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Le latin des cuisiniers. L'alimentation végétale, étude lexicale
Christol Alain ; Fruyt Michèle
SUP
26,00 €
Épuisé
EAN :9791023105261
Le Latin des cuisiniers est consacré au lexique latin de la cuisine, tel qu'on peut le reconstruire à partir de deux recueils de recettes, transmis sous le nom d'Apicius, un célèbre "gastronome" de l'époque d'Auguste, mais qui lui sont largement postérieurs (IVe et VIIe siècles) et sont rédigés clans une langue qui s'écarte de la norme classique. L'ouvrage part des mots et tente de préciser leur place clans ce lexique technique, c'est-à-dire leur fréquence, les formes concurrentes et les associations sémantiques privilégiées. Il propose pour chaque citation le texte latin et une traduction française, afin que le lecteur puisse évaluer par lui-même ce qu'elle apporte au thème traité. Dans cette anthologie de textes relatifs à l'alimentation et à la cuisine romaines, le lecteur trouvera également : les premières attestations, qui permettent de savoir quand les Romains ont accueilli et utilisé une plante ou un objet ; des textes d'agronomes et de médecins qui apportent des informations sur la culture et l'utilité pratique d'une plante ; des citations littéraires qui permettent de savoir comment un nom et son référent étaient perçus par ses utilisateurs et quelle était leur place dans la vie quotidienne et l'imaginaire des Romains. Si Le Latin des cuisiniers s'adresse d'abord aux latinistes et aux historiens de la langue latine, il concerne aussi les personnes qui s'intéressent à l'histoire de l'alimentation : elles y trouveront des textes, techniques ou littéraires, sur les plantes qu'aimaient consommer les Romains, leurs recettes et leurs préférences culinaires. Elles trouveront également des notices étymologiques qui retracent l'histoire du lexique botanique et culinaire, du latin aux langues de l'Europe moderne.
Ce volume, le 7e d'une collection de linguistique latine publiée par le Centre Alfred Ernout (Paris-Sorbonne, Paris IV), présente les actes du colloque biennal du Centre Alfred Ernout de juin 2010. Le latin est abordé en premier lieu dans ses relations avec l'héritage indo-européen en amont et les langues romanes en aval : genèse de la proposition infinitive (J. Haudry), évolution du diptyque "k"o-... to- (A. Orlandini et P. Poccetti) et de l'ordre des mots (B. Bauer), origine du préfixe con- (V. Martzloff). Est également étudié le domaine du lexique et de la morphologie : évolution des groupements de lexèmes (M. Fruyt), de microsystèmes lexicaux (A. Christol), de champs sémantiques (vrai et faux : 1.-F. Thomas), de la préverbation (B. Garda-Hernández), du préverbe in- (S. van Laer), du suffixe -õsus (Ch. Kircher), du verbe signifiant "voter " (M.-A. Julia). L'approche syntaxique et pragmatique traite de la place de l'adjectif en poésie (C. Fry), des locutions verbales avec miscere (T. Taons), de l'adjectif en emploi adverbial (E. Marini), du changement dans les adverbes en général (A. Ripoll), des subordonnants temporels dam, donec, quoad (M. Poirier), des connecteurs enclitiques enim et autem (O. Spevak). Le latin tardif est abordé sous l'angle lexical pour le latin biblique (L. Sznajder) et diatopique pour l'influence du latin d'Afrique sur le latin d'Espagne (R. Wright).
Dans cette école, les élèves sont uniques et vraiment étonnants... Leurs sourires, leurs grimaces, leurs histoires proviennent des quatre recoins de la planète... Leur coeur et leur tête débordent d'idées, d'émotions et d'énergie... Si elle n'existait pas, à coup sûr, il faudrait l'inventer cette école de la liberté, de la fraternité et de l'égalité !
Le mythe, qui fait des Bretons les fils de la mer. La beauté, qui nous rend tellement sensibles aux menaces du temps présent. La richesse, un patrimoine, un environnement exceptionnels. Et si l'histoire aidait à comprendre pourquoi et comment nous est venu cet héritage?
Ahmad Zaki fut entre 1892 et 1934 l'une des figures les plus dynamiques de la vie culturelle égyptienne : polyglotte, traducteur, bibliophile, philologue, homme d'érudition, mais épris de modernité et de voyages. A l'aise tant dans la culture arabe que française, il stupéfiait déjà ses contemporains par l'ampleur de ses connaissances et sa liberté d'esprit. Le tour d'Europe qu'il effectua à partir de 1892 et dont on présente ici la traduction intégrale a tout pour nous étonner encore aujourd'hui par éclectisme dont il témoigne. Rédigeant ses feuillets à la diable, d'où un style singulièrement alerte, l'auteur nous fait partager le regard qu'il porte à la fois en humaniste, en ethnographe amateur et en touriste bon vivant, sur l'Italie, la France, l'Angleterre, le pays de Galles, la péninsule Ibérique, auréolée pour lui du souvenir d'Al-Andalus et de ses splendeurs. Chemin faisant, ce qui se construit, dans ce récit au ton personnel, mi-parti d'humour et de souci patriotique, c'est aussi un discours occidentaliste, véhiculant savoir et représentations moins de "l'Autre", que des autres, mais sans aucune lourdeur dogmatique.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Tout en montrant la nouveauté radicale du bolchevisme, et les techniques de Staline pour faire régner sa tyrannie, ce livre fait ressortir les continuités de l'histoire russe et ses constantes (idéologie, pratiques du pouvoir, place et influence de l'empire, conceptions et méthodes de politique étrangère, utilisation de la propagande). L'ouverture des archives de l'URSS et leur abondance a enrichi la connaissance de ce monde autrefois fermé et rend indispensables certaines clés de compréhension : elles faciliteront aussi l'abord de la Russie post-communiste et son passé difficile à surmonter.