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La mère & le philosophe
Cianni Jean-Louis
BORD DE L EAU
20,30 €
Épuisé
EAN :9782356870674
L'auteur explore les relations méconnues des philosophes avec leurs mères. Il décèle les effets de ces relations sur le mode de pensée, les thèmes de réflexion, la tonalité affective d'une philosophie. A l'écart de la psychologie, il suit le fil reliant la biographie à l'oeuvre, l'intime à l'universel. De Socrate à Simone de Beauvoir, dix gestations philosophiques sont développées, dans une suite à la fois chronologique et répétitive. Dix parce que penser prend du temps et que sans être un éléphant, le philosophe a de toute évidence besoin pour se former d'un cycle plus long que l'homme ordinaire... Cette généalogie, qui se veut récréative, rend sans doute les philosophes plus humains et la philosophie plus proche de la vie. Elle éclaire aussi la fonction maternante de la discipline et les vertus de son exercice : la possibilité d'une réinvention du sujet à la source même de sa pensée. À une époque qui cherche à étouffer dans l'oeuf tout ce qui pense, une telle renaissance prend valeur de résistance.
Intuitions, croyances, relations, émotions, sensations... et si l'essentiel de ce qui se jouait en entreprise était invisible ? Dans un monde professionnel axé sur le rationnel et la performance mesurable, ces dimensions sont souvent mises de côté, au risque de provoquer perte de sens, blocages, désengagement, absentéisme... Catherine Cianci donne ici la parole à ceux qui ont invité l'invisible dans leurs pratiques d'entreprise. Elle identifie les clés de compréhension de ces mécanismes et explique comment les appliquer afin d'améliorer productivité, créativité, relations interpersonnelles, gestion d'équipe et de projet. Que vous soyez dirigeant, manager, entrepreneur ou simplement curieux d'aborder l'entreprise sous un autre angle, cet ouvrage vous aidera à travailler avec plus de fluidité et de justesse, à développer un management plus intuitif et à remettre l'humain au coeur du système.
A quoi peut servir la philosophie quand on est chômeur? Que peuvent Épicure, Sénèque, Montaigne, Spinoza, Schopenhauer, si loin des préoccupations de notre monde, pour aider la femme ou l'homme d'aujourd'hui dans leur recherche d'emploi?Alors qu'il frappe près de 10% de la population active, le chômage reste une terre inconnue. L'indice statistique, froid et déshumanisé, cache la réalité des souffrances individuelles. Jean-Louis Cianni a vécu cette épreuve. Du jour au lendemain, il a vu sa vie basculer. Pour ne pas sombrer, il s'est tourné vers sa bibliothèque d'étudiant en philosophie. Grâce à ses méditations, il a réappris l'estime de soi, reconsidéré son rapport aux autres et au monde, et retrouvé le moyen de diriger sa conscience.A travers son témoignage, qui mêle la condition très concrète du demandeur d'emploi et la lecture des philosophes, Jean-Louis Cianni invente une thérapie singulière et nous donne une fabuleuse leçon de vie.
Avons-nous (vraiment) bien lu Durkheim et bien saisi toute la radicalité de son geste fondateur de la discipline sociologique ? A lire Anne Rawls, et relire avec elle De la division du travail social, rien n'est moins sûr. Peut-être alors le temps est-il venu, cent ans après la mort de Durkheim, de faire revivre ce texte inaugural. Telle est l'invitation du présent ouvrage. Textes à l'appui. La contribution de la sociologue américaine peut être lue comme une nouvelle préface à l'édition originale de La division du travail social. A ce titre, Durkheim lui aussi et tout autant l'auteur du présent livre, notamment par la publication de sa longue introduction oubliée de 1893. Plus encore, tel un palimpseste, orage convoque tout un ensemble d'auteurs contemporains pour esquisser à l'ombre de l'histoire officielle, une histoire en quelque sorte clandestine de la sociologie, attentive à la créativité des pratiques sociales et à la morale propre aux interactions. Pour autant, cette invitation à découvrir un autre Durkheim, jamais lu (ou presque) - à relire cette Division du travail social revisited -, n'intéressera pas seulement les sociologues, mais aussi les philosophes. En effet, un autre texte s'enchâsse dans cette intrigue, la fameuse Théorie de la justice de John Rawls, le père de l'auteur. Car ce qui est avant tout en jeu dans cette relecture de l'ambition sociologique durkheimienne, c'est aussi et surtout sa dimension politique et toute sa pertinence aujourd'hui pour penser les formes et les conditions d'une société juste. Cette audacieuse lecture de l'oeuvre de Durkheim ne manquera pas de susciter des réactions contrastées tant elle bouscule bien des interprétations convenues de la sociologie durkheimienne. Voire de la sociologie tout court. Elle invitera par ailleurs les philosophes à nouer un dialogue renouvelé entre science sociale et philosophie morale et politique.
