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Mon cher Lula. Lettres à un président en détention
Chirio Maud ; Dosse Mathieu ; Lagüéns Ana
ANAMOSA
27,00 €
Épuisé
EAN :9791095772897
Au cours de sa détention, entre avril 2018 et octobre 2019, l'ancien président brésilien Lula a reçu près de 25 000 lettres de soutien de citoyens ordinaires. Avec une ferveur inouïe, ces " millions de Lula " solidaires témoignent de l'invention d'un Etat providence. Cette parole populaire exprime et incarne un rapport sensible à la politique. Dans cet ouvrage est présentée une sélection d'une quarantaine de lettres, accompagnées d'articles et d'analyses d'un collectif d'historiens brésiliens sous la direction de Maud Chirio, et d'environ 70 fac-similés de cette archive extraordinaire. Témoignages de solidarité, d'affection, de foi, de certitude de l'innocence de Lula dans l'affaire de corruption pour laquelle il a été condamné, ce récit choral est signé le plus souvent de personnes d'extraction très modeste qui n'écrivent jamais, travailleurs ruraux, ouvriers, femmes de ménage, retraités. Ces récits de vie chargés de solennité et d'émotion se situent dans une lignée qui dresse le portrait d'un demi-siècle d'histoire brésilienne. Les trajectoires de vie font écho à celle de Lula lui-même, par une migration, une ascension sociale, le fait d'avoir connu la faim, survécu à la misère, de s'être battu et d'avoir obtenu quelques victoires ; une façon de dire aussi ce que les combats et réalisations de l'ancien président ont changé à leur existence. La solidarité et l'aide (même matérielle : beaucoup de personnes envoient des vêtements, des livres, des couvertures, des objets religieux) apparaissent ainsi comme une rétribution de ce que l'ancien chef de l'Etat a, à leurs yeux, fait pour eux. (" Lula : Je suis, comme vous, fils de la pauvreté et nordestin. Conçu et élevé dans la souffrance "comme Dieu a conçu la patate", comme mon père avait l'habitude de dire. ") Malgré le très grand respect et la reconnaissance qui transparaissent dans les lettres, personne ou presque ne vouvoie le président. Qu'elle soit le fait de personnes d'origine extrêmement populaire, alphabétisées depuis peu, ou de professeurs, d'étudiants, de travailleurs sociaux, de militants du Parti des travailleurs ou de lointains sympathisants, cette parole témoigne d'une relation commune à Lula, faite de familiarité, d'intimité et d'affection (ainsi cette adolescente qui lui écrit pour lui dire qu'elle le trouve " trop beau "). Jusque dans les détails de la vie concrète, beaucoup parlent de nourriture, de ventre vide, ventre plein (" Je quittais cette maison, où on était habitué à prendre le petit déjeuner avec un aliment à base de tapioca ou de la patate douce, du couscous ou du manioc. "). Ce sont aussi les premiers emplois, l'aide à l'accession à la propriété (" et moi, ce péquenaud de l'intérieur, cet idiot du village, j'ai pu acheter un appartement ! "), le prêt social pour l'achat de sa " voiture du pauvre ", et la bourse qui a permis à un frère de poursuivre des études et bientôt d'obtenir un doctorat. Ces voix se font ainsi porteuses d'une histoire populaire du Brésil, des dernières décennies à aujourd'hui. En outre, cette proximité affective avec un homme d'Etat, largement étrangère à la sensibilité politique française, met au jour un autre rapport à la politique. Lula ne représente pas seulement les catégories populaires, aux yeux de ceux qui écrivent, par ses idées et ses discours, mais par son corps (son doigt mutilé par une machine-outil à 18 ans). Il incarne en plus de défendre.
Les printemps arabes ont montré au monde que l idéal révolutionnaire, qu on avait cru enterré sous les décombres du mur de Berlin puis réservé aux manuels d histoire, n est pas mort: la révolution semble redevenue le moteur, ou du moins l un des moteurs, de l histoire. Or, parmi les acteurs, les témoins et tous les spectateurs de ces révolutions, se fait sentir un « besoin d histoire ». Mots d ordre, symboles et icônes: citoyens, militants, hommes politiques et journalistes n ont de cesse d en appeler au passé, de 1789 aux révolutions de fleurs ou de velours du début du XXIe siècle. Les révolutions semblent porter en elles le poids de l'histoire.En 240 pages, l'ouvrage aborde d'une part les révolutions dans le monde selon un fil chronologique et étudie, d'autre part, des objets transversaux dans des pages thématiques qui travaillent sur le temps long (les femmes, les modes de combats, les symboles, les figures de la Liberté guidant le peuple...). S'appuyant sur l'historiographie la plus récente, associant l'analyse d'images et le récit historique, il met en lumière la naissance et la circulation des idées, des symboles, des pratiques et des références révolutionnaires de la Glorieuse Révolution anglaise aux plus récents événements de Tunis ou du Caire.
