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Le sang des princes. Cultes et mémoires des souverains suppliciés (XVie-XXIe siècle)
Chopelin Paul ; Edouard Sylvène
PU RENNES
21,00 €
Épuisé
EAN :9782753534612
En ma fin est mon commencement?" : dernières paroles attribuées à Marie Stuart au matin de son exécution le 7 février 1587, qui furent immédiatement retranscrites par Adam Blackwood dans le Martyre de la Royne d?Escosse publié la même année. Soixante ans plus tard, c?était au tour de Charles Ier de se montrer avec dignité devant son bourreau pour être décapité à la hache. En France, l?exécution de Louis XVI, puis de Marie-Antoinette, se fit elle aussi à la suite d?un procès et en place publique. D?autres princes furent encore mis à mort au terme d?un jugement, plus ou moins expéditif, pour abattre leur pouvoir jusque dans sa symbolique, comme Maximilien d?Autriche au Mexique ou encore le Tsar Nicolas II, sommairement exécuté avec sa famille après lecture d?une sentence capitale délivrée par le "Comité exécutif de l?Oural". Leur mort, préméditée, souvent publique et largement informée, fut rendue nécessaire au changement politique, mais c?est justement en incarnant dès lors une cause politique, voire religieuse dans certains cas, qu?ils devinrent des martyrs promis à une postérité - vouant plus au culte qu?à la fidélité - dont il est question ici d?éclairer les enjeux historiques.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Résumé : Corinne, quinquagénaire fraîchement divorcée, vit à cent à l'heure. L'écologie ? Elle a déjà du mal à prendre soin d'elle, alors s'occuper de la planète, très peu pour elle ! Sa fille Amandine se sent perdue depuis qu'elle est en école de commerce : gagner beaucoup d'argent, pour quoi faire ? Elle cherche à donner un sens à sa vie. Reste à savoir lequel... Jeune maman, leur voisine Charlotte est une écolo engagée, à tendance radicale. Chez elle, tout est bio, local, de saison, zéro déchet... Mais pendant qu'elle met sa famille au vert, son compagnon ne verrait-il pas rouge ? Au fil des rencontres et des saisons, chacune va découvrir qu'une autre façon de vivre est possible. Parfois, il suffit d'un rien pour être en harmonie avec la nature, les autres... et soi-même !
Caroline Chopelin est docteur en histoire et professeur agrégée, spécialiste de l'histoire religieuse du XVIIIe siècle.Paul Chopelin est maître de conférences en histoire moderne à l'université Jean-Moulin Lyon-III, spécialiste de l'histoire politique et religieuse des XVIIIe et XIXe siècles.
Aussi inventive soit-elle, la pensée française contemporaine relève d'un espace borné. Déterminer la teneur et les limites de cet espace, tel est l'objectif de cet ouvrage. Aux frontières de la pensée française contemporaine, Hugues Choplin privilégie deux révélateurs : Emmanuel Levinas et François Laruelle. Leur examen le conduit à dégager et à confronter les deux figures que sont le face-à-face avec l'Autre (Marion et dans une certaine mesure Henry, Blanchot et Bataille) et le mouvement machinique (Deleuze, Derrida, Foucault, Bataille). En quel sens l'humanisme de l'autre homme de Levinas et la non-philosophie de Laruelle peuvent-ils nous mener au-delà de l'espace que délimitent ces deux figures contemporaines ? La construction topologique ici déployée amène en définitive l'auteur à éprouver et à questionner l'élément même de la pensée française contemporaine : le pouvoir, entendu comme autorité transcendante ou bien comme puissance immanente. Comment se délivrer aujourd'hui de cet élément et des figures qui le reconduisent ?
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?