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LA SOIF DE SERVIR. Armand Marquiset 1900-1981
Christolhomme Michel
JUBILE
17,78 €
Épuisé
EAN :9782213601991
Armand Marquiset (1900-1981) est une figure marquante de l'histoire sociale du XXème siècle. Si l'association Les Petits Frères des Pauvres reste la plus connue des oeuvres qu'il a créées, on ne peut faire le tour de ses fondations et prendre la mesure de son action sans citer Pour que l'Esprit vive, Les Amis de la banlieue, Frères des hommes, Les Frères du Ciel et de la terre, et en omettant les oeuvres dans lesquelles il a joué un rôle déterminant comme La Mie de pain ou le "premier" Secours catholique international. Il s'est ainsi consacré, successivement et parfois simultanément, à la plupart des grands problèmes sociaux de notre époque : il est allé au secours des victimes de la guerre ou des crises économiques, des pauvres des banlieues ou du tiers-monde, des personnes souffrant de la vieillesse ou de la solitude. Homme d'action acharné, attentif aux moindre détails, intuitif et créatif, il a dans chaque cas apporté des réponses d'une envergure exceptionnelle, fondées sur le respect des personnes, de leurs besoins et de leurs désirs. Une formule "des fleurs avant le pain", extraite d'une prière qu'il a écrite, résume bien sa conception et sa manière d'agir. Il a drainé des bonnes volontés en grand nombre autour de lui, suscité des engagements et des vocations, provoqué la générosité du public. Personnalité exceptionnelle, beau et séduisant, issu de la haute société, musicien, aimant se divertir, empreint d'humour, fin gastronome et cordon bleu lui-même, il fut avant tout un spirituel et un mystique dont la vie a été dirigée par sa foi et sa soif de servir.
La photographie sociale est la photographie d'investigation et de communication sur les problèmes sociaux. C'est une photographie militante dont l'objet est de témoigner en faveur des victimes et de contribuer à la résolution des problèmes par le témoignage direct et l'action sur l'évolution des mentalités", souligne Michel Christolhomme, chargé d'édition et auteur des textes du présent ouvrage. Ce qu'atteste la sélection d'images ici rassemblées c'est l'implication incontournable de générations d'hommes et de femmes qui ont choisi de mettre leur pratique de la photographie - et leur talent d'artiste - au service des victimes des multiples formes de la souffrance sociale. La photographie sociale, du XIXe siècle à nos jours, ne cesse d'écrire l'implacable réquisitoire des impasses de la condition humaine en contribuant - parfois - à améliorer le sort des êtres et des groupes dont elle révèle l'éprouvante existence.
Acquis à la cause de tous ceux qui ne sont pas en position de se défendre (malades, sans-abri...), photographier est pour Jean-Louis Courtinat un acte militant. Ni complaisance, ni voyeurisme dans ses images, mais un sentiment d'urgence et de responsabilité.
Les cinquante années passées depuis 1960 totalisent sans doute le plus grand nombre de violations répertoriées des droits humains: arrestations et emprisonnements arbitraires, tortures, traitements dégradants, assassinats, violences, confiscations des droits civiques et politiques ? Chacun pourrait en énumérer immédiatement une suite d?exemples dramatiques pris au hasard aux quatre coins de la planète. Aussi la sélection des photographies qui composent ce livre constitue-t-elle un constat flagrant de barbarie: de l?exécution sommaire d?un prisonnier ou de la fuite éperdue d?une petite fille dont le village vient d?être bombardé au napalm, aux crimes génocidaires ou aux massacres d?opposants, de la détresse des réfugiés et des immigrés à celle des femmes battues, des enfants esclavagés ou prostitués, des femmes et des hommes jetés à la rue par les lois de l?économie? Mais à feuilleter trop vite ce livre, si l?on n?y voyait que des images d?horreur, on se tromperait sur le rôle qu?a joué la photographie au cours de ces cinquante années et qu?elle joue dans le combat pour les droits humains. Telle image, par exemple, a contribué à faire douter l?opinion publique d?un pays entier (les Etats-Unis) de la justesse de la guerre dans laquelle il était engagé. A donc contribué à y mettre fin. Telle autre, qui constitue un document accablant sur un génocide (celui des Mayas), sert de preuve dans la condamnation des coupables et de ferment de la réparation due aux victimes. Beaucoup aussi de ces photographies sont des témoignages de victoires: comme par exemple, celles de femmes qui votent, se forment, l?emportent sur les assassins de leurs enfants? D?autres représentent des personnes dont toute la vie a été consacrée au combat pour les droits humains et qui en sont devenues des figures emblématiques, comme Martin Luther King et Nelson Mandela. Car notre époque s?occupe, bien davantage qu?aucune autre avant elle, des droits humains. Qui souvent jusque là n?étaient pas même identifiés et dont, justement, il n?y avait pas d?images. Dans l?histoire contradictoire des droits humains, qui est sans doute la grande épopée de notre temps, la photographie joue un rôle essentiel. Elle montre et elle témoigne? dans le moment même, des événements. Et, au-delà, elle garde vive notre mémoire individuelle et collective. Ce livre est la preuve qu?elle constitue également un appui déterminant dans le travail des organisations et des mouvements qui se donnent, comme Amnesty International, la mission d?identifier, de nommer, de dénoncer les violations des droits humains.