Doté d'une grande variété de milieux naturels, le Cameroun est l'un des pays d'Afrique ayant la plus grande biodiversité. Depuis 1998, une équipe de spécialistes a entrepris une collecte systématique de nouvelles données herpétologiques dans tout le pays. L'Atlas des reptiles du Cameroun est le fruit de cet important travail qui, associé aux données bibliographiques et muséologiques existantes, a permis de recenser 285 espèces de reptiles dans plus de 1 000 stations. Pour chaque espèce, les caractères d'identification, la répartition sur le terrain, les affinités biogéographiques et les problèmes de conservation sont traités de façon claire grâce à un système de fiches incluant également quelques données sur la biologie, une photographie de l'animal et une carte de répartition. Cet Atlas est un pas important dans la connaissance de l'herpétofaune encore méconnue de cette partie du continent africain. Résumé en anglais
Alors que le mot " révolution " sert à vendre à peu près n'importe quoi et n'importe qui, ce livre fort et joyeux montre comment il a été domestiqué par tous les pouvoirs depuis le xixe siècle et comment, en le prenant de nouveau au sérieux là où il veut dire quelque chose, il est possible de renouer avec la puissance et la promesse imaginatives des processus révolutionnaires. Le mot " révolution " se prête désormais à tout. Il sert à vendre des yaourts ou des chaussures aussi bien que les idées de campagne, pourtant très libérales, du président Macron. Il est temps de lutter contre ces détournements. Ludivine Bantigny, spécialiste renommée et engagée de l'histoire des luttes contemporaines, et notamment de Mai 68, montre ici combien les révolutions ont été l'objet d'un intense travail de domestication. Les élites du XIXe siècle se sont montrées obsédées d'en finir avec elles, d'en dompter les élans et d'en effacer les traces. Celles du XXe siècle, en les célébrant, en les commémorant avec faste, n'ont pas cessé de les apprivoiser au point qu'elles n'inquiètent plus personne. Mais arracher le mot à la langue feutrée du pouvoir, qu'il soit économique ou politique, ne suffit pas. Il faut en retrouver le sens en acte. En prenant pour appui les mouvements de lutte contre le capitalisme, comme ceux du Chiapas, ce livre vigoureux libère avec bonheur la force des espérances, des rencontres et des potentialités que font naître les révolutions.
Résumé : Pour sa 8e livraison, Sensibilités interroge les relations que nos sociétés contemporaines entretiennent avec la mort. Qu'elle emporte un être cher ou tue aveuglément, la mort écartèle nos affects et consciences entre des réalités antagonistes que les articles envisagent, chaque fois, à travers des situations incarnées : peau tatouée, vêtement de deuil, minute de silence ou traversée attentive d'un cimetière de quartier, sont quelques-unes des explorations d'un lien aux morts trop souvent pensé, à la suite de Philippe Ariès, comme distancié, médicalisé sinon dématérialisé. Il sera notamment observé comment la chair des vivants souffre de ses morts et montre sa souffrance au regard social pour lui conférer un surcroît de sens. Comment elle se plie à des injonctions de deuil pour accompagner la mémoire des absents, autant que pour retenir en elle les corps disparus.
Entre politique, droit et éthique, une nouvelle vision doit contribuer à remettre en cause les liens d'une domination délétère qui caractérisent nos rapports avec ce (et donc ceux) qui nous entourent. Le moment est venu de faire monde autrement. L'impression tous les jours plus nette que nous vivons dans un monde diversement abîmé se cristallise particulièrement bien quand il est question d'environnement. En la matière (car c'en est bien une, physique et chimique), les éléments du diagnostic sont, dans leur quasi-totalité, sans appel : climat, biodiversité, eau, air, sols, ressources naturelles... l'avenir paraît bien sombre. La conscience des enjeux et des risques a beau croître, la notion d'environnement est toujours plus fuyante, le sentiment d'impuissance s'intensifiant au rythme de notre consommation vorace du monde. La crise écologique majeure que nous traversons (et qui finira par nous traverser) est pourtant une occasion inespérée d'explorer de nouvelles pistes, notamment celle d'une démocratie écologique prenant appui sur une conception repensée, inclusive et pacifiée, de nos relations avec la Nature. Entre politique, droit et éthique, une nouvelle vision doit contribuer à remettre en cause les liens d'une domination délétère qui caractérisent nos rapports avec ce (et donc ceux) qui nous entourent. Le moment est venu de faire monde autrement.
