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Les Espaces du Livre. Supports et acteurs de la création textes / image (XXe-XXIe siècles), Edition
Chol Isabelle ; Khalfa Jean
PETER LANG LTD
68,55 €
Épuisé
EAN :9783034319034
L'étonnante diversité des possibilités esthétiques offertes par le livre comme support matériel de la fin du XIXe siècle aux expérimentations les plus contemporaines, est au coeur de la réflexion proposée dans ce livre. La page, le feuillet et le livre, l'écran aussi, débordent le cadre du codex et du livre relié (livre en éventail, leporello, recueil d'affiches, livre dressé, livre sculpté, livre éclaté, livre numérique, etc.), par l'hétérogénéité de leurs matières, de leurs formes et de leurs formats. Ils deviennent des supports actifs dans le processus de conception et de réception de l'oeuvre. Observer les processus de composition et de diffusion des oeuvres dans leurs singularités matérielles, tel est l'objet de ce livre. Cette recherche engage à prendre la mesure du rôle des différents acteurs dans la conception du livre, non plus seulement l'écrivain et l'artiste mais aussi le typographe, le relieur, l'éditeur ou le galeriste, chaque acteur pouvant lui-même être polyvalent. La porosité des frontières entre les activités, les métiers, engendre naturellement la porosité entre les genres littéraires et artistiques. The heart of the reflection in this book is the diversity of aesthetic possibilities of the book as material support, from the late nineteenth century to contemporary experiments. The page, the sheet and the book go well beyond the codex and the bound book, in the heterogeneity of their materials, forms and formats (fans, leporellos, poster collections, upright books, book sculptures, exploded books, electronic books, etc.) : they are active supports in the design and reception process. This book observes the process of composition and distribution of works in their material singularities, including the role of the different stakeholders in the design of the book, not only the writer and the artist but also the typographer, bookbinder, publisher or gallery owner, each playing a multiplicity of roles. Such porous borders between roles and crafts generate porosity between the literary and artistic genres.
Résumé : Yvon Quennec aurait pu passer une retraite paisible dans sa maison de la pointe de Kermorvan au Conquet. Par la fenêtre, il pouvait apercevoir son bateau se balançant sur sa bouée. Tout semblait réuni pour qu'il soit heureux, mais il avait un terrible secret qui hantait certaines de ses nuits. Que s'était-il passé sept ans auparavant ? Comment pouvait-il faire face au remords et au sentiment de culpabilité qui l'avaient envahi depuis ? La contemplation de la mer d'Iroise où Atlantique et Manche s'affrontent, entre l'archipel d'Ouessant et le continent, arrivait à peine à calmer ses angoisses, jusqu'au jour où...
Résumé : 1977, Pyongyang, capitale de la Corée du Nord. Kang Chol-hwan vit avec sa famille dans un quartier aisé de la ville. Il a neuf ans. A l'école, on lui explique que le Grand Leader assure la puissance et l'autonomie du pays contre les " marionnettes impérialistes de Séoul ". Ses grands-parents sont favorables au régime de Kim II-Sung ; le grand-père a même légué sa fortune au Parti du travail. Pourtant, le vieil homme disparaît. Peur après, le reste de la famille est arrêtée et interné au camp de Yodok, sans explication. Commence alors un calvaire qui durera dix ans, le temps de l'adolescence pour Kang Chol-hwan. Animé par une colère qui ne 'la jamais quitté, i fait le terrible récit de l'enfer organisé. Enfants ou adultes, tous sont soumis au même régime : travail forcé, surveillance continue, bourrage de crâne, humiliation systématique, punitions sauvages... Mais aussi la faim, le froid et leur cortège de maladies. C'est, en Occident, le premier témoignage sur l'univers concentrationnaire nord-coréen, les coulisses du décor ubuesque et mensonger planté par un Etat mégalomane et tyrannique. Alors que la misère et la corruption rongent ce dernier bastion du stalinisme, Kang Chol-hwan dénonce d'une voix simple et intransigeante les méfaits d'une propagande cramponnée à une idéologie meurtrière.
Qu'elles soient vêtues, à peine voilées ou dénudées, les femmes que Jacqueline Chol met en scène dans sa peinture nous parlent de l'intimité préservée dans le théâtre de la vie. En groupe ou seules, face à elles-mêmes ou face à nous, spectateurs, elles jouent la vie dans ses instants précieux. Dans leurs attitudes de réserve et d'abandon, ces femmes nous disent la fragilité de la vie en même temps que sa beauté. Jacqueline Chol va au delà des apparences, de la superficialité du vêtement, du voile de pudeur qui recouvre les personnalités : quand elle met des femmes à nues, elle nous montre la beauté de la vie, l'importance des gestes simples. De la tranquille présence des personnages se dégage une puissance et une force qui est celle de la vie intérieure débarrassée des scories du paraître.
