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Structures syntaxiques
Chomsky Noam
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8,95 €
Épuisé
EAN :9782020050739
Noam Chomsky restera dans l'histoire de la linguistique comme l'inventeur de la grammaire générative, l'une des théories les plus influentes de ce siècle, mais aussi l'une des plus controversées. Il ne s'agit rien moins, en effet, que de construire une grammaire universelle, une grammaire dont les fondements s'appliqueraient à toutes les langues du monde, mortes, vivantes et à naître, c'est-à-dire en fait au langage humain. Ne resterait alors qu'à mettre à jour les règles de détail qui permettent de rendre compte de l'incroyable variété des langues. Structures syntaxiques, paru en 1957, expose sous une forme compacte les grandes lignes de ce programme ambitieux. Chaque phrase d'une langue peut être considérée comme le résultat de l'application d'un certain nombre de règles de transformation à une base reconnue comme étant sa structure profonde. Par la suite, les générativistes s'interrogeront sur la nature de la structure profonde : est-ce une construction abstraite de linguiste ou correspond-elle à une réalité psychologique ? --Guillaume Segerer
La pratique de Noam Chomsky, c'est de vous dire ce qu'il pense, pas ce que vous devez penser." C'est en ces termes que David Barsamian présente la série d'entretiens qu'il a menés avec Noam Chomsky entre mai 1998 et juin 2000, ajoutant: "Il ne se contente pas de maudire l'obscurantisme, il allume une bougie pour que nous puissions y voir." Voir ou comprendre quoi? L'impérialisme américain, d'abord, qu'il démonte avec une remarquable acuité - de l'éradication des résistances sud-américaines au contre-terrorisme. Les ressorts psychologiques et lexicaux de la "fabrication de l'assentiment" dans le monde. Mais aussi la signification des événements de Seattle, le fonctionnement de l'ONU et des cours internationales de justice, notamment à propos du cas Pinochet, le fondement de l'économie capitaliste depuis les années 1970... Derrière le Chomsky politique se manifeste le linguiste, insistant sur la détérioration et la falsification du langage, moyen pour une certaine idéologie néo-libérale de faire passer les vessies pour des lanternes... Captivantes et terriblement lucides, les réflexions de Noam Chomsky nous donnent cependant quelque raison d'espérer. A les lire, on a enfin l'impression de comprendre le monde dans lequel nous vivons.
Résumé : Nous sommes entrés dans l'ère où les " Etats éclairés " seront toujours prêts à remplir leur mission de justice et de liberté auprès de tous les peuples souffrants et à défendre les droits de l'homme - par la force si nécessaire - pour obéit aux principes du " nouvel humanisme ". Un Etat doit-il à ses vertus d'être " éclairé " ? Non, car aucun ne réussirait à l'examen. Les Etats-Unis sont un " Etat éclairé " par définition. Tous ceux qui s'engagent dans la croisade capitaliste appartiennent au club et tous les autres sont des " Etats scélérats ". Qu'a-t-on pensé de cette bonne nouvelle en dehors du club ? La réaction fut à peu près unanime : la peur devant le mépris nouveau affiché à l'égard des concepts de souveraineté et de droit international. Une attitude générale assez bien exprimée par l'archevêque de Sao Paulo : " Qui vont-ils attaquer maintenant, et sous quel prétexte ? " Comment se protéger des " Etats éclairés " qui se sentent désormais parfaitement libres de se déchaîner dès qu'ils l'estiment bon puisqu'il n'existe plus contre eux aucun système dissuasif ?
L'actualité des Chiens de garde, nous aurions préféré ne pas en éprouver la robuste fraîcheur. Nous aurions aimé qu'un même côté de la barricade cessât de réunir penseurs de métier et bâtisseurs de ruines. Nous aurions voulu que la dissidence fût devenue à ce point contagieuse que l'invocation de Nizan au sursaut et à la résistance en parût presque inutile.Car nous continuons à vouloir un autre monde. L'entreprise nous dépasse ? Notre insuffisance épuise notre persévérance ? Souvenons-nous alors de ce passage par lequel Sartre a résumé l'appel aux armes de son vieux camarade : «Il peut dire aux uns : vous mourez de modestie, osez désirer, soyez insatiables, ne rougissez pas de vouloir la lune : il nous la faut. Et aux autres : dirigez votre rage sur ceux qui l'ont provoquée, n'essayez pas d'échapper à votre mal, cherchez ses causes et cassez-les.». A quoi bon dénoncer les crimes dont sont coupables les régimes totalitaires, si l'on est incapable d'investir la même énergie militante et la même rigueur intellectuelle à réléver ceux commis par les démocraties ? - à commencer par la plus puissante d'entre elles, les Etats-Unis.Telle est la question qui ouvre cette série de conférences de Noam Chomsky. Analysant notamment le sort médiatique réservé à la tragédie du Timor-Oriental, l'auteur s'applique tout particulièrement à dévoiler les ressorts cachés de la politique extérieure des grandes puissances et dénonce l'«utopie des maîtres» qui, sous couvert de libéralisme et de «démocratie de marché», se profile à l'horizon du nouvel ordre mondial.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Et maintenant, attention: tenez-vous bien, attachez vos ceintures. Non pas que ce que je vais vous dire soit particulièrement difficile à comprendre, mais tout simplement parce que ça va vous sembler le comble du ridicule. Jugez-en: nous dessinons des petites flèches sur une feuille de papier! C'est tout." L'électrodynamique quantique, prototype des théories de la physique moderne, devient un jeu d'enfant quand elle est expliquée par un de ses auteurs, Richard Feynman. En analysant "avec des petites flèches" comment la lumière se réfléchit sur les miroirs et pourquoi les bulles de savon présentent des irisations, il montre que les notions les plus difficiles sont explicables sans aucun formalisme mathématique et que leur sens profond est à la portée de tous. Un sommet de la vulgarisation scientifique.
Erwin Schrödinger, le grand pionnier de la théorie quantique, est-il vraiment mort en 1961 ? On peut légitimement en douter à la lecture des textes ici rassemblés, qui montrent que sa pensée n'a rien perdu de son actualité. Il y évoque la "barbarie de la spécialisation" et la nécessaire intégration de la science à la culture, convaincu que la recherche scientifique doit aller de pair avec l'"enquête" philosophique et la réflexion épistémologique. Il y parle de la science d'une voix étonnamment proche, avec cet inimitable mélange de profondeur et de légèreté, et ce lumineux sens de l'analogie qui a fait le succès du célèbre article (inédit en français) du "Chat de Schrödinger". Un chat qu'il faut bien - comme Schrödinger lui-même - imaginer à la fois mort et vivant. Né à Vienne. Son oeuvre de physicien culmine en 1926 avec la formation de l'"équation Schrödinger", élément décisif de la théorie quantique qui venait alors d'être crée. Ce travail lui vaut le prix Nobel en 1933. En 1939, il émigre en Irlande, où il demeure jusqu'en 1956. Passionné par la philosophie depuis son adolescence, il s'y consacre presque exclusivement à plusieurs reprises durant sa vie.