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Traité d'archéogéographie. La crise des récits géohistoriques
Chouquer Gérard
ERRANCE
24,40 €
Épuisé
EAN :9782877723749
Pour étudier les milieux, les paysages et les territoires du passé, les chercheurs ont, aux XIXe et XXe siècles, fabriqué des modèles comme la cité antique, l'openfield, la centuriation, le bocage, la ville, le latifundium, les grands défrichements, etc. Ils ont aussi inventé les pays géologiques, les vestiges archéologiques, les typologies paysagères, les cultures, les périodes historiques, les territoires cohérents. Jadis on recherchait des caractères originaux du passé, mais on forgeait surtout les caractères identitaires utiles pour justifier le nationalisme, le naturalisme et l'historicisme méthodologiques. S'il y a crise des récits de la relation que les sociétés ont eue avec leurs milieux, c'est parce qu'on a pris conscience du décalage grandissant que les Modernes ont installé entre les réalités géographiques et les représentations historiennes qu'ils se sont données. L'ouvrage analyse les principaux récits et en montre le caractère transformateur, souvent polémiste, et toujours réducteur parce qu'on y développe des modèles explicatifs hypertrophiés. Biographie: Gérard Chouquer est directeur de recherche au CNRS. Il a publié aux éditions Errance: L'étude des paysages; Histoire d'un paysage de l'époque gauloise à nos jours et, en collaboration avec François Favory: Les paysages de l'Antiquité; L'arpentage romain.
L'organisation de l'espace rural est au cœur de ce numéro. La nature des problèmes que rencontrent actuellement les agriculteurs et les éleveurs dans différentes régions du monde impose que l'on élabore de nouvelles formes d'agencement, d'exploitation et de représentation du territoire rural. Les premiers articles de ce volume s'intéressent à cette question. C'est, en définitive, l'identité des populations qui est atteinte et doit être réévaluée : ainsi des éleveurs de porcs, exposés de plein fouet à la critique. Confrontées à la réduction des ressources alimentaires, les sociétés rurales développent des stratégies nouvelles, tant au Sénégal qu'en Biélorussie. Face à la pesanteur des héritages territoriaux et sociaux, divers groupes recourent à des formes de mobilité, aussi bien en Inde qu'en Iran, ou encore en Anatolie. Dans cet ouvrage, deux contributions évoquent, l'une, les représentations liées aux vents dans plusieurs espaces français, l'autre, les représentations liées à la chasse à la palombe dans un milieu traditionnel. Une note informative dresse un état des lieux des zones humides. Et un débat s'ouvre sur l'auto-organisation des espaces historiques.
Le développement, ces dernières années, de la recherche et des études sur l'histoire et l'archéologie du paysage incite aujourd'hui à faire un bilan critique des différentes approches. L'auteur, un des meilleurs spécialistes du sujet, propose dans ce livre deux essais complémentaires. Le premier analyse sans complaisance les dérives des études morpho-historiques. Le second propose un renouvellement de la recherche, et jette les bases d'études futures.
Barbare ? Informel ? Obscur ? En analysant la question foncière, ce livre démontre qu'au contraire le haut Moyen Age est une période inventive pour le droit. Du VIe au Xe siècle, durant lesquels la détention de la terre est le fondement de toute puissance, les terres publiques sont gérées de manière attentive : comment concéder la terre publique à des fidèles, afin d'éviter le risque d'accaparement ? Analysant le droit foncier, ce livre interroge les cadres et les concepts avec lesquels on parle de la terre dans les sociétés dites a barbares o et permet de dresser un portrait inattendu des sociétés du haut Moyen Age, plus attaché au formalisme juridique qu'on ne le croit couramment. Toutes les institutions foncières sont réexaminées et réévaluées ; des concessions aux églises à la colonisation agraire, en passant par les techniques d'enregistrement et de publicité foncière. En montrant ainsi un formalisme toujours plus affirmé et l'apparition d'innovations juridiques totalement inconnues du droit romain, ce livre propose une approche inédite des sociétés rurales du haut Moyen Age.
Si l'archéologie protohistorique française a longtemps fonctionné sur la trilogie césarienne, aedificium, vicus, oppidum, les fouilles de ces dernières décennies ont mis en évidence, que même si cette terminologie est d'un usage commode, elle s'avère beaucoup trop schématique et ne correspond que lointainement aux réalités archéologiques.
Résumé : C?est une histoire perdue dans la nuit des temps, près de 160 siècles avant le nôtre. Une histoire extraordinaire qui voit des hommes et des femmes venus de loin pour s?aventurer dans l?immense labyrinthe de la caverne et y accomplir des rites immémoriaux. Une histoire qui parle d?un temps où les animaux nourrissaient les corps et surtout l?imaginaire des chasseurs. C?est aussi l?histoire d? un petit enfant qui modelait l?argile et qui avait l?audace de poursuivre une ombre?Qui a dit que les chercheurs n?avaient pas le droit de rêver ? Dans cette nouvelle, Gilles Tosello, illustrateur et préhistorien, laisse son imagination courir sur les parois de la grotte ornée, et nous fait revivre ce qu?il croit y deviner mais ne peut exprimer dans les habituels traités scientifiques. La grotte est associée à la mère, à l?utérus et, par-delà, à l?enfance. Allons sous la terre et retrouvons-là.