Les big data sont devenus un impératif pour mener une campagne électorale. La campagne pour l'élection présidentielle française de 2017 a été marquée par le rôle majeur joué par des plateformes de gestion et d'analyses des données massives, telles que NationBuilder ou 50+1. Qu'est-ce que change le recours au big data électoral dans les manières de faire campagne ? Introduit-t-il des pratiques " innovantes " pour mobiliser les électeurs ? Voit-on apparaître de " nouvelles " formes de militantisme ? Comment sont construits les algorithmes prédictifs ? Sommes-nous réellement fichés sur Internet ? Comment protéger ses données personnelles ? L'auteure interroge l'efficacité de ces techniques, en mettant au jour les enjeux économiques, la construction de croyances autour des big data et les jeux d'influence internationaux. L'intérêt porté à la récolte des données n'est pas neuf. Il s'agit de retracer l'intégration de certaines évolutions techniques que ce soit chez nos voisins américains ou dans les campagnes françaises de 2002 à 2017, en déconstruisant les fantasmes entourant l'usage des bases de données en politique. Mais il s'agit surtout d'armer le citoyen face à la montée en puissance d'une nouvelle ère de la donnée.
Résumé : Pour le bien des animaux, celui de la planète et pour préserver notre santé, il faudrait de toute urgence renoncer à l'alimentation carnée voire à tous les produits animaux et, en clôturant dix mille ans de vie commune avec les vaches et les brebis, librement consentir à une agriculture sans élevage. Après des décennies de silence médiatique et politique sur la violence industrielle contre les animaux, pourquoi cette soudaine prise de conscience ? C'est en reprenant le fil de l'industrialisation de l'élevage depuis le XIXe siècle et ses liens historiques avec la "cause animale" que l'on peut comprendre la situation actuelle et le développement des start-up de la "viande propre", amie des animaux et des milliardaires. La science et l'industrie, aujourd'hui comme hier, concoctent pour nous "un monde meilleur". Sommes-nous bien sûrs qu'il correspond à nos désirs ?
Comment expliquer qu'un mode d'organisation capitaliste - fondé sur un principe d'accumulation continue - autorise la perpétuation d'activités qui obéissent à une autre logique et paraissent lui poser des limites ? Pour résoudre cette énigme, l'ouvrage évalue les clés de lecture disponibles et formule de nouvelles propositions. Pour nombre d'auteurs, le capitalisme procède de forces économiques naturelles et autonomes, accompagnées ou canalisées dans un second temps par quelques politiques publiques. Il se heurte parfois à une résistance - que le terme serve à désigner une force d'obstruction passive ou une capacité de mobilisation. L'ouvrage invite à inverser la perspective et à considérer plutôt les rapports de force politiques qui débouchent sur la représentation d'un ordre économique naturel et qui expliquent le développement du capitalisme. Il examine sur ce mode les activités des entrepreneurs, mais aussi les affrontements entre chercheurs et les luttes qui ont cours au sein des administrations publiques. Dans leur ensemble et par leur articulation, différents champs composent ainsi les structures politiques de l'accumulation. Dans certains cas et sous certaines conditions, des activités non capitalistes s'en trouvent dans le temps confortées : de multiples agents les perçoivent comme extérieures à l'ordre économique naturel ; ils anticipent leur disparition et se persuadent qu'il suffit de laisser la nature accomplir son oeuvre. Nul ne travaille à leur élimination ni ne pousse à l'organisation d'un mouvement qui en prendrait la défense. Pour mesurer la portée de ses propositions, l'auteur retient l'exemple de l'agriculture en Roumanie : il s'efforce d'expliquer la coexistence sur ce terrain de grandes exploitations capitalistes et de petites propriétés qui entretiennent des pratiques d'autoconsommation, sans prêter à la moindre forme d'accumulation. Au-delà de ce cas d'étude, l'ouvrage affiche une visée pédagogique et offre une présentation actualisée des théories du capitalisme. Il pose par ailleurs les bases d'un nouveau programme de recherche en économie politique.