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L'enfant, la littérature et la philosophie
Chirouter Edwige
L'HARMATTAN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782343053790
Il n'y a pas d'âge pour se poser des questions philosophiques et, très tôt, face à l'étonnement devant le monde, les enfants s'interrogent sur la vie, la mort et les relations humaines. L'enfant serait par excellence celui qui, selon l'expression de G. Deleuze, fait "l'idiot" et pose la question du pourquoi et de l'essence des phénomènes du monde en toute naïveté et intensité. La pratique de "la philosophie avec les enfants" se développe ainsi partout dans le monde depuis plus d'une trentaine d'années. Cette pratique répond aussi au besoin de démocratisation d'une discipline scolaire jugée trop souvent comme hermétique et élitiste. Dans le même temps, la littérature de jeunesse semble avoir pris en compte ces interrogations métaphysiques. Les programmes de littérature à l'école primaire en France insistent d'ailleurs sur cette dimension des oeuvres et incitent à des "débats réflexifs". Le monde de l'enfance pourrait ainsi être aujourd'hui le pont qui permettrait de réconcilier deux disciplines dont l'histoire s'est trop longtemps écrite sous les signes de la concurrence et de la méfiance réciproques. La littérature et la philosophie pourraient ainsi retrouver leur alliance originelle : car au-delà des formes spécifiques qu'elles entretiennent avec le langage, elles sont toutes les deux des discours qui visent à donner sens et intelligibilité à notre existence. Au-delà de la réflexion théorique sur les liens qui unissent la philosophie, la littérature et l'enfance, cet ouvrage fait aussi le récit et l'analyse d'une expérimentation menée dans une école élémentaire avec les mêmes élèves pendant trois années consécutives (Ce2, Cm1, Cm2). Nous montrons ainsi comment concrètement la littérature a permis à ces jeunes enfants d'entrer en philosophie, comment la fiction a effectivement été pour eux un "immense laboratoire" (P. Ricoeur) pour expérimenter leur pensée.
Hawken Johanna ; Chirouter Edwige ; Kerovpyan Mara
Qu'est-ce que la philosophie ? Cette question fait débat depuis des siècles, si bien qu'un brouillard mystérieux (et parfois intimidant) semble entourer cette discipline. Ce doute est d'autant plus paralysant si l'on souhaite philosopher avec des enfants. Sans aller jusqu'à dire que ce livre a trouvé la solution ultime, il propose dix clés pour comprendre l'acte de philosopher et les méthodes pour y initier les enfants : dix caractéristiques de la pratique philosophique, assorties d'outils et de conseils pédagogiques ! Pourquoi vouloir philosopher avec les enfants ? Car tous les enfants méritent d'avoir un espace pour découvrir leur capacité à penser le monde, à élaborer leurs idées et à trouver du sens à l'existence. Car tous les enfants gagneraient à découvrir, dès le plus jeune âge, la pluralité des points de vue, la diversité des individus et la richesse du partage des idées sur notre condition humaine.
Une nouvelle édition avec des thèmes nouveaux ou profondément remaniés, et l'introduction de référence à des extraits de film (Harry Potter à l'école des sorciers. . . ) ou de dessins animés (Pocahontas. . . ). Cet ouvrage très pratique donne tous les moyens pour organiser et diriger des ateliers de réflexion philosophique en classe autour d'ouvrages de littérature de jeunesse et d'extraits vidéo. Il n'y a pas d'âge pour se poser des questions philosophiques et apprendre à penser. Et, ces dernières années, la pratique de la philosophie à l'école s'est largement développée. Cette pratique est d'ailleurs soutenue par l'UNESCO dans ses intentions pour l'Éducation 2030 qui souligne l'importance pour tous de "former son esprit créatif et critique" . Souvent en lien avec l'Enseignement moral et civique, le questionnement philosophique permet de réfléchir collectivement à des sujets sensibles et de prendre conscience des enjeux du monde contemporain. Il peut aussi, dans le cadre de l'école, contribuer à une meilleure adaptation scolaire et sociale. Enfin, passer par la littérature de jeunesse (ou le visionnage d'un extrait vidéo comme le propose cette nouvelle édition) est un bon moyen pour mettre de la distance vis-à-vis d'un sujet délicat et faciliter la prise de parole des enfants. L'organisation de l'ouvrage La partie 1 : - présente les enjeux de la pratique de la philosophie à l'école (pourquoi philosopher avec les enfants) ; - explique la démarche mise en oeuvre dans les ateliers (comment philosopher avec les enfants). La partie 2 présente 9 séquences de travail (chacune aborde un grand thème) : - Séquence 1 : Les lois. La liberté. Le pouvoir. - Séquence 2 : Être soi / Grandir. - Séquence 3 : Les autres. Les différences. - Séquence 4 : La mort. Les origines. - Séquence 5 : L'amour et l'amitié - Séquence 6 : Le bonheur. Réaliser ses rêves - Séquence 7 : L'Art et le Beau - Séquence 8 : Le Travail. La richesse - Séquence 9 : Croire et savoir Une séquence s'organise toujours de la façon suivante : - En amont (les jours avant la 1ère séance) : lecture (ou visionnage) d'une ou plusieurs histoires pour tous et mise à disposition d'ouvrages pour chacun (constitution d'une culture littéraire) pour découvrir le thème. Exemple : Les autres. Les différences. - Plusieurs séances de travail autour de 3 questionnements : - Séance 1 : (question 1) lecture d'une histoire, puis discussion. Exemple : À quoi peut-on juger quelqu'un ? (Jean de la Lune, École des loisirs) - Séance 2 : (question 2) lecture d'une histoire, puis discussion. Exemple : Peut-on se passer des autres ? (Le Porc épic de Schopenhauer, Philonomo) - Séance 3 : (question 3) lecture d'une histoire, puis discussion. Exemple : Faut-il accepter toutes les différences ? (extrait de Pocahontas) - Une séance de synthèse (traces écrites) : réalisation d'une exposition, dessins. . .
Résumé : L'éveil à la philosophie dès le plus jeune âge - qui se développe sous des formes diverses partout dans le monde depuis plus de cinquante ans - dépasse largement la seule nécessité de démocratiser l'accès à la discipline scolaire mais interroge les conditions même d'une éducation émancipatrice. Les ateliers de philosophie pourraient préfigurer un paradigme de ce que devrait être l'école et l'éducation : une "oasis de pensée", un lieu et un temps de développement de l'esprit critique, de la coopération intellectuelle et de l'acceptation de sa vulnérabilité pour entrer en résonance avec soi et le monde. L'idée de la philosophie avec de jeunes enfants peut toutefois susciter des débats, voire des réticences, au sein des institutions elles-mêmes. Cet ouvrage questionne le rôle que peut jouer la philosophie dans la formation de l'esprit critique et d'une citoyenneté éclairée dès le plus jeune âge. Comment ces pratiques expérimentales permettent-elles de renouveler l'idéal émancipateur de la philosophie à l'école et dans la Cité ? Quels sont aussi les apports du pragmatisme et de la Théorie critique pour penser la philosophie avec les enfants ? A partir des théories de l'émancipation, de la reconnaissance et de la résonance, l'ouvrage propose de penser l'exercice philosophique dès le plus jeune âge à la fois comme une pratique, une expérience pouvant servir de paradigme au processus éducatif et d'en restituer les enjeux politiques.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.