Christian Sarton du Jonchay, Ernest Wrentmore, Marina Yurlova, Rudolf Höss, Jack Cornwell... Ces jeunes Français, Américain, Russe, Allemand ou Anglais sont nés entre 1899 et 1904 ; ce sont des combattants juvéniles, dont l'historienne Manon Pignot est allée chercher la trace dans les archives d'Europe et d'Amérique du Nord. Bien souvent camouflés, du fait du caractère illicite de leur engagement au sein des armées régulières, trouver ces "ado-combattants" relève du jeu de piste, tant les sources sont parcellaires, dissimulées. L'auteure interroge les raisons comme les modalités de l'engagement de ces adolescents, les obstacles aussi qu'ils ont dû surmonter et la manière, s'ils ont survécu, dont cette expérience de guerre les a marqués. Patriotisme, transgression et filiation, désir d'aventure et désir de guerre... C'est une histoire délicate à écrire, tant elle touche à nos conceptions contemporaines de l'enfance et de l'adolescence. Avec ce travail pionnier, Manon Pignot s'attaque à un angle mort de l'historiographie contemporaine.
« Il y a encore tant de choses que j'ignore au sujet de l'Amérique, de la vie, et de ce que l'avenir nous réserve. Mais je sais qui je suis. Mon père, Fraser, m'a appris à travailler dur, à rire souvent et à tenir parole. Ma mère, Marian, à penser par moi-même et à faire entendre ma voix. Tous les deux ensemble, dans notre petit appartement du quartier du South Side de Chicago, ils m'ont aidée à saisir ce qui faisait la valeur de notre histoire, de mon histoire, et plus largement de l'histoire de notre pays. Même quand elle est loin d'être belle et parfaite. Même quand la réalité se rappelle à vous plus que vous ne l'auriez souhaité. Votre histoire vous appartient, et elle vous appartiendra toujours. À vous de vous en emparer. »Traduit de l'anglais (États-Unis) par Odile Demange et Isabelle Taudière.Notes Biographiques : Michelle Obama a été Première dame des États-Unis de 2009 à 2017. Diplômée de l'université de Princeton et de la faculté de droit de Harvard, Michelle Obama a commencé sa carrière au sein du cabinet d'avocats Sidley & Austin, à Chicago, où elle a rencontré son futur mari, Barack Obama. Elle a ensuite travaillé auprès du maire de Chicago, puis à l'université de Chicago et à l'hôpital de l'université de Chicago. Michelle Obama a également fondé le Chicago Chapter of Public Allies, organisation qui aide les jeunes à préparer une carrière dans le secteur public.
Joe Biden est le deuxième président catholique à être élu aux Etats-Unis après John F. Kennedy. Or son catholicisme est à la croisée de nombreux paradoxes qui traversent d'ailleurs l'Amérique tout entière. Une appartenance qui révèle d'abord ta forte polarisation du débat autour de questions de société comme l'avortement dans les différentes composantes des milieux catholiques. Sans parler du rapport problématique de toute une partie de l'Amérique protestante au catholicisme romain. Fin observateur de la société américaine où il enseigne, l'historien Massimo Faggioli livre ici une analyse précise de cette situation inédite. C'est un moment historique pour le rapport de l'Eglise catholique à la démocratie américaine où cohabitent de manière conflictuelle des identités opposées tant au niveau politique que culturel et sociétal. Et son exploration très riche l'amène finalement à envisager ici les grands défis du catholicisme mondial.
Lire Amérique et découvrir les dessous d?un continent fabuleux. Approcher un autre univers, un autre temps, un autre monde. Recevoir les images d?une utopie étrange qui, sans cesse, oscille entre rêve et réalité. Avec Jean Baudrillard comme guide et mentor. Amérique ou le vrai texte de la modernité.
« Enchaînée par le cou à un arbre, privée de toute liberté, celle de bouger, de s'asseoir, de se lever; celle de parler ou de se taire; celle de boire ou de manger; et même la plus élémentaire, celle d'assouvir les besoins de son corps... J'ai pris conscience - après de longues années - que l'on garde tout de même la plus précieuse de toutes, la liberté que personne ne peut jamais vous ôter: celle de décider qui l'on veut être ». Même le silence a une fin raconte les six ans et demi de captivité d'Ingrid Betancourt dans la jungle colombienne aux mains des FARC. Récit intime d'une aventure qui ne ressemble à aucune autre, voyage hanté, palpitant du début à la fin, c'est aussi une méditation sur la condition des damnés - et sur ce qui fonde la nature humaine.