Depuis trente ans, la collection "Photo Poche" donne à voir et à comprendre les grandes pages de l'histoire de la photographie. Pour marquer cet anniversaire, il nous a semblé juste de rendre hommage aux photographes eux-mêmes en proposant un florilège de leurs portraits car, bien qu'ils soient les auteurs de cette longue et riche épopée iconographique, nous ne connaissons pas leurs visages. Leurs images sont partout, elles couvrent tous les champs, elles ont formé notre regard, suscité nos émotions, nourri notre imagination, aiguisé notre intelligence. Ces hommes et ces femmes ont mis leur curiosité, leur talent, leur exigence et, pour beaucoup, leur courage au service de notre inextinguible soif de voir. Ils ont pénétré toutes les intimités. Rien ne leur a échappé. Ou presque. Chasseurs et preneurs d'images, faut-il donc que les photographes passent inaperçus, ne puissent être reconnus, restent cachés, comme ils devaient, jadis, s'enfouir sous un voile noir pour réaliser leurs photographies? Certains se sont fait une armure de leur incognito. Et une arme. Pas vus, pour mieux surprendre et prendre. La photographie, ce délit impuni... Ce livre - qui pourrait aussi bien s'intituler "L'arroseur arrosé" - propose des images d'amitié, d'affection, de respect, d'admiration réciproques, d'aventures et de combats partagés. "L'un par l'autre" donc, mais cet autre est toujours un pair.
Voici le livre de l'incroyable. Un incroyable devenu vrai. Une adolescente innocente, une enfant (quinze ans) détenue en camp de rééducation, et cela au Laos qui est peut-être le pays le plus convivial de notre temps agité! Il n'est ni respect ni estime sans vérité. Ceux qui aiment le Laos, ceux qui aiment son peuple, c'est-à-dire tous ceux qui ont eu la chance de connaître l'un et l'autre, comprendront qu'il fallait aussi que cette vérité soit dite. Les autres, ceux qui luttent pour le respect des droits de l'enfant, puiseront dans ce témoignage bouleversant de fragilité, une raison nouvelle de ne jamais baisser la garde : si un pays comme le Laos n'est pas à l'abri, qu'en est-il des autres, infiniment plus durs ? Au-delà d'un quotidien insupportable, raconté au jour le jour, l'auteur nous fait pénétrer dans les méandres d'une idéologie sans nuances lorsqu'elle échappe à ses promoteurs pour se perdre dans une incontrôlable logique interne. Personne n'a intérêt à enfermer des gamines dans des camps de rééducation pour y subir les traitements et les humiliations que raconte l'auteur. Ainsi, ce livre prend une place exceptionnelle parmi ceux, nombreux, qui ont été publiés sur cette période et dans cette partie du monde. Il ne faut plus que de toutes jeunes filles puissent être détenues dans des pays comme le Laos. L'inimaginable, parce qu'il s'est pourtant produit, doit ouvrir les yeux. Pour cela, il faut accepter de regarder la vérité en face. Il faut remercier l'auteur d'avoir eu le courage de nous y contraindre. Souvannavong V. , née au Laos en 1960, est originaire d'une ancienne famille de la capitale. En 1975, elle est encore élève au lycée de Vientiane lorsque les forces communistes prennent le pouvoir. Arrêtée lors de la rafle du 29 septembre, elle sera maintenue captive, sans jugement, durant presque quatre ans. Elle effectuera quatre séjours dans différents camps de rééducation avant de s'enfuir en Thaïlande en traversant le Mékong à la nage. Après une année passée dans les camps de réfugiés, elle retrouve sa mère à Paris le jour de Noël 1979. Grâce à une longue et courageuse tentative d'intégration à la vie française, elle occupe aujourd'hui un poste dans une société multinationale.
François Lefort et Carmen Bader nous font partager les aventures de El Hôr, enfant de la rue : ses joies, ses peines, ses terreurs. Nous le suivons dans sa difficile survie quotidienne. A douze ans, et parfois bien avant, les vols à la tire, mais aussi les sollicitations troubles des touristes _ hommes et femmes _ et la tentation de la drogue, masquent mal une immense détresse affective. Excédés, les policiers sombrent facilement dans une violence qui n'est qu'un aveu d'impuissance. Alors, les enfants se réfugient dans les bandes. Là aussi, nous allons suivre El Hôr et rencontrer ses compagnons de misère. Peu à peu, émerge une autre figure d'adulte qui donne sans rien demander en échange. Nous apprenons à reconnaître la grosse voiture poussiéreuse du Père Lefort et une voix qui se voudrait bourrue. Sans aucun doute, l'un des meilleurs ouvrages sur les enfants de la rue. Une écriture dont l'intérêt ne faiblit pas un instant, au service d'une exceptionnelle connaissance d'un des drames de notre temps. Un livre courageux qui ne choquera que ceux qui veulent se cacher la vérité. François Lefort, 44 ans, prêtre et médecin, est depuis de longues années spécialiste des jeunes en danger moral et de la toxicomanie. A la suite d'un tour du monde d'où il a ramené une enquête sur la prostitution infantile, il est allé s'enfouir comme ermite médecin dans le désert mauritanien. A son initiative, s'est créée une action pour venir en aide aux petits enfants vivant sans famille dans les rues de Nouakchott. Il a su s'entourer de Mauritaniens qui, avec le feu vert des autorités, ont adhéré à ce vaste projet. Carmen Bader, 43 ans, journaliste à RFI, est spécialiste de l'Afrique.