La confiance dans la relation de travail Apparemment paradoxale dans une relation empreinte de contrôle et de surveillance, la confiance joue un rôle fondamental entre employeur et salarié. En tant que lien, elle oblige, d'abord, à une certaine constance lors des pourparlers d'embauche. Elle allège, dans le même temps, l'obligation précontractuelle de "se" re-renseigner pesant sur l'employeur. La confiance explique ensuite, mieux que la volonté, la force obligatoire des engagements unilatéraux, usages et recommandations patronales. Elle réprouve les volte-face et cible les abus. Comme souvent en matière de sentiments, l'importance de la confiance transparut aussi lors de sa disparition : par-delà une jurisprudence contestable affirmant qu'elle n'est plus un motif de licenciement, la perte de confiance, a condition d'être légitime, devrait pouvoir justifier la rupture du contrat de travail. Les contours du droit à la vie personnelle du salarié s'en trouveraient renforcés... Il existe un aspect économique de la confiance, plus méconnu des juristes, qui se manifeste au grand jour dans la relation de travail La confiance, lorsqu'elle se décline en " espérance légitime ", permet notamment de qualifier de " biens a les revenus futurs promis par l'employeur. Les conséquences induites par cette qualification ne sont pas négligeables pour le salarié, qui peut revendiquer la propriété des revenus futurs légitimement espérés. L'analyse patrimoniale de la confiance ne s'arrête pas là. Parce qu'elle est porteuse de valeur économique, la confiance - particulièrement celle que remployeur place en la personne du salarié-peut, en elle-même, s'analyser comme un bien ; un bien d'un nouveau genre, certes, mais néanmoins un bien. Cette conception réifiée de la confiance permet de lire autrement la jurisprudence justement critiquée selon laquelle le salarié, qui utilise son temps de travail à des fins autres que celles pour lesquelles il est rémunéré, commet un abus de confiance. Le temps de travail n'étant pas un bien, l'objet de l'abus de confiance pourrait être, dans ce cas précis, la confiance elle-même... Force obligatoire indéniable, valeur économique certaine, la confiance joue un rôle moteur dans la relation de travail et le droit qui la régit.
Le rôle du tribunal arbitral dans l'établissement du contenu du droit applicable n'est pas déterminé dans la plupart des législations d'arbitrage. Cette défaillance conduit à l'interprétation du principe jura novit curia en matière d'arbitrage international. Certes, une transposition pure et simple n'est pas sans difficulté. Néanmoins, en vue de consolider la confiance des parties dans la justice arbitrale et d'améliorer sa qualité, le tribunal arbitral doit avoir un rôle prépondérant. En outre, l'office de l'arbitre doit intégrer l'emprise croissante des principes procéduraux fondamentaux. Enfin, il faut que la solution soit rapide mais aussi acceptable et juste aux yeux des parties. Un outil de contrôle de la phase post-arbitrale doit pouvoir exister et être efficace. Une telle mesure doit cependant être respectueuse du principe de non-révision au fond des sentences.
Hâfez (1325-1389) est le poète majeur de la poésie lyrique persane. Il appartient au vaste courant spirituel des "gens du blâme de soi", pour lesquels l'authentique ascèse est la douleur d'amour qui façonne le coeur du véritable amant. Aucun amour n'est exclu de la vision de Hâfez qui aime la belle vie et le dit haut. La traduction complète du Divân proposée ici est la première qui soit faite en français. Pour aider le lecteur, le traducteur a accompagné chaque ghazal (poème composé de 5 à 12 distiques) d'un commentaire. Index thématique. Traduit du persan. Introduction, traduction et commentaires de Charles-Henri de Fouchécour. Format : 11 x 17,8 cm.
«Hâfez est le plus célèbre et le plus aimé des poètes lyriques de langue persane. Après six siècles de gloire, il est encore aujourd'hui le charmeur incomparable. On visite son tombeau à Chiraz comme on va en pèlerinage et on consulte le recueil de ses poèmes comme un oracle. Le ghazal, poème d'amour par définition, transporte le lecteur dans un monde fictif peuplé et meublé de tout un personnel et tout un matériel symboliques. On y rencontre des amoureux éperdus, des idoles irrésistibles, des gardiens inflexibles, des jardins paradisiaques, pleins de fleurs merveilleuses et d'oiseaux enchanteurs, envahis de brises parfumées et de zéphyrs messagers. L'Amour est la vraie piété. C'est la voie qui mène au "Créneau sublime". Ceux qui la parcourent sont des pèlerins, qui doivent souffrir, mais la souffrance est joie et la jouissance elle-même est déchirante. La Beauté foudroie ses amants. L'ivresse de l'Amour est aussi celle du Vin devenu, chez les mystiques, symbole de l'extase et perception d'une vérité supérieure. La poésie de Hâfez est nourrie de ces significations. Et elle stigmatise les hypocrites et les bigots qui ignorent cet univers. "La Voie de l'Outremonde", tel est le surnom que la tradition a donné à ce poète. Est-il vraiment mystique ? On l'a longtemps pensé, on en doute aujourd'hui : son mystère est l'un de ses charmes. La seule maxime est qu'il faut s'abreuver sans cesse du "Vin d'éternité" : à chacun de l'entendre comme il voudra. Cette traduction nouvelle offre au lecteur français un reflet surprenant de cette poésie très brillante et très différente de la nôtre par ses conventions, ses moyens et ses beautés.» Gilbert Lazard.
A l'opposé des termes juridiques qui font l'objet de nombreux lexiques, les expressions juridiques n'ont guère suscité la plume des auteurs. D'où l'originalité du présent ouvrage, qui en compte près de 1500. Son évidente utilité est d'autant plus prégnante que, bien souvent, les tournures en question véhiculent l'archaïsme (A chandelle éteinte, Payer la folle enchère), la contradiction (Conjointement et solidairement), la redondance (Affirmer sincère et véritable), l'hermétisme (En assec)... L'auteur, une fois décortiqué le sens de l'expression analysée, rend compte des diverses applications de celle-ci et expose les références textuelles d'où elle est tirée. Un réseau de renvois révèle les affinités, les prolongements, les limites, les oppositions existant entre telle expression et telles autres, offrant ainsi une vue générale de la réalité juridique que recouvre chacune des entrées du dictionnaire. Cette 5e édition, entièrement revue, est enrichie de quelque 150 entrées nouvelles et fait état de la toute dernière législation.
Basire Yann - Canlorbe Julien - Courbe Thomas - Fa
Le présent ouvrage - qui fait suite au colloque organisé en ligne par le CEIPI et la Commission ouverte Propriété intellectuelle du Barreau de Paris en avril 2020 - se propose d'appréhender le nouveau droit des marques. Il permet d'apporter un éclairage à la fois théorique et pratique sur les différents aspects de la réforme, à savoir la validité des marques, les signes de qualité, les atteintes au droit et la réforme des procédures.
L'organisation administrative d'un grand Etat est complexe. La France n'échappe pas à la règle. Cet ouvrage nous propose un éclairage pédagogique des notions de base à maîtriser.