette mosaïque la personnalité complexe et contradictoire d'Elia Kazan, son ardeur, son intelligence et son non-conformisme. Pour accompagner ces textes, dont certains ont été spécialement écrits pour cet ouvrage Michel Ciment, organisateur du livre, a choisi plus de deux cent cinquante photographies ; nombre d'entre elles, inédites, provenant des archives du metteur en scène. Elles forment en une montagne parallèle le film de la vie et de l'oeuvre d'Elia Kazan. Michel Ciment est maître de conférences en civilisation américaine à l'Université de Paris 7, membre du comité de rédaction de Positif, collaborateur du Masque et la Plume et du Panorama de France Culture. Il est l'auteur d'ouvrages sur Francesco Rosi, Stanley Kubrick, Joseph Losey, John Boorman et Jerry Schatzberg, d'un recueil d'essais Les conquérants d'un nouveau monde et d'un livre d'entretiens Passeport pour Hollywood. Il a déjà publié ses conversations avec le cinéaste (Kazan par Kazan) et est co-auteur (avec Annie Tresgot) d'un portrait filmé Elia Kazan, outsider.
Comment filmer l'Amérique ? Comment filmer en Amérique ? Jamais peut-être un pays ne s'est autant identifié à un art que les Etats-Unis à leur cinéma. Ce livre est né du désir de mieux comprendre ce phénomène unique en interrogeant trois anciens metteurs en scène du Nouveau Monde parmi les plus grands (Billy Wilder, John Huston, Joseph Mankiewicz) et trois réalisateurs contemporains de l'Ancien Monde (Roman Polanski, Milos Forman, Wim Wenders) qui ont apporté un souffle nouveau au septième art, tout en se confrontant à l'Amérique. Quel était le fonctionnement des grandes compagnies de production ? Comment un cinéaste acquiert-il son indépendance ? Quelles sont aujourd'hui les conditions de la création à Hollywood ? Autant de réponses de première main dans ces entretiens bourrés d'anecdotes, de portraits, de réflexions sur l'art et la technique, qui nous permettent de mieux cerner le cinéma. Un livre passionnant écrit par l'illustre et passionnant Michel Ciment, spécialiste du cinéma.
« Si j'avais dû trouver un élément pour symboliser mon père, j'aurais choisi les pierres. Mais, attention pasles galets lisses et doux. Non, plutôt les rochers qui piquent les pieds si on leur marche dessus sans chaussures. Ceux qui sont recouverts d'aspérités. Ceux qui râpent, qui coupent, qui sont agressifs et froids. Mon père était un rocher sur lequel on auraitaimé s'agripper sans se blesser. Sous lequel on aurait aimé s'abriter sans se sentir menacé ». Marion Fayolle réalise un chef d'?uvre éblouissant sur la recherche d'un amour manqué, celui d'un père à l'agonie. Un homme dur et insaisissable dont on souhaite réanimer la vie et l'amour. "La Tendresse des Pierres" sublime par delà toutes les richesses des rapports texte et image les possibilités artistiques et littéraires d'une bande dessinée moderne que l'auteur enrichit par l'influence du surréalisme et du nouveau roman.