L'extraordinaire diversification des formes du poème au début du XXe siècle accompagne l'affirmation du nécessaire renouvellement de la poésie. Elle s'inscrit dans un contexte plus large de réflexions sur la création au sein desquelles la plasticité constitue un schème important par ce qu'il suppose de malléabilité et de contrainte interne à l'uvre. A partir d'une analyse de ses valeurs dans le domaine des savoirs, principalement la psychologie et la linguistique, l'ouvrage met en perspective cette notion de plasticité avec les discours des poètes et artistes de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, et leurs productions poétiques, lorsque le poème investit diversement l'espace de la page et du livre. L'étude du vers, de la ligne ou du blanc, de la typographie et de la lettre, permet alors d'observer ce qui se joue, entre contrainte et liberté, dans l'écriture poétique.
A travers la biographie de John Patrick Leonard transparaît une histoire des relations franco-irlandaises au XIXe siècle. Professeur d'anglais dans un collège parisien, il mène une vie honorable et conforme aux normes de la société française. Il utilise habilement les réseaux qu'il s'est constitué dans différents milieux, au sein de l'aristocratie et de la bourgeoisie françaises, du clergé catholique, et des cercles politiques et économiques, pour construire des projets tels que la colonie irlandaise d'Algérie (1869), l'ambulance irlandaise durant le conflit franco-prussien (1870–1871), et la promotion des industries irlandaises dans les Expositions universelles. Parallèlement et dans le plus grand secret, Leonard se lie à de nombreux nationalistes irlandais comme William Smith O'Brien, James Stephens et John O'Leary. Basé sur de nombreuses sources inédites, cet ouvrage offre une nouvelle perspective sur l'histoire irlandaise. Il souligne l'internationalisation de la question irlandaise durant la seconde moitié du XIXe siècle. Ce livre révèle également les liens tissés entre les élites françaises et irlandaises, les activités et les projets de Leonard reposant sur les réseaux sociaux qu'il construit sa vie durant dans différents milieux, en France et en Irlande.
A la recherche du temps perdu s'enracine dans le XIXe siècle et son ombre touffue tend à éclipser les premiers textes plus ou moins achevés qui ont nourri le roman de la maturité. Quel est le statut de ces oeuvres de jeunesse, Les Plaisirs et les jours et Jean Santeuil ? Le choix d'un genre littéraire est crucial ainsi que l'hésitation entre prose et poésie. Proust explore déjà les ressorts de la comédie mondaine, l'oscillation entre enfer et paradis dans une perspective initialement réaliste. Le poids de l'intertextualité est indéniable mais l'héritage du XIXe siècle n'entrave pas l'amorce de renouvellement et d'innovation. Un premier recueil composite (Les Plaisirs et les jours) et un roman inachevé (Jean Santeuil) nous permettront d'entrevoir les promesses et les prémices de l'oeuvre à venir, dans ce premier mouvement inspiré reposant sur l'imitation avec ses maladresses, mais aussi ses intuitions et son originalité.
Ce livre se consacre à l'oeuvre de Marie-Claire Bancquart, poète, romancière, essayiste et critique. Habiter le monde en conscience, en y effleurant des joies, en y devinant des survies dans l'immanence, sans rien ignorer de ses violences, habiter " avec la mort, quartier d'orange entre les dents ", telle est la tâche que se fixe Bancquart dans sa poésie. " Braille du vivant ", la langue du poème doit permettre, avec simplicité, exigence, tendresse, d'interroger l'énigme des choses, entre présence et fragilité, parole et suspens. De la révolte des premiers recueils à la sérénité inquiète des plus récents, l'oeuvre accomplit un parcours poétique et existentiel dont les amis, poètes et chercheurs réunis à Cerisy-la-Salle pour le colloque international de septembre 2011 ont voulu montrer la singularité. Ces présentations sont réunies dans ce volume, qui est à ce jour le plus important ensemble critique consacré à l'oeuvre poétique de Bancquart.
Toujours en cheminement ("comme frères mineurs vont leur chemin faisant") vers un insaisissable point, "éternel tiers" ou "ici-loin" , Beckett ne cesse de nous prévenir, comme Pascal en son temps, de deux erreurs fatales : "1 prendre tout littéralement. 2 prendre tout spirituellement" . En acceptant l'inconnaissable, l'écrivain a su convertir l'esprit trivial irlandais - cette lande ironique, quoique parfois mystique - en chair spirituelle, en langue (a-)visuelle. Le travail beckettien - pas seulement textuel, lorsqu'il est théâtral, radiophonique, télévisuel... - oeuvre à la "transsubstantiation" de la matière en lumière, relie le concret à l'abstrait, bien que la lumière puisse encore être de l'ordre du phénomène, en tant que vestige d'un big-bang esthétique inédit. Pour Beckett, face à la mise en doute de "l'être-là" comme de "l'au-delà" , l'auteur a préféré employer la notion d' "autre-là" . Car "il n'y a rien ailleurs" , tout est dans "l'autre-là" d'un passage luminescent, d'une trace, d'un mirage, ou d'une réelle lucidité. La solution paradoxale d'un réalisme mystique, d'une spiritualité sans dieu, sans religion, sans évidences, ouvre au "dépaysement" , à la glissade - ou à l'élan - "vers l'inconnu en soi" , ce "hors-sujet" indiscernable, encore une fois cet "autre-là" , à la fourche